LOGINUne semaine était passée depuis l’annonce du stage.
Une semaine où beaucoup de choses avaient changé. Liam et Naomi s’étaient réconciliés après leur petite tension. Il avait fait des efforts. Moins impulsif. Plus attentif. Plus tendre. Et Naomi s’était laissée envelopper par cet amour intense qui la faisait vibrer. Ce matin-là, pourtant, son cœur battait différemment. C’était son premier jour chez Blackwood Enterprises.(AB) Naomi se regarda une dernière fois dans le miroir. Tailleur beige élégant, cheveux soigneusement attachés, maquillage léger. Elle voulait paraître professionnelle… mais naturelle. — Si tu continues à te regarder comme ça, tu vas tomber amoureuse de toi-même, lança Maya en entrant dans la chambre sans prévenir. Naomi leva les yeux au ciel. — Maya ! — Quoi ? Je dis juste la vérité. Regarde-moi cette future femme d’affaires ! Naomi sourit nerveusement. — J’ai juste peur de ne pas être à la hauteur. Maya s’approcha et posa ses mains sur ses épaules. — Naomi carter , brillante, ambitieuse, magnifique… tu vas gérer ça comme une reine. Et si le ou la PDG te fait peur,Appelle-moi. Naomi éclata de rire. — vraiment — Oh si, si, si. On frappa à la porte. Maya leva un sourcil malicieux. — Ton chauffeur personnel est arrivé. Naomi sentit son cœur s’adoucir immédiatement. Elle ouvrit la porte et trouva Liam appuyé contre le mur du couloir, vêtu simplement d’un t-shirt noir ajusté et d’un jean. Décontracté. Irrésistible. Son regard s’adoucit en la voyant. — Tu es… incroyable, murmura-t-il. Naomi rougit légèrement. — C’est juste un stage. — Non. C’est ton avenir. Et je suis fier de toi. Ces mots la touchèrent plus qu’il ne le savait. Maya passa entre eux. — Bon, les tourtereaux, si vous continuez à vous regarder comme ça, elle va arriver en retard à son premier jour. Liam rit doucement puis se tourna vers Naomi. — Je te dépose. Dans la voiture, l’ambiance était douce. La radio jouait doucement en fond. Naomi regardait la ville défiler à travers la vitre. Brooklyn s’éloignait, et Manhattan se rapprochait. — Stressée ? demanda Liam. — Un peu. Il prit sa main et la serra doucement. — Tu n’as rien à prouver à personne. Naomi le regarda. Il semblait sincère. Protecteur. Amoureux. — Merci d’être là, murmura-t-elle. La voiture s’arrêta devant l’immeuble imposant de Blackwood Enterprises. Le bâtiment était moderne, élégant, intimidant. Naomi inspira profondément. — Appelle-moi si tu as besoin de quoi que ce soit, dit Liam. Elle hocha la tête. — Je t’appelle ce soir. Il se pencha et déposa un baiser sur sa bouche Pas possessif. Pas brusque. Juste doux. Naomi descendit de la voiture, le cœur partagé entre excitation et appréhension. Elle leva les yeux vers les grandes vitres du bâtiment. Un nouveau monde l’attendait. Elle ajusta son sac, redressa les épaules et entra. Sans savoir que cette journée allait marquer le début d’un changement qu’elle ne pourrait plus ignorer.Naomi franchit les portes vitrées de Blackwood Enterprises avec une inspiration profonde. Le hall était impressionnant. Marbre clair, lignes modernes, silence maîtrisé. Tout respirait la discipline et l’excellence. Ici, on ne plaisantait pas. Alors qu’elle avançait vers l’accueil, une voix masculine l’interpella. — Naomi ? Elle se retourna. elle eut un sourire soulagé. — On dirait qu’on est tombés dans la même arène. Ils marchèrent ensemble vers le comptoir. — J’ai entendu dire que c’est l’entreprise la plus exigeante de Manhattan, murmura-t-il. — Exigeante comment ? demanda Naomi calmement. Il lâcha un petit rire. — Pas de retard. Pas d’erreurs. Pas d’excuses. Et surtout… Monsieur Blackwood. Le nom provoqua un léger frisson qu’elle dissimula aussitôt. — Il est si terrible que ça ? — Disons qu’il ne sourit pas pour rien. Avant qu’elle ne puisse répondre, une présence élégante s’imposa près d’eux. Une femme d’une quarantaine d’années, tailleur noir impeccable, démarche assurée, regard pénétrant. — Bonjour. Vous êtes les stagiaires. Ce n’était pas une question. — Oui, madame, répondirent-ils ensemble. — Je suis Madame white, directrice administrative. Sa voix était douce mais ferme. — Bienvenue chez Blackwood Enterprises. Ici, l’excellence n’est pas une option. C’est une obligation. Elle leur remit leurs badges. — Vous travaillerez sous