Épouse-moi demain à sa place

Épouse-moi demain à sa place

last update最終更新日 : 2026-10-27
作家:  Déesseたった今更新されました
言語: French
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概要

Amour tourmenté

Contemporain

Mystère

Héritier / Héritière

Mauvais garçon

Fille Rebelle

Infidélité

Trahison

Premier amour

Épouse-moi. Demain à sa place. » Elle allait épouser un Valmont. Elle a épousé l'autre. Par vengeance. La veille de son mariage, Margaux Lefèvre découvre Baptiste, son fiancé, dans les bras de sa meilleure amie. Elle ne crie pas. Elle retire sa bague et marche sous la pluie jusqu'à la tour Valmont. « Épouse-moi. Demain à sa place. » Adrien Valmont, PDG énigmatique et frère aîné de Baptiste, dit oui avant la fin de sa phrase. Un an, pas plus. Le temps que Baptiste comprenne ce qu'il a perdu. Mais sous le même toit, entre un thé au jasmin préparé trop précisément et une écharpe verte enfermée dans un tiroir verrouillé, Margaux découvre qu'Adrien cache un secret qui la concerne , un secret vieux de huit ans, une nuit sans visage au Café des Quais. Pendant que la mère, Odile, complote pour arracher le pouvoir, que Baptiste supplie et que Typhaine fabrique des preuves, Margaux et Adrien jouent un jeu dangereux : celui de deux blessés qui refusent de s'avouer qu'ils s'aiment. Quand la vérité éclate, tout se brise. Mais certaines écharpes nouent plus fort que les mensonges. Une histoire de trahison, de pouvoir et de rédemption où la vengeance mène parfois exactement là où le cœur devait aller.

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第1話

Chapitre 1 : La découverte muette

Margaux

Je pousse la porte sans bruit.

Je ne cherche pas à être discrète , ma main accompagne simplement le battant, retient son mouvement par habitude, et cette habitude me sauve de leur regard.

Baptiste est là.

Typhaine aussi.

Pendant un instant, je ne comprends pas ce que leurs corps font ensemble. Je reconnais chacun d'eux avec une précision parfaite , la nuque de Baptiste, les doigts de Typhaine, leurs profils que je peux retrouver les yeux fermés , mais je n'arrive pas à les réunir dans ce que je vois.

— Qu'est-ce que tu vois, Margaux ? Dis-moi ce que tu vois.

Il manque une explication entre eux. Quelque chose que mon esprit cherche encore tandis que sa bouche à lui descend vers la sienne.

— Ce n'est pas possible. Ce n'est pas ce que je crois.

Puis il n'y a plus rien à chercher.

Je retiens le battant. Mon pouce glisse sur la tranche de la porte, je le replace plus haut avec une précaution absurde, parce que je pense au bruit avant de penser à moi. Un frottement, un claquement, et ils tournent la tête. Ils me voient. Il faut alors avoir un visage, une voix, leur donner quelque chose.

— Qu'est-ce que je pourrais leur dire ? Qu'est-ce qu'on dit à deux personnes qui vous trahissent la veille de votre mariage ?

Je ne veux rien leur donner. Pas même cela.

Baptiste pose la main sur Typhaine. Je regarde cette main plus longtemps que leurs bouches. Le geste ne tâtonne pas. Ses doigts trouvent leur place avec une aisance qui me fait serrer les dents. Typhaine se rapproche de lui sans surprise.

— Combien de fois ? Combien de fois a-t-il posé cette main sur elle en pensant à moi ?

Je sens ma langue appuyée derrière mes incisives, je la garde là.

— Si je la décolle, si j'ouvre la bouche… non.

Je reste dans l'ouverture, hors de leur regard.

— Combien de secondes tiennent dans ce morceau de porte ? Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir.

Le temps ne s'arrête pas. Au contraire il continue avec une application cruelle. Leur mouvement reprend. Mon cœur bat. Je perçois le tissu sous mes doigts, la pression de mes chaussures, un léger tremblement dans le muscle de ma cuisse. Tout fonctionne. C'est presque cela qui me fait le plus mal : rien ne se rompt assez visiblement pour que je puisse comprendre comment continuer.

— Demain, j'épouse Baptiste.

La phrase se présente entière. Elle garde sa forme ordinaire, celle que je porte depuis des semaines, et je ne peux plus la faire entrer dans cette pièce.

— Demain. Comment est-ce possible ? Comment peut-il être là, avec elle, à quelques heures de me dire oui devant monsieur le maire ?

Je regarde Typhaine. Ma meilleure amie. Je ne lui retire pas ce titre tout de suite — il reste accroché à elle, ridicule, inutile, comme quelque chose qu'elle oublie de rendre avant de se pencher vers lui.

— Depuis quand ? Depuis quand me ment-elle ? Depuis quand me sourit-elle en sachant ?

Mes yeux ne piquent pas. Je ne pleure pas.

— Pourquoi je ne pleure pas ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?

Je voudrais presque pouvoir m'en étonner, mais je n'ai pas assez de place en moi pour ajouter cette question aux autres. Alors je respire par le nez, très lentement. L'air s'arrête haut dans ma poitrine. Je recommence. Pas plus profondément. Juste assez.

Ils ne parlent pas de moi. Ils n'ont même pas besoin de le faire.

— Est-ce que je compte encore pour eux ? Est-ce que j'ai jamais compté ?

Je baisse les yeux avant qu'un mouvement de l'un d'eux puisse rencontrer mon regard. Mon corps sait reculer tandis que ma tête reste encore là, devant cette main, cette bouche, cette proximité dont je ne connais rien et qui existe pourtant sans moi.

Un pas. Le sol ne proteste pas. Je retire ma main de la porte avec lenteur. Je ne la referme pas davantage, je ne change rien, je laisse le passage comme je le trouve , assez ouvert pour leur permettre de continuer à ne pas me voir. Je recule encore.

Dans l'entrée, je m'arrête. Il y a la table. Je la regarde sans comprendre tout de suite pourquoi elle me retient, puis ma main gauche se soulève.

La bague.

Elle brille à mon doigt avec une indécence tranquille.

— Est-ce que je dois la garder ? Est-ce que je dois la rendre ? Est-ce que je dois la jeter ?

Je prends l'anneau entre le pouce et l'index. Mes mains ne tremblent presque pas. Pas encore. Le métal tourne sur la peau, bute contre l'articulation. Je tire. Il résiste.

— Non. Je ne vais pas me battre avec une bague. Pas ici. Pas maintenant.

Je m'immobilise aussitôt. Je la fais tourner de nouveau, plus lentement. Ma peau se plisse sous elle. Une petite douleur nette traverse mon doigt, suffisamment simple pour que je m'y attache.

— Voilà quelque chose que je comprends : je tire trop fort, ça fait mal. Il y a une cause. Il y a un geste à corriger.

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