เข้าสู่ระบบChapitre 184 : La Fuite Sous le FeuElenaL'alarme se déclenche au moment où nous atteignons le rez-de-chaussée. Une sirène stridente, assourdissante, qui déchire le silence de la nuit et réveille tous les démons de l'île. Les lumières de secours s'allument par intermittence, projetant des ombres dansantes sur les murs de béton, et j'entends déjà les cris des gardes qui convergent vers le hall principal.— Ils ont réactivé le système ! hurle Viktor dans l'oreillette. Svetlana, qu'est-ce qui se passe ?— Les renforts ! répond la voix paniquée de Svetlana. Ils ont un deuxième poste de contrôle, dans le bunker souterrain. Je ne le savais pas ! Ils ont repris la main sur les alarmes !— Combien de temps avant qu'ils ne verrouillent les issues ?— Deux minutes, peut-être moins. Dépêchez-vous !Je serre Gabriel contre moi, et je sens son petit corps se raidir de terreur. Il ne pleure pas, ne crie pas, il se contente de s'accrocher à mon cou avec une force désespérée, comme s'il savait que l
Chapitre 183 : Les Bras de la MèreElenaLe couloir est silencieux maintenant. Les bruits de la fusillade se sont éloignés, étouffés par l'épaisseur des murs de béton, et il ne reste plus que le bourdonnement lointain des systèmes d'alarme que Svetlana a désactivés. Je tiens Gabriel contre moi, et je ne sens plus mes jambes, je ne sens plus mon dos endolori par l'ascension de la falaise, je ne sens plus rien d'autre que ce petit corps chaud et tremblant qui s'accroche à mon cou comme à une bouée dans la tempête.— Il faut y aller, dit Alexander derrière moi. Sa voix est douce, pressante mais pas brusque. L'hélicoptère d'évacuation sera là dans dix minutes. Si nous ne sommes pas sur la plage à ce moment-là, il devra repartir sans nous.— Dix minutes, dis-je. C'est plus qu'il n'en faut.Je ne veux pas courir. Je ne veux pas bousculer cet instant. Pendant trois ans, j'ai rêvé de ce moment, je l'ai imaginé, je l'ai redouté, je l'ai espéré contre toute raison. Aujourd'hui, il est là, dans
Chapitre 182 : La Nourrice CruelleElenaGabriel est dans mes bras. Son corps minuscule tremble contre ma poitrine, et je sens ses doigts s'agripper à mon cou avec une force désespérée, comme s'il craignait que je disparaisse si jamais il me lâchait. Il ne parle pas, il ne pleure pas, il se contente de s'accrocher à moi, et ce silence est plus déchirant que tous les cris du monde. Mon fils est vivant. Mon fils est libre. Mais la terreur dans ses yeux ne s'effacera pas d'un coup, et les bleus sur ses bras ne disparaîtront pas en un jour.— Il faut partir, dit Alexander derrière moi. Les renforts de Koslov ne vont pas tarder. Viktor ne pourra pas les retenir éternellement.— Pas encore, dis-je d'une voix sourde. Pas avant d'avoir réglé mes comptes.Je me tourne vers le fond de la chambre, là où une silhouette massive se tapit dans l'ombre, près du placard où elle enfermait mon fils. Magda. La nourrice. La tortionnaire. Elle a essayé de fuir quand la porte blindée s'est ouverte, mais Ale
Chapitre 181 : L'Infiltration NocturneElenaLa mer est d'huile, noire et lisse comme un miroir d'obsidienne. Les zodiacs glissent sans bruit sur les eaux calmes de la Méditerranée, leurs moteurs électriques émettant à peine un bourdonnement que le clapotis des vagues suffit à masquer. Je suis accroupie à l'avant du premier bateau, les mains crispées sur la corde de sécurité, les yeux fixés sur la silhouette sombre de l'île qui se découpe sur l'horizon étoilé. Nous sommes dans la fenêtre de recalibrage du radar, ces dix minutes précieuses pendant lesquelles la forteresse de Koslov est aveugle. Dix minutes pour atteindre la plage, dix minutes pour franchir le mur d'enceinte, dix minutes pour pénétrer dans la villa. Pas une seconde de plus.— Deux minutes avant la côte, murmure Viktor dans l'oreillette. Préparez-vous.Je vérifie mon arme pour la dixième fois. Un pistolet automatique, compact, silencieux, que Viktor m'a choisi lui-même. Mes doigts ne tremblent pas en caressant la crosse,
