เข้าสู่ระบบJe marchais presque sans réfléchir, comme si mes jambes cherchaient simplement à fuir quelque chose que je n’étais pas capable de nommer.Fiancé.Le mot tournait encore dans ma tête avec une insistance ridicule. Je serrai les dents. Ça ne me concernait pas. Absolument pas.Ethan pouvait bien être engagé, fiancé, marié même, ça ne changeait strictement rien à ma vie. Rien. Je répétai ça en boucle, comme si le fait de le penser assez fort pouvait rendre la chose plus vraie.C’est à ce moment-là que mon téléphone vibra dans ma poche. Je décrochai aussitôt.— Mila Whitemore à l’appareil.La voix à l’autre bout du fil était tendue, mais respectueuse.— Professeur Whitemore, C’est le directeur de l’hôpital central de Dublin.Je me redressai immédiatement.— Oui ?— Je vous prie de m’excuser de vous contacter avant votre prise de fonction officielle la semaine prochaine, mais la situation ne peut pas attendre.Mon cœur accéléra légèrement, déjà en mode urgence.— Expliquez-moi.Un bref silen
Après le déjeuner, l’atmosphère dans la maison devint progressivement plus détendue.Les parents s’installèrent dans le grand salon avec les grands-parents pour discuter affaires, fondations, investissements et probablement toutes ces choses de riches qui semblaient passionner les adultes de nos familles. Jonathan avait discrètement entraîné Léna vers les jardins et, honnêtement, ils avaient l’air tellement absorbés l’un par l’autre qu’ils auraient probablement oublié l’existence du reste du monde si personne ne venait les chercher avant demain.Moi…Moi, j’avais surtout besoin de respirer.Je quittai discrètement la salle à manger avec mon verre encore à moitié plein avant de traverser l’un des longs couloirs de la maison.J’avais l’impression d’étouffer depuis l’arrivée de cette famille. Ou plutôt… depuis l’arrivée d’Ethan parce qu’il suffisait qu’il soit dans la même pièce pour que mon cerveau devienne incapable de fonctionner normalement.C’était ridicule.Aujourd’hui, mon cerveau
Je restai une seconde de trop à le regarder marcher devant moi.Puis je repris finalement mes esprits avant de rejoindre le reste du groupe à l’intérieur de la maison.L’immense salle à manger avait déjà été préparée pour le déjeuner. La longue table était élégamment dressée, les domestiques circulaient discrètement entre les invités, et pourtant, malgré le luxe familier de cet endroit, je me sentais étrangement tendue.Peut-être parce qu’Ethan était là.Ou peut-être parce que je ne savais plus du tout quoi penser de lui.Nous prîmes tous place autour de la table. Jonathan s’installa naturellement près de Léna tandis que les parents commencèrent immédiatement à discuter affaires, voyages et vie familiale avec cette aisance propre aux grandes familles habituées à ce genre de rencontres.Moi, je faisais surtout semblant d’écouter parce que j’étais beaucoup trop consciente de la présence d’Ethan juste en face de moi. Ca m’énervait profondément.Je relevai les yeux une première fois.Erre
Je sentais encore le regard d’Ethan dans mon dos lorsque tout le groupe commença à se diriger vers la maison.Et plus j’avançais, plus quelque chose en moi se dérangeait.Ethan marchait légèrement en retrait du groupe, mais je savais qu’il était là. Je le sentais sans même avoir besoin de me retourner.C’était insupportable.Jonathan et Léna ouvraient la marche, visiblement déjà absorbés par leurs propres émotions, tandis que les parents échangeaient des politesses avec Papa et Maman. Les Kitson et les Hopkins semblaient parfaitement maîtriser ce genre de réunions, comme si tout cela faisait partie d’un scénario déjà écrit depuis longtemps.Moi, je n’arrivais pas à me détacher de lui.Je devrais... Je devrais simplement l’ignorer mais sa présence me revenait sans cesse en mémoire, comme un bruit qu’on n’arrive pas à faire taire.Ethan finit par se rapprocher de nouveau, cette fois un peu plus naturellement, comme s’il voulait éviter d’attirer l’attention.Sa voix se fit entendre près
Pendant que toute ma famille avançait pour accueillir les Jensen, moi, je restais figée sur les marches, incapable de détourner les yeux de lui.Ethan n’avait pas bougé non plus.Son regard était verrouillé au mien avec cette intensité froide que je connaissais beaucoup trop bien maintenant. Mon cœur battait si fort que j’avais presque l’impression qu’il allait me trahir devant tout le monde.Qu’est-ce qu’il faisait ici ?Pendant trois mois, cet homme avait disparu sans un mot après m’avoir abandonnée au camp… et maintenant il apparaissait devant chez moi ?Mon cerveau n’arrivait plus à suivre.Léna, complètement inconsciente du chaos qui venait d’exploser dans ma tête, était toujours dans les bras de Jonathan avec un sourire amoureux.Puis les autres membres de leur famille descendirent enfin des véhicules.Le premier couple qui s’avança dégageait immédiatement cette élégance glaciale propre aux très grandes dynasties industrielles.L’homme avait probablement l’âge de Papa mais possé
Quelques jours plus tard, toute la maison semblait vivre au rythme de l’arrivée des Jensen.Même Papa paraissait nerveux, bien qu’il fasse tout pour le cacher derrière son éternel calme intimidant. Léna lui avait supplié de ne faire aucune recherche sur les Jensen et de leur donner le bénéfice du doute. Léna a réussi à convaincre Papa d’apprendre à connaitre les Jensen non pas à travers les enquêtes mais en passant une semaine ensemble avec eux. Papa a cédé même s’il n’est vraiment pas d’accord sur cette manière de faire. Moi, Léna et Maman avons toujours été le point faible de Papa, jamais il n’a réussi à nous résister :p .Les employés allaient et venaient depuis le matin, les cuisines tournaient sans interruption, et Mamie elle-même avait décidé de superviser certains détails de la réception parce que, selon elle, « le diable est dans les détails ».Quant à Léna… elle était littéralement incapable de tenir en place.Elle marchait dans le salon, revenait vers les fenêtres, regardait
L’appartement que la maison d’édition avait réservé pour nous donnait sur la Seine. Une vue splendide, des murs immaculés, un mobilier design… le rêve de beaucoup. Mais pas le nôtre.Léna et Mila restaient plantées au milieu du vaste salon, le nez froncé.— C’est trop blanc ici, murmura Mila. On di
La porte venait à peine de se refermer derrière sa mère que Dante s’effondra dans son fauteuil, le regard perdu sur le livre abandonné.Il n’eut pas le temps de se replonger dans ses pensées que Luke frappa doucement avant de repasser la tête dans l’entrebâillement.— Je viens d’avoir une idée. Si
Je poussai la porte de la chambre de Dante, et comme chaque matin, je fus frappée par la même sensation : l’odeur aseptisée, les machines qui bipent doucement, la lumière douce filtrant par les stores. Et là, lui, immobile, connecté à tous ces appareils, vulnérable, mais vivant. Mon cœur se serra m
Le soleil islandais n’est pas vraiment un soleil. C’est une boule pâle, timide, qui flotte au-dessus des montagnes comme si elle n’était pas sûre d’avoir envie de se lever. Un peu comme moi, autrefois.Sauf qu’aujourd’hui, il y a deux minuscules créatures dans ma vie qui ne me laissent jamais dormi