la supervision directe de la direction pour certaines missions spécifiques. Vos bureaux se trouvent au quatorzième étage. Le jeune homme avala difficilement. — Directement avec la direction ? — Exactement. Considérez cela comme un privilège… ou un test. L’ascenseur monta dans un silence presque solennel. Arrivés au quatorzième étage, l’atmosphère était plus feutrée encore. Des bureaux en verre, des employés concentrés, des pas rapides, aucun bavardage inutile. Madame white leur indiqua deux postes de travail. — Vos tâches vous seront transmises par mail. Réactivité et rigueur sont attendues. Monsieur Blackwood n’apprécie pas les lenteurs. Encore ce nom. Puis elle se tourna vers Naomi. — Mademoiselle carter, Monsieur Blackwood vous recevra en fin de matinée. Le jeune homme lança à Naomi un regard mi-admiratif, mi-inquiet. — Bonne chance… Naomi sentit son cœur accélérer légèrement. Ce n’était que son premier jour. Et déjà, elle comprenait qu’ici, chaque détail comptait. Elle s’assit à son bureau. L’écran s’alluma. Un nouveau chapitre de sa vie venait réellement de commencer. Naomi découvrait peu à peu le rythme de l’entreprise. Chaque tâche semblait simple en apparence, mais demandait une précision presque chirurgicale. Elle corrigea un tableau financier, réorganisa un planning exécutif et prépara un résumé pour une réunion stratégique. Personne ne parlait fort. Personne ne traînait. Ici, le temps avait de la valeur. À la pause, elle s’isola près d’une baie vitrée et appela sa mère. — Allô, maman ? La voix chaleureuse à l’autre bout du fil lui fit immédiatement du bien. — Ma chérie… alors ? Cette première journée ? Naomi laissa échapper un léger soupir. — C’est impressionnant. Tout est grand, organisé… strict. On sent que rien n’est laissé au hasard. — Et toi ? Tu te sens à ta place ? La question la fit réfléchir un instant. — Je crois que oui. Mais je sais que je vais devoir travailler deux fois plus pour prouver que je mérite d’être ici. Sa mère resta silencieuse une seconde avant de répondre doucement : — Naomi, tu n’as jamais eu besoin d’en faire trop pour briller. Reste toi-même. Le reste suivra. Ces mots lui donnèrent un calme inattendu. — Merci, maman. — Je suis fière de toi. Naomi raccrocha avec un sourire discret. Son téléphone vibra presque aussitôt un message de Liam: Je passe te chercher à 18h. Sois prête. Un petit sourire étira ses lèvres. Tu n’es pas obligé. La réponse arriva immédiatement. Si. Premier jour. Je veux savoir comment ils ont osé te faire travailler autant. Elle secoua la tête, amusée. Toujours protecteur. À 17h25, un mail bref s’afficha sur son écran : 17h30 — Bureau Direction Générale. Son cœur accéléra légèrement.Elle frappa à la porte en verre fumé. — Entrez. La voix était grave. Maîtrisée. Elle ouvrit la porte. Alexander Blackwood était debout près de la baie vitrée, la ville de Manhattan en arrière-plan. Costume sombre parfaitement ajusté. Posture droite. Présence imposante. Il se tourna lentement. Son regard se posa sur elle avec une intensité qui la déstabilisa plus qu’elle ne l’aurait voulu. — Mademoiselle carter. Sa voix n’était ni dure, ni chaleureuse. Simplement assurée. — Monsieur Blackwood. Elle resta droite, professionnelle. Il s’approcha de son bureau, posa un dossier dessus. — J’ai consulté votre dossier académique. Résultats excellents. Recommandations solides. Il leva les yeux vers elle. — Ici, cela ne suffira pas. Un silence. — Je n’attends pas seulement de la compétence. J’attends de la rigueur. De la discrétion. Et une capacité à supporter la pression. Chaque mot semblait pesé. Naomi soutint son regard. — Je suis prête à apprendre et à prouver ma valeur, monsieur. Un très léger sourire traversa ses lèvres. — Nous verrons. J’ai examiné le rapport que vous avez préparé pour la réunion de demain. Naomi se redressa légèrement. — Oui, monsieur. — Structuré. Clair. Vous avez une bonne capacité de synthèse. Elle fut surprise par ce compliment direct. — Merci. Il referma le dossier, croisa les mains. — Pourquoi avoir choisi la gestion administrative ? La question la déstabilisa légèrement. Elle ne s’attendait pas à quelque chose d’aussi personnel. — J’aime comprendre comment une structure fonctionne. Les détails invisibles qui maintiennent l’équilibre. Sans