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Chapitre 32— La rencontre 2

مؤلف: Déesse
last update تاريخ النشر: 2026-08-01 08:38:04

Il reste debout au milieu de la pièce, les mains dans les poches de son smoking, le visage impénétrable. Les flammes de la cheminée se reflètent dans ses yeux noirs, leur donnant une lueur presque surnaturelle. Il me dévisage longuement, comme s'il cherchait à graver chaque détail de mon visage dans sa mémoire, comme s'il essayait désespérément de se souvenir de quelque chose qui lui échappe.

Puis il parle. Et ce qu'il dit fait voler en éclats le peu de calme que j'avais réussi
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  • Le contrat du milliardaire    Chapitre 90 — Le dîner

    Je me lève, brusquement. — Je n'ai pas besoin d'y penser. La réponse est non. Non au mariage, non à cette alliance, non à tout ce que vous essayez de m'imposer.— Assieds-toi, dit mon père, et sa voix est devenue ce grondement sourd qui annonce sa colère. Assieds-toi et écoute-moi attentivement.Je reste debout. — Non.— Très bien. Alors écoute-moi debout. Si tu n'épouses pas Isabella, si tu ne mets pas fin à cette relation avec Clara Vane, je détruirai tout ce que tu aimes. Je commencerai par la pâtisserie. Ensuite, je m'occuperai de la fille. Et crois-moi, cette fois, je ne la raterai pas.Le sang se glace dans mes veines. Il l'a dit. Il a menacé Clara, ouvertement, sans détour, sans honte. Il est prêt à la tuer. Il est prêt à finir ce qu'il a commencé il y a sept ans. Et il me le dit en face, avec un calme parfait, comme s'il parlait de la pluie et du beau temps.— Vous ne la toucherez pas, dis-je, et ma voix tremble de rage.— Alors épouse Isabella. C'est simple, non ?Je regarde

  • Le contrat du milliardaire    Chapitre 89 — L'imposition

    WilliamIsabella Harrington est belle, riche, et parfaitement détestable.Je l'ai rencontrée pour la première fois il y a six ans, lors d'un dîner de charité organisé par ma mère. Elle était assise à ma droite, vêtue d'une robe de soie ivoire qui devait coûter plus que le salaire annuel de la plupart des gens présents. Elle avait souri, penché la tête, posé sa main sur mon bras, et j'avais compris immédiatement qu'elle était là pour moi. Pas pour me séduire, non. Pour me posséder. Pour m'ajouter à sa collection de trophées, comme les sacs à main hors de prix et les chevaux de concours qui remplissaient sa vie.Depuis, elle gravite dans mon entourage, toujours présente, toujours souriante, toujours insupportable. Mon père l'adore. Il la voit comme la bru idéale, l'alliance parfaite, le chaînon manquant entre les Ashford et les Harrington. Sa fortune est colossale, son nom est prestigieux, et sa capacité à sourire pendant des heures sans rien dire est impressionnante. Pour Alexander Ash

  • Le contrat du milliardaire    Chapitre 88 — Le dilemme

    WilliamLa photo est posée sur mon bureau.C'est une vieille photo, écornée, jaunie par les années. Elle a été prise il y a plus de dix ans, dans la serre du manoir, par ma mère, avec son vieil appareil argentique. Clara et moi, adolescents, joue contre joue, souriant à l'objectif. Nous avions seize et dix-sept ans. Nous étions heureux. Nous ne savions pas que le monde allait nous broyer.Je la regarde depuis des heures, cette photo. Je la regarde et je me souviens. Les souvenirs remontent par fragments, flous et douloureux. La serre, les rosiers, les après-midi passés à rire et à rêver. Les promesses que nous nous faisions, à voix basse, en croyant qu'elles dureraient toujours. Et puis l'accident, le coma, les électrochocs, les mensonges. Sept ans de haine et de destruction. Sept ans à me tromper de cible.Je ne dors plus. Je ne mange plus. Je ne pense qu'à elle, à Clara, à la façon dont je l'ai traitée, à la façon dont je l'ai détruite

  • Le contrat du milliardaire    Chapitre 87 — L'incompréhension

    ClaraLes gardes du corps sont partout.Ils sont dans le hall de l'immeuble, dans l'ascenseur, dans le couloir qui mène au penthouse. Ils me suivent quand je vais à la cuisine, quand je vais dans ma chambre, quand je m'assois sur le canapé pour lire. Ils ne me parlent pas. Ils ne me regardent pas. Ils se contentent de me suivre, silencieux, comme des ombres. Mais leur présence est là, constante, oppressante, et je n'arrive plus à respirer.William s'éloigne. Il part tôt le matin, rentre tard le soir. Il ne me parle plus, ne me regarde plus, ne me frôle plus. Il se comporte comme si j'étais une étrangère, une colocataire indésirable, un meuble qu'on tolère mais qu'on ne voit pas. Et je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce qui a changé, ce que j'ai fait de mal, pourquoi il me punit ainsi. Je pense à Kit, à notre amitié naissante, à la conversation qu'il a eue avec William dans son bureau. Je me dis que c'est ça. Que William est jaloux. Qu'il me

  • Le contrat du milliardaire    Chapitre 86— La sécurité

    WilliamLe lendemain, j'engage une équipe de sécurité.Des hommes discrets, anciens militaires, anciens agents de protection rapprochée, recrutés sur recommandation de Hale. Ils sont trois, vêtus de costumes sombres, le visage impassible, les oreilles équipées d'oreillettes invisibles. Leur chef s'appelle Barker, un colosse au crâne rasé, ancien des forces spéciales, qui m'a écouté sans ciller pendant que je lui exposais la situation.— Vous pensez que votre père va s'en prendre à elle ? demande-t-il.— Je pense qu'il est capable de tout. Il a déjà essayé une fois, il y a sept ans. Il n'hésitera pas à recommencer.— Alors il nous faut un dispositif complet. Surveillance du penthouse, protection rapprochée, contrôle des accès, vérification des livraisons, filtrage des visiteurs. Et surtout, il faut qu'elle coopère. Si elle refuse la protection, nous ne pourrons rien faire.— Elle coopérera. Elle n'a pas le choix.

  • Le contrat du milliardaire    Chapitre 85 — Les menaces 2

    WilliamLe retour à Londres est un brouillard.Je conduis sans penser, les mains crispées sur le volant, les yeux fixés sur la route qui défile. La pluie frappe le pare-brise, les essuie-glaces balaient l'eau en cadence, et je n'entends rien d'autre que le bruit régulier de ce va-et-vient. Les mots de mon père tournent en boucle dans ma tête, encore et encore, comme un disque rayé. Tu aurais dû mourir. Je ne reculerai devant rien. Elle méritait ce qui lui est arrivé. Chaque phrase est un coup de poignard, une blessure qui ne se refermera jamais.Je m'arrête sur le bas-côté, quelque part entre le Surrey et Londres, et je pose mon front sur le volant. Ma respiration est courte, saccadée, et je sens une douleur sourde dans ma poitrine, comme si quelqu'un m'écrasait le cœur. Mon père a essayé de me tuer. Mon père a essayé de tuer Clara. Et il ne regrette rien. Il recommencerait. Il recommencerait sans hésitation, sans remords, sans la moindre once d'

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