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Trouble en plein jour.

Author: Bylynn
last update Last Updated: 2026-02-26 11:31:41

chapitre 5

Naomi porta le gobelet a ses lèvres, laissant la chaleur se répandre en elle. Pourtant, ce n’était pas le café qui troublait son souffle.

C’étaient les souvenirs de la nuit.

Malgré elle, une image revint. Un mur. Une proximité brûlante. Un regard sombre qui la déstabilisait encore.

Elle ferma brièvement les yeux.

— Ressaisis-toi…

Elle posa le gobelet et se mit à ranger doucement les dossiers, effleurant les papiers comme pour remettre de l’ordre non seulement sur son bureau… mais aussi dans son esprit.

Chaque feuille alignée était une tentative de contrôle.

Chaque minute qui passait la rapprochait de dix heures.

Et de lui.

Son cœur battait un peu plus fort à cette pensée.

Aujourd’hui, elle devrait le regarder.

Et faire comme si rien ne s’était jamais passé.

Comme si ce rêve n’avait pas laissé une trace invisible en elle secoua légèrement la tête, comme pour chasser ces images.

— Concentre-toi, Naomi…Concentre-toi.

Un léger coup à la porte la tira de ses pensées.

— Je peux ?

C’était une collègue qui entra, un dossier à la main.

— Bien sûr.

Elle s’approcha et posa le dossier sur le bureau.

— Voilà le document dont tu avais besoin.

Puis son regard glissa vers la tenue de Naomi. Elle esquissa un sourire sincère.

— Au fait… ta robe te va vraiment très bien aujourd’hui. Elle te met parfaitement en valeur.

Naomi sentit une légère chaleur lui monter aux joues.

— Merci, c’est gentil.

— Sérieusement, elle te va à merveille.

Elles échangèrent quelques mots, un rire discret, une conversation légère qui fit du bien à Naomi. Puis la collègue s’en alla, la laissant de nouveau seule.

Le silence retomba.

Naomi jeta un regard vers l’horloge.

Bientôt dix heures.

Son cœur accéléra légèrement.

Elle inspira profondément, rassembla les dossiers qu’elle devait apporter… puis s’arrêta un instant.

Elle comptait les minutes.

Chaque seconde la rapprochait du moment où elle devrait entrer dans le bureau d’Alexander.

Et cette simple idée suffisait à troubler son calme parfaitement maîtrisé..

Dix heures.

L’aiguille venait tout juste de se poser sur le chiffre.

Naomi inspira profondément, les dossiers contre sa poitrine et marcha jusqu’au bureau d’Alexander.

Elle frappa.

— Entrez.

Sa voix grave traversa la porte comme une onde discrète.

Elle ouvrit.

— Bonjour, monsieur.

Sa voix était parfaitement maîtrisée. Trop maîtrisée.

Elle entra avec sérieux, le dos droit, le regard professionnel.

Mais le dossier entre ses mains tremblait légèrement.

Très légèrement.

Assez pour qu’Alexander le remarque.

Il leva les yeux vers elle, lentement. Son regard glissa d’abord sur son visage… puis sur sa robe… puis revint à ses mains.

Un sourire presque imperceptible étira ses lèvres.

— Bonjour, Naomi.

Elle s’approcha pour lui tendre le dossier.

Il le prit… mais sans quitter ses mains des yeux.

— Vous allez bien ?

Elle cligna des yeux.

— Oui monsieur.

Sa voix trahit un léger accroc.

Alexander pencha légèrement la tête.

— Vraiment ?

Un silence.

Elle retira rapidement ses mains comme si le contact brûlait.

— Oui. J’ai… j’ai juste travaillé un peu tard hier.

Il s’appuya contre son fauteuil, croisant les doigts devant lui.

— Ah.

Son regard devint plus attentif. Presque amusé.

— Vous tremblez.

Naomi baissa immédiatement les yeux vers ses mains, comme si elle découvrait la trahison de son propre corps.

— C’est… le café, peut-être.

Un silence s’installa.

Alexander se leva.

Calmement.

Il fit le tour du bureau.

Chaque pas semblait calculé.

Il s’arrêta devant elle, à une distance parfaitement correcte… mais dangereusement troublante.

— Le café ne provoque pas ce genre de réaction, Naomi.

Son cœur accéléra.

Il remarquait tout.

Toujours.

Son parfum. Sa respiration. La façon dont elle évitait son regard.

Il esquissa un sourire léger.

— Votre robe vous va très bien aujourd’hui.

Elle releva brusquement les yeux vers lui.

Erreur.

Leurs regards se croisèrent.

Une seconde.

Deux secondes.

Trop longtemps.

Elle avala difficilement sa salive.

— Merci, monsieur.

Alexander inclina légèrement la tête, satisfait.

Il venait de confirmer quelque chose.

