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Trouble en plein nuit.

Author: Bylynn
last update Last Updated: 2026-02-28 12:35:28

chapitre 6

Le parking était presque vide lorsque Naomi descendit.

L’air du soir était plus frais, mais cela ne suffit pas à apaiser la chaleur étrange qui persistait en elle.

Elle aperçut la voiture d’Alexander un peu plus loin.

Impeccable. Sobre. À son image.

Il était déjà installé au volant.

Lorsqu’elle s’approcha, les phares clignotèrent brièvement il venait de déverrouiller les portières sans même sortir.

Toujours en contrôle.

Elle inspira discrètement avant d’ouvrir la porte passager.

— Bonsoir, monsieur.

Il tourna légèrement la tête vers elle.

Costume sombre. Regard calme.

— Bonsoir, Naomi.

Son regard descendit une seconde sur sa tenue, puis revint à son visage.

— Je vois que vous avez survécu à la journée.

Elle attacha sa ceinture.

— De justesse.

Un coin de ses lèvres se releva.

Il démarra doucement.

La voiture quitta le parking.

Après quelques secondes, il parla.

Voix posée. Professionnelle.

— Nous allons dîner avec deux investisseurs. Rien de compliqué. Ils veulent finaliser le partenariat.

Elle hocha la tête, attentive.

— Vous n’aurez pas beaucoup à intervenir. Principalement prendre quelques notes si nécessaire.

Il marqua une légère pause.

— Et sourire.

Elle tourna la tête vers lui.

— Sourire ?

— Oui.

Il garda les yeux sur la route.

— Vous avez un sourire très… convaincant.

Elle sentit une légère tension revenir.

— C’est une compétence professionnelle, alors.

— Bien sûr.

Silence.

Puis, plus bas :

— Mais pas uniquement.

Elle détourna le regard vers la fenêtre.

Les lumières de la ville défilaient.

Il poursuivit, toujours maître de lui.

— Restez naturelle, Naomi.

Sa voix devint un peu plus douce.

— Et évitez de trébucher ce soir.

Elle tourna brusquement la tête vers lui.

— C’était un accident.

— Évidemment.

Un silence s’installa.

Puis il ajouta calmement :

— Et si vous perdez l’équilibre… je serai là.

Il ne la regarda pas en disant cela.

Mais il savait parfaitement l’effet de ses mots.

Naomi croisa légèrement les jambes, cherchant une position plus stable.

— Je n’en aurai pas besoin.

Un léger sourire apparut sur ses lèvres.

— Nous verrons.

La voiture ralentit à un feu rouge.

L’espace semblait soudain plus petit.

Plus intime.

Plus chargé.

Soudain le téléphone de Naomi vibra.

Elle sursauta légèrement.

Elle l’avait appelé plus tôt. Il n’avait pas répondu. Elle avait laissé un message.

L’écran s’illumina. Liam.

Elle leva instinctivement les yeux vers Alexander.

Il la regardait déjà.

Pas surpris,pas contrarié ,juste attentif.

Un bref échange silencieux.

Puis il inclina très légèrement la tête.

Autorisation.Toujours sans un mot.

Elle décrocha.

— Allô…

Sa voix changea immédiatement.

Plus douce.

Plus intime.

— Je viens d’écouter ton message, dit Liam avec chaleur. Désolé, j’étais en réunion avec le coach.

Un petit sourire naquit malgré elle.

— Ce n’est rien.

Elle tourna légèrement le visage vers la fenêtre, comme pour s’isoler.

— Tu vas mieux ? Tu avais l’air troublée.

Elle sentit la présence d’Alexander à quelques centimètres d’elle. Trop proche pour oublier qu’il était là.

— Oui… ça va, répondit-elle doucement. C’était juste une longue journée.

Un silence tendre au bout du fil.

— Tu me manques.

Ses doigts se resserrèrent légèrement autour du téléphone.

— Toi aussi.

Elle baissa instinctivement la voix.

Elle savait qu’Alexander entendait.

Même s’il fixait la route.

— Je vais à un dîner d’affaires, ajouta-t-elle. Je te rappelle après.

— Avec ton patron ?

Elle hésita une fraction de seconde.

— Oui.

Un silence.

— D’accord… fais attention à toi.

Sa voix devint presque un murmure.

— Toujours.

— Bonne soirée, ma belle.

Son cœur vacilla légèrement.

— Bonne soirée.

Elle raccrocha lentement.

Le silence retomba.

Après quelques minutes, il brisa le calme.

— Tu n'es pas originaire d’ici, n’est-ce pas ?

Elle tourna légèrement la tête vers lui.

— Non. Je viens de Savannah… en Géorgie.