organisation… rien ne tient. Un silence s’installa. Il l’observait attentivement. — Intéressant. Son regard ne la quittait pas. — Et où vous voyez-vous dans cinq ans ? Elle soutint son regard malgré la légère tension qui montait. — À un poste à responsabilité. Pas pour le titre. Mais pour l’impact. Un très léger sourire apparut sur ses lèvres. — Vous êtes ambitieuse. — Réaliste. Le coin de sa bouche se releva à peine. Il se leva, contourna son bureau, et s’arrêta près de la baie vitrée. Elle sentit qu’il analysait chacun de ses gestes. — Ici, mademoiselle carter, les émotions ne doivent jamais interférer avec les décisions. Vous pensez pouvoir séparer les deux ? La question était professionnelle. Mais le regard qu’il posa sur elle semblait chercher autre chose. — Oui, monsieur. Il s’approcha d’un pas. Pas trop près. Juste assez pour que l’air semble plus dense. — Nous verrons. Un silence. Intense. Mesuré. Puis il reprit son ton formel. — Je vous confierai un dossier plus complexe dès demain. Cela me permettra d’évaluer votre capacité à gérer la pression. Elle hocha la tête. — Je suis prête. Il la fixa une seconde de plus, comme s’il essayait de lire au-delà de son assurance. — Très bien. Vous pouvez disposer. En quittant le bureau, Naomi sentit un mélange étrange d’adrénaline et de trouble. Ce n’était pas seulement un supérieur hiérarchique exigeant. Il y avait quelque chose dans sa manière de la regarder… comme s’il cherchait à comprendre qui elle était vraiment. Son téléphone vibra. Liam : Je suis en bas. Elle inspira profondément. Entre la douceur rassurante de Liam… et l’intensité froide d’Alexander… Elle ne savait pas encore que son équilibre commençait doucement à vaciller. Liam l’attendait, appuyé contre sa voiture, les bras croisés, le regard posé sur l’entrée comme s’il n’avait pas bougé depuis des heures. Son expression s’adoucit instantanément lorsqu’il la remarqua. Sans réfléchir, Naomi accéléra le pas. Puis elle se mit à courir. Elle se jeta presque contre lui et l’embrassa. Un baiser spontané. Intense. Comme pour effacer la tension de cette journée. Comme pour se rassurer elle-même. Liam répondit avec la même ardeur, ses mains se posant sur sa taille. Mais au moment où leurs lèvres se séparèrent… Naomi sentit quelque chose. Une sensation étrange. Comme si un regard pesait sur elle. Elle leva instinctivement les yeux vers les étages supérieurs du bâtiment. Et là… à travers les vitres teintées, elle crut distinguer une silhouette immobile. Quelqu’un qui observait. Un frisson glissa le long de sa colonne vertébrale. Elle détourna rapidement le regard, troublée sans savoir si c’était réel ou simplement son imagination. — Ça va ? demanda Liam. Elle força un léger sourire. — Oui… allons-y. Elle monta dans la voiture à ses côtés, refermant la portière un peu trop vite, comme pour couper court à cette sensation. Mais pendant que le véhicule s’éloignait, son esprit restait accroché à cette silhouette. Et au frisson qu’elle n’arrivait pas à oublier.Chapitre 7 L’appartement était plongé dans un calme profond. Maya dormait déjà. Sa respiration lente traversait le silence comme une présence rassurante. Naomi resta appuyée contre la porte quelques secondes. Comme si elle venait d’échapper à quelque chose. Ou peut-être… comme si quelque chose l’avait suivie jusqu’ici. Elle entra dans sa chambre, referma la porte, posa son sac sans vraiment savoir où. Puis tout lui revint. D’un coup. Le regard d’Alexander. Sa voix grave. Le “Dites-le encore”. Les baisers. Elle porta instinctivement ses doigts à ses lèvres. Comme si la chaleur y était encore. Elle s’assit sur le lit. Se releva aussitôt. Non. Impossible de rester tranquille. Elle commença à marcher dans la chambre. Lentement d’abord. Puis plus nerveusement. — Mais qu’est-ce qui m’a pris… Demain, elle ne le verrait pas. Elle n’allait pas au bureau. Et pourtant… La pensée de l’après-demain lui nouait déjà l’estomac. Comment allait-elle f