Chapitre 180 : L'Armée des OmbresElenaL'aube n'est pas encore levée quand nous embarquons à bord du cargo qui doit nous mener au large de l'île. Le navire est un vieux rafiot battant pavillon libérien, rouillé, cabossé, invisible aux yeux des autorités maritimes. Viktor l'a choisi précisément pour cela, parce qu'il n'attire pas l'attention, parce qu'il se fond dans le paysage méditerranéen comme une épave parmi tant d'autres. Les hommes de l'équipe d'intervention s'entassent dans la cale, assis sur des caisses de munitions, le visage grave, les mains posées sur leurs armes. Ils ne parlent pas. Ils n'ont pas besoin de parler. Chacun connaît son rôle, chacun sait ce qu'il a à faire.Je suis debout sur le pont, face au vent salé qui fouette mon visage, et je regarde l'horizon encore sombre. Alexander se tient à côté de moi, silencieux, les mains enfoncées dans les poches de son manteau. Il n'a pas essayé de me dissuader, pas depuis notre conversation dans la salle d'entraînement. Il sa
Chapitre 179 : La Préparation de l'AssautElenaLa veille de l'assaut, je ne trouve pas le sommeil. Allongée dans l'obscurité de ma chambre, les yeux grands ouverts, je repasse dans ma tête chaque détail du plan que Marcus a élaboré. Les horaires des patrouilles, les failles du radar, les codes d'accès que Svetlana nous a transmis. L'emplacement de la chambre de Gabriel, au deuxième étage de la villa, cette porte blindée derrière laquelle mon fils attend sans savoir que sa mère est en route.À trois heures du matin, je renonce à dormir. Je me lève, je m'habille dans le noir, j'enfile un pantalon de combat et un pull thermique. Mes mains ne tremblent pas en laçant mes chaussures. Mon pouls est lent, régulier, presque calme. C'est le calme qui précède la tempête, je le sais. Le calme du prédateur avant le bond. Mais c'est aussi autre chose. Une certitude qui m'habite depuis que j'ai vu les images de Gabriel, une détermination que rien ni personne ne pourra ébranler.Je descends au centr
Chapitre 6 : Le Compartiment SecretLe bureau de Damien est une cathédrale dédiée à son propre culte. L’air y est épais, chargé d’une odeur de cuir ancien, de bois ciré et du parfum puissant et épicé qu’il porte. Chaque objet, du presse-papier en malachite au stylo plume en or massif, semble me reg
Le contrat du milliardaire Chapitre 5 : La Fouille ClandestineElenaLe brouillard de l'aube n'a pas encore percé les fenêtres de l'appartement. Dehors, Central Park n'est qu'une étendue floue d'ombres et de brume, un monde en suspens qui attend la délivrance du jour. J'entends le claquement feutr
Le contrat du milliardaire Chapitre 4 : L'Insomnie du DouteElenaLe sommeil ne viendra pas. Je le sais à l'instant même où ma tête touche l'oreiller de soie, cet oreiller brodé à mes initiales, E.C., Elena Cross, un nom qui n'est peut-être pas le mien. La chambre conjugale s'étend autour de moi c
Le contrat du milliardaire Chapitre 3 : La Fêlure InvisibleElenaLes mots de la gouvernante ont percé une brèche minuscule, mais le poison du doute s’écoule déjà, silencieux et inexorable, comme une eau noire qui trouvera toujours un chemin. Dans la limousine qui nous ramène à travers les rues d