Il hocha doucement la tête.

— C’est un changement radical.

— Oui.

Un léger sourire apparut sur ses lèvres.

— Là-bas, tout est plus… lent.

— Et pourtant vous avez choisi New York.

Elle inspira doucement.

— J’avais besoin de partir. De voir plus grand.

Il garda les yeux sur la route.

— ta famille est toujours à Savannah ?

— Ma mère, oui.

Sa voix s’adoucit légèrement.

— Je suis partie pour l’université. Ça va bientôt faire cinq ans.

Il sembla noter l’information en silence.

La voiture descendit dans le parking souterrain du restaurant

Il coupa le moteur.

Un silence plus intime s’installa.

— Tu vis seule ici ?

La question était posée calmement.

— Non. Avec ma meilleure amie. Maya. Nous partageons le même appartement depuis mon arrivée.

— Cinq ans au même endroit ?

— Oui.

Elle esquissa un léger sourire.

— Ça crée une certaine stabilité.

Il se tourna légèrement vers elle cette fois.

— La stabilité est importante pour vous ?

Leur regard se croisa.

— Oui… quand tout le reste change.

Un silence. Plus dense. Plus personnel.

Il la regardait autrement maintenant.

Pas comme une stagiaire.

Comme une femme qui avait quitté sa ville natale pour se construire seule.

— Vous n’avez jamais envisagé de rentrer ?

La question était plus douce.

Elle secoua légèrement la tête.

— Non.

Puis, après une courte pause :

— Si je suis venue ici… ce n’est pas pour repartir,en tout cas pas maintenant.

Quelque chose passa dans les yeux d’Alexander.

Une forme de respect.

Peut-être d’admiration.

Il sortit du véhicule et fit le tour pour lui ouvrir la portière.

Quand elle descendit, leurs regards se croisèrent à nouveau dans la lumière blanche du parking.

Plus proches.

Plus conscients.

— Alors allons voir jusqu’où New York peut vous mener, Naomi.

Alexander posa une main légère au bas du dos de Naomi pour la guider vers la table où les clients les attendaient.

Un geste discret.

Mais assuré.

Les salutations furent polies, mesurées.

Les présentations rapides.

Puis la discussion commença.

Pendant près d’une heure, les échanges furent stratégiques. Chiffres, projections, conditions. Les investisseurs posaient des questions précises, parfois piquantes.

Alexander répondait sans hésitation.

Calme.

Maîtrisé.

Il laissait parfois un silence s’installer, juste assez longtemps pour reprendre l’avantage.

Naomi, assise à sa droite, prenait des notes avec application. Son écriture restait stable, professionnelle.

Mais elle sentait son regard.

De temps en temps.

Bref.

Calculé.

Comme s’il vérifiait qu’elle suivait.

Ou comme s’il observait autre chose.

À un moment, l’un des clients posa une question plus délicate, presque provocatrice.

Naomi leva instinctivement les yeux vers Alexander.

Il n’eut pas besoin de parler.

Un simple regard.

Stable.

Elle comprit qu’il contrôlait la situation.

Et il répondit avec une aisance presque déconcertante, retournant subtilement l’objection en opportunité.

L’atmosphère changea aussitôt.

Les voix se firent plus détendues.

Puis, finalement, les deux clients échangèrent un regard entendu.

— Nous sommes d’accord, dit l’un d’eux en se levant.

Les poignées de main furent fermes.

Satisfaites.

— Nous finaliserons les détails demain.

Alexander se leva à son tour.

Impeccable.

— Parfait.

Les salutations se terminèrent.

Les clients quittèrent la table.

Le silence retomba.

Plus intime.

Plus personnel.

Naomi referma doucement son carnet.

Elle releva les yeux.

Alexander la regardait déjà.

Pas comme au bureau.

Pas comme dans la voiture.

Mais avec une intensité plus calme encore.

— Vous avez bien observé ? demanda-t-il posément.

Elle acquiesça.

— Oui.

Un léger sourire apparut sur ses lèvres.

— Bien.

Il se rassit lentement.

— Vous apprenez vite.

Alexander consulta brièvement sa montre.

— Il est tard.

Naomi referma doucement son carnet.

— Je peux rentrer seule, ce n’est pas un problème.

Il leva les yeux vers elle.

Calme.

— Ce n’était pas une proposition.

Un silence.

— Je vous dépose.

Son ton n’était ni brusque ni autoritaire.

Juste… décidé.

Elle hésita une seconde.

— Vous n’êtes pas obligé.

Il se leva déjà.

— Je sais.

Ce simple mot mit fin à la discussion.

Ils quittèrent le restaurant côte à côte.