Il ne savait pas quoi exactement.

Mais il savait qu’il y avait quelque chose.

Et cela semblait l’amuser.

— Très bien. Asseyez-vous. Nous allons examiner ce dossier… calmement.

Le mot calmement résonna étrangement dans l’air.

Naomi prit place.

Tentant désespérément de maîtriser les battements affolés de son cœur.

quelques minutes après Alexander referma le dossier avec lenteur.

— Travail impeccable, comme toujours.

Naomi laissa échapper un souffle discret.

— Merci.

Elle pensa que l’entretien était terminé.

Erreur.

Alexander ne bougea pas.

Au contraire, il s’installa plus confortablement dans son fauteuil, l’observant avec une attention presque troublante.

— Dites-moi, Naomi…

Son ton avait changé. Plus léger. Presque joueur.

Elle redressa légèrement le menton.

— Oui, monsieur ?

— Est-ce que je vous intimide ?

La question tomba sans prévenir.

Elle cligna des yeux.

—Euh! non monsieur Pas du tout.

Réponse trop rapide.

Son sourire s’élargit.

— Intéressant.

Il croisa les bras.

— Parce que votre pouls s’est accéléré quand je me suis approché tout à l’heure.

Le rouge lui monta aux joues malgré elle.

— Je… je ne pense pas que vous puissiez savoir ça.

Il pencha la tête, faussement pensif.

— Je suis très observateur.

Son regard descendit une seconde vers ses mains.

— Vos doigts jouent avec votre stylo depuis cinq minutes.

Naomi lâcha immédiatement le stylo.

Il étouffa un rire discret.

— Vous voyez ?

Elle tenta de reprendre contenance.

— Peut-être que c’est vous qui analysez trop.

— Peut-être.

Il se leva à nouveau.

Cette fois, plus lentement encore.

Il s’approcha, s’arrêta derrière elle, à une distance raisonnable… mais suffisamment proche pour qu’elle sente sa présence.

— Ou peut-être que quelque chose vous trouble.

Son souffle effleura presque ses cheveux.

Naomi se leva brusquement.

— Je devrais retourner travailler.

Mauvaise idée.

Elle se retrouva face à lui.

Beaucoup trop près.

Alexander baissa légèrement les yeux vers elle, amusé.

— Naomi…

Il marqua une pause.

— Si je vous mets mal à l’aise, il suffit de me le dire.

Son ton était doux.

Mais son regard, lui, brillait d’un défi discret.

Elle soutint enfin ses yeux.

— Vous ne me mettez pas mal à l’aise.

Un silence.

Il sourit lentement.

— Très bien.

INaomi fit un pas en arrière.

Son talon accrocha le tapis.

Elle perdit l’équilibre.

— Ohhhh

Mais elle ne toucha pas le sol.

La main d’Alexander se referma à sa taille avec assurance.

Ferme. Stable. Naturelle.

Le temps sembla ralentir.

Son dos légèrement incliné, son bras autour d’elle, leurs visages à quelques centimètres à peine.

Et soudain

Un flash,Un mur.

Une proximité brûlante.

Un souffle contre son cou.

Ses doigts serrant une chemise.

Le rêve.

Son cœur fit un bond violent.

La réalité et l’image nocturne se superposèrent une fraction de seconde.

Même position.

Même proximité.

Ses doigts crispés contre lui.

Elle inspira brusquement.

Alexander fronça très légèrement les sourcils.

— Vous venez de voir un fantôme… ou c’est moi ?

Sa voix était calme. Presque amusée.

Mais son regard, lui, analysait chaque détail.

Naomi cligna des yeux, revenant à l’instant présent.

— Je… non… c’est rien.

Erreur.

Sa main, toujours posée à sa taille, sentit parfaitement la tension soudaine dans son corps.

— Intéressant, murmura-t-il.

Il la redressa lentement.

Beaucoup trop lentement.

Comme s’il testait quelque chose.

Comme s’il voulait voir si la réaction reviendrait.

Son regard ne quittait pas le sien.

— Vous êtes sûre que tout va bien ?

Un autre flash traversa son esprit.

La même main.

Mais contre un mur.

Elle retira brusquement ses mains de sa chemise — réalisant seulement maintenant qu’elle l’avait agrippée.

Alexander baissa les yeux vers le tissu légèrement froissé.

Puis remonta lentement vers son visage.

Un sourire discret.

— Naomi…

Il lissa calmement sa chemise.

— Si vous vouliez me retenir, il suffisait de le dire.

Elle rougit violemment.

— Je, je, n’ai pas.

Il pencha la tête.

— Votre imagination travaille beaucoup aujourd’hui.

Son ton était léger.

Mais précis.

Comme s’il avait deviné qu’un monde entier venait de traverser son esprit.

Elle se redressa enfin complètement.