Arrivés à la voiture, Alexander contourna le véhicule et ouvrit la portière pour elle.

Toujours précis.

Toujours attentif.

Naomi posa une main sur la portière pour entrer, mais son esprit dériva.

Un mur.

Une proximité troublante.

Un souffle contre sa peau.

Le rêve.

Son pied se déroba légèrement.

Elle perdit l’équilibre.

Encore.

Mais cette fois, elle n’eut même pas le temps de réagir.

Alexander la rattrapa immédiatement.

Plus vite que la première fois.

Sa main se referma à sa taille.

Ferme.

Décidée.

Et au lieu de simplement la redresser…

Il la tira légèrement vers lui.

Son corps vint heurter le sien.

Doucement.

Mais sans échappatoire.

Le temps sembla se suspendre.

Leur proximité était troublante.

Son parfum.

La chaleur de sa main toujours posée à sa taille.

Son autre main s’était posée contre la portière, juste à côté d’elle.

Comme une barrière discrète.

— Décidément… murmura-t-il calmement.

Sa voix était basse.

Contrôlée.

— Vous tombez souvent quand je suis près de vous.

Son cœur battait trop vite.

Le flash du rêve revint brutalement.

Même position.

Même sensation.

Elle leva les yeux vers lui.

Erreur.

Son regard était plus sombre que tout à l’heure.

Plus attentif.

— Je ne tombe pas, dit-elle faiblement.

Un léger sourire en coin.

— Non.

Il se pencha très légèrement.

Pas assez pour l’embrasser.

Juste assez pour troubler sa respiration.

— Vous perdez l’équilibre.

Le silence entre eux vibrait presque.

Elle posa instinctivement une main contre sa veste pour se stabiliser.

Il baissa les yeux vers ce geste.

Puis revint à son visage.

— Naomi…

Sa voix était plus douce maintenant.

Mais toujours dominante.

— Si je vous lâche… est-ce que vous tiendrez debout ?

Son souffle se coupa.

Il la redressa enfin.

Lentement.

Sa main glissa le long de sa taille avant de se retirer.

Volontairement lente.

— Montez, dit-il simplement.

Elle s’installa enfin dans la voiture, encore troublée.

Il referma la portière, contourna le véhicule et prit place au volant, parfaitement maître de lui.

Comme si rien ne venait de se produire.

Mais lorsqu’il démarra, il ajouta tranquillement :

— Il faudra un jour m’expliquer ce qui vous fait perdre l’équilibre de cette façon.

Silence.

Puis, plus bas :

— J’aime comprendre ce qui m’échappe.

La voiture s’éloigna dans la nuit.

La voiture avançait dans la nuit, silencieuse.

Naomi fixait la route, mais son esprit était ailleurs.

Elle sentait encore la pression de sa main à sa taille.

Comme une empreinte invisible.

Alexander parla enfin.

— Liam Harrington.

Sa voix était basse. Stable.

Elle tourna lentement la tête vers lui.

— Oui ?

Un silence.

— Son père investit régulièrement dans certains de nos projets.

Elle avala discrètement sa salive.

— Je ne le savais pas.

— Non.

Un feu rouge les immobilisa. La lumière rouge se posa sur leurs visages.

Puis il ajouta, sans la quitter des yeux :

— Je vous ai déjà vus.

Son cœur rata un battement.

— Vus ?

— Au quatorzième étage.

Il marqua une pause.

— Près de la baie vitrée.

Sa respiration se fit plus courte.

— Il vous embrasse comme si le monde autour n’existait pas.

Le ton n’était pas jaloux.

Ni accusateur.

Seulement factuel.

Maîtrisé.

— Vous observiez ? demanda-t-elle.

Un léger sourire effleura ses lèvres.

— J’observe toujours.

Silence.

Puis, directement :

— Est-ce que tu l'aime ?

La question tomba sans détour.

Naomi inspira.

— Oui.

Il la regarda longuement.

Trop longuement.

— Vraiment ?

Un frisson discret parcourut son dos.

— Pourquoi insistez-vous ?

Le feu passa au vert. Il redémarra lentement.

— Parce que la femme que j’ai tenue contre moi tout à l’heure… ne pensait pas à lui.

Les mots étaient calmes.

Mais précis.

Elle sentit la chaleur lui monter aux joues.

— Vous interprétez mal les choses monsieur.

— Non.

Simple. Assuré.

— Je reconnais le trouble quand je le vois.

Le silence devint plus lourd.

Puis il tourna légèrement la tête vers elle.

— Quand il t'embrasse… ton cœur s’emballe-t-il comme tout à l’heure ?

Son souffle se bloqua.

— mais monsieur vous dépassez un peu les limites.

Un léger sourire apparut.

— Les limites m’intéressent peu.

— Je veux seulement savoir si vous êtes honnête avec vous-même.

La voiture s’arrêta devant son immeuble.

Il coupa le moteur et se tourna vers elle.

Entièrement.

Regard profond. Stable.

Dominant.

— Si tu l'aime … regardez-moi et dites-le sans hésiter.

Leurs yeux restèrent accrochés.

— Oui. J’aime Liam.

Sa voix avait été ferme.

Assurée.

Alexander la regarda sans ciller.

Puis il sourit.

Un sourire lent… presque dangereux.

— Très bien.

Mais leurs regards ne se détachaient pas.

L’air devenait difficile à respirer.

Le clic de sa ceinture résonna dans la voiture.

Cette fois, elle ne détourna pas les yeux.

Il s’approcha lentement.

Comme une décision parfaitement assumée.

Sa main se posa contre le dossier de son siège.

L’autre trouva sa taille. Ferme. Chaleureuse.

Il s’arrêta à quelques millimètres de ses lèvres.

— Dites-le encore.

Son souffle effleurait le sien.

Elle tenta d’inspirer.

— Je ,je!!!

Il ne lui laissa pas le temps.

Ses lèvres capturèrent les siennes avec une intensité bien profonde

Ce n’était plus un geste impulsif.

C’était une affirmation.

Un baiser long.

Pressant.

Maîtrisé mais brûlant.

Sa main se resserra légèrement à sa taille, la rapprochant sans brutalité .

Naomi sentit toute résistance fondre.

Sa main glissa contre son torse, s’agrippant à sa chemise.

Elle répondit avec la même ardeur.

Le baiser s’approfondit, plus lent maintenant, mais plus intense encore.

Leurs respirations se mêlaient.

Le monde extérieur n’existait plus.

Il y avait seulement la chaleur, le souffle court, le battement affolé de son cœur contre sa paume.

Lorsqu’il se retira enfin, ce ne fut que de quelques centimètres.

Leurs fronts presque proches.

Leurs lèvres encore brûlantes.

Elle tenta de parler.

— Je…

Mais avant que le mot ne prenne forme, il revint à elle. Encore. Un second baiser. Plus lent.

Plus contrôlé.

Comme pour effacer la réponse qu’elle essayait de donner.

Comme pour lui voler ses certitudes.

Sa main remonta légèrement le long de son bras, puis revint à sa taille, la maintenant près de lui.

Puis il s’arrêta.

Cette fois complètement.

Il la regarda.

Ses yeux sombres, calmes, parfaitement lucides.

Son pouce effleura brièvement sa lèvre inférieure.

— Maintenant…

Sa voix était basse.

Grave.

— T'es sûre que tu l'aime vraiment ?

Le silence retomba.

Plus lourd qu’avant.

Naomi chercha ses mots.

Son souffle était irrégulier.

Son regard troublé.

Elle voulait répondre.

— Je… je…

Sa voix s’emmêlait.

Alexander la regardait, appuyé contre son siège, parfaitement détendu.

Un sourire amusé étira lentement ses lèvres.

— Mademoiselle Carter ? dit-il.

Elle déglutit.

Son cœur battait encore trop vite.

— Je… je dois rentrer.

Elle détourna enfin les yeux, incapable de soutenir ce regard trop sûr de lui.

Un léger rire grave s’échappa d’Alexander.

Pas moqueur.

Mais clairement diverti.

— Bien sûr.

Il appuya tranquillement sur le bouton.

Clac.

Les portières se déverrouillèrent.

Il se pencha légèrement vers elle, son regard brillant d’un éclat presque joueur.

— Bonne soirée, Mademoiselle Carter.

Son ton était poli.

Trop poli.

Ce qui le rendait encore plus provocant.

Naomi attrapa son sac presque précipitamment, ouvrit la portière et descendit de la voiture avec une dignité qu’elle essayait désespérément de conserver.

Elle referma la porte un peu trop vite.

Puis, sans se retourner, elle se dirigea presque en courant vers l’entrée de son immeuble.

Elle sortit ses clés avec des gestes nerveux, entra, et la porte se referma derrière elle.

Silence.

Dans la voiture, Alexander resta immobile quelques secondes.

Puis il éclata d’un rire bas.

Satisfait.

Ses doigts tapotèrent doucement le volant.

Son regard se posa sur l’immeuble.

— Le jeu vient de commencer.

Son sourire s’élargit.

Calme.

Assuré.

Comme un homme qui n’avait jamais perdu une partie.

Et qui n’avait pas l’intention de commencer ce soir.

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