— Vous interprétez trop.

Il la relâcha totalement cette fois.

— Peut-être.

Un silence.

Puis, avec un sourire en coin :

— Mais j’ai l’étrange impression que vous ne venez pas de trébucher uniquement à cause du tapis.

Il s’éloigna tranquillement.

Victorieux.

La laissant avec ce mélange dangereux entre gêne… trouble… et ce souvenir du rêve qui refusait de disparaître.

Et dans son dos, elle entendit calmement :

— Faites attention à ne pas rêver les yeux ouverts, Naomi.

Cette fois, elle était presque certaine.

Il aimait la déstabiliser.

Et il le faisait beaucoup trop bien.Naomi referma doucement la porte derrière elle.

Le couloir lui parut plus long que d’habitude.

Son cœur battait encore trop vite.

Elle posa une main contre sa poitrine, inspira profondément.

— Calme-toi…

Elle regagna son bureau d’un pas mesuré, s’assit, puis fixa son écran quelques secondes sans vraiment le voir.

L’image lui revenait sans cesse.

Sa main à sa taille.

Son regard.

Et cette façon qu’il avait de tout remarquer.

Elle secoua légèrement la tête et attrapa un dossier.

Travailler. Voilà la solution.

Elle se plongea dans ses tâches avec une concentration presque excessive, alignant les papiers, corrigeant des chiffres, répondant à des messages. Chaque action était une tentative pour faire taire le trouble en elle.

Les heures passèrent.

Peu à peu, le bureau se vida.

Les voix disparurent.

La lumière extérieure devint plus douce, teintée d’orange.

Elle jeta un coup d’œil à l’horloge.

La journée était officiellement terminée.

Enfin.

Elle laissa échapper un petit soupir de soulagement et commença à ranger ses affaires.

Son ordinateur alluma.

Un nouveau mail.

Elle fronça les sourcils.

Expéditeur : Direction Générale

Son cœur manqua un battement.

Elle ouvrit le message.

Quelques lignes, brèves et précises.

Changement de programme.

dîner d’affaires.

Départ dans quarante minutes.

signé A.B

Elle relut Deux fois.

Quarante minutes.

Elle regarda sa tenue.

Professionnelle. Correcte.

Mais un dîner d’affaires?

Avec lui ?

Son souffle se fit plus court.

Un mélange étrange traversa son regard : agacement… nervosité… et quelque chose de plus dangereux.

Elle se leva lentement.

Dans quarante minutes, elle serait à ses côtés.

En dehors du bureau.

Dans un cadre moins formel Ce n’était que professionnel.Rien d’autre.

Elle attrapa son téléphone et composa immédiatement le numéro de Maya.

— Allô ? lança la voix énergique de son amie.

— Maya…

— À ta voix je sens déjà qu’il y a quelque chose.

Naomi hésita une seconde.

— Je dois aller à un dîner d’affaires ce soir… avec mon patron.

Un silence.

Puis un cri étouffé à l’autre bout du fil.

— UN DÎNER ? Avec Monsieur Regard Intense ?

Naomi leva les yeux au ciel malgré son sourire.

— Maya, arrête.

— Non mais attends… le même patron qui te fixe comme s’il analysait ton âme ?

— Il ne me fixe pas comme ça.

— Naomi Carter, tu oublies que je te connais.

Naomi ne put s’empêcher de rire.

— C’est professionnel.

— Bien sûr. Et moi je suis la reine d’Angleterre.

— Maya !

Elles éclatèrent de rire toutes les deux.

— Bon, plus sérieusement, reprit Maya, fais attention à toi… mais profite aussi. Ce genre d’opportunité, ça peut tout changer.

Le ton était devenu plus sincère.

— Je sais.

Naomi secoua la tête en souriant.

— C’est pour ça que tu m’aimes.

— Exactement.

Après quelques derniers échanges taquins, Naomi raccrocha, le sourire encore aux lèvres.

Puis son expression s’adoucit.

Elle composa le numéro de Liam.

La sonnerie retentit.

Une fois.Deux fois.Trois fois.

Aucune réponse.

Elle laissa sonner jusqu’à la messagerie.

— Liam… c’est moi.

Sa voix était douce.

— Je voulais te prévenir que je ne rentrerai pas tôt ce soir. J’ai un dîner d’affaires avec mon patron.

Une petite pause.

— On ne se verra pas non plus ce soir… désolée pour notre rendez-vous.

Elle hésita une seconde.

— On se rattrapera. Rappelle-moi quand tu peux.

Elle raccrocha.

Un léger vide s’installa.

Ce n’était rien.

Juste une soirée.

Juste un dîner professionnel.

Pourtant, en posant son téléphone sur le bureau, Naomi sentit que cette soirée serait différente.

D’une manière ou d’une autre.

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