chapitre 6 Le parking était presque vide lorsque Naomi descendit. L’air du soir était plus frais, mais cela ne suffit pas à apaiser la chaleur étrange qui persistait en elle. Elle aperçut la voiture d’Alexander un peu plus loin. Impeccable. Sobre. À son image. Il était déjà installé au volant. Lorsqu’elle s’approcha, les phares clignotèrent brièvement il venait de déverrouiller les portières sans même sortir. Toujours en contrôle. Elle inspira discrètement avant d’ouvrir la porte passager. — Bonsoir, monsieur. Il tourna légèrement la tête vers elle. Costume sombre. Regard calme. — Bonsoir, Naomi. Son regard descendit une seconde sur sa tenue, puis revint à son visage. — Je vois que vous avez survécu à la journée. Elle attacha sa ceinture. — De justesse. Un coin de ses lèvres se releva. Il démarra doucement. La voiture quitta le parking. Après quelques secondes, il parla. Voix posée. Professionnelle. — Nous allons dîner avec deux investisseurs
chapitre 5Naomi porta le gobelet a ses lèvres, laissant la chaleur se répandre en elle. Pourtant, ce n’était pas le café qui troublait son souffle.C’étaient les souvenirs de la nuit.Malgré elle, une image revint. Un mur. Une proximité brûlante. Un regard sombre qui la déstabilisait encore.Elle ferma brièvement les yeux.— Ressaisis-toi…Elle posa le gobelet et se mit à ranger doucement les dossiers, effleurant les papiers comme pour remettre de l’ordre non seulement sur son bureau… mais aussi dans son esprit.Chaque feuille alignée était une tentative de contrôle.Chaque minute qui passait la rapprochait de dix heures.Et de lui.Son cœur battait un peu plus fort à cette pensée.Aujourd’hui, elle devrait le regarder.Et faire comme si rien ne s’était jamais passé.Comme si ce rêve n’avait pas laissé une trace invisible en elle secoua légèrement la tête, comme pour chasser ces images.— Concentre-toi, Naomi…Concentre-toi. Un léger coup à la porte la tira de ses pensées.— Je peux
chapitre 4 Une semaine que Naomi évoluait dans l’univers exigeant de Blackwood Enterprises. Et contre toute attente… elle s’en sortait brillamment. Ses rapports étaient précis. Ses analyses structurées. Ses délais toujours respectés. Même Madame white, pourtant avare en compliments, lui avait adressé un discret : — Continuez ainsi, mademoiselle Carter. Ce qui, dans cette entreprise, équivalait à une standing ovation. Naomi commençait à comprendre le rythme. Les silences. Les priorités. Les codes invisibles. Mais il y avait une constante qui restait imprévisible. Les moments où elle devait entrer dans le bureau d’Alexander Blackwood. L’air devenait plus lourd. Plus électrique. Une étincelle invisible, silencieuse, naissait chaque fois que leurs regards se croisaient. Elle le sentait. Dans sa poitrine. Dans sa respiration qui se troublait malgré elle. Une attraction qu’elle refusait d’admettre, qu’elle tentait d’étouffer sous des couches de raison. Ça finira
Une semaine était passée depuis l’annonce du stage.Une semaine où beaucoup de choses avaient changé.Liam et Naomi s’étaient réconciliés après leur petite tension. Il avait fait des efforts. Moins impulsif. Plus attentif. Plus tendre. Et Naomi s’était laissée envelopper par cet amour intense qui la faisait vibrer.Ce matin-là, pourtant, son cœur battait différemment.C’était son premier jour chez Blackwood Enterprises.(AB)Naomi se regarda une dernière fois dans le miroir. Tailleur beige élégant, cheveux soigneusement attachés, maquillage léger. Elle voulait paraître professionnelle… mais naturelle.— Si tu continues à te regarder comme ça, tu vas tomber amoureuse de toi-même, lança Maya en entrant dans la chambre sans prévenir.Naomi leva les yeux au ciel.— Maya !— Quoi ? Je dis juste la vérité. Regarde-moi cette future femme d’affaires !Naomi sourit nerveusement.— J’ai juste peur de ne pas être à la hauteur.Maya s’approcha et posa ses mains sur ses épaules.— Naomi carter , br
chapitre 2Le lendemain matin, Naomi se réveilla avec une sensation étrange, lourde, presque douloureuse.Elle avait mal dormi.Toute la nuit, les images du stade n’avaient cessé de revenir. Les cris. Les coups. Le regard dur de Liam. Cette violence qu’elle avait vue dans ses gestes… et qui continuait de la troubler.Elle connaissait sa réputation.Elle savait qu’il était un bad boy, que son tempérament était impulsif, parfois incontrôlable. C’était même ce côté sombre qui l’avait attirée au début.Mais là… c’était différent.Ce qu’elle avait vu la veille n’était pas seulement de l’impulsivité. C’était une brutalité qui la faisait souffrir. Une tournure qu’elle ne voulait pas pour leur relation.Elle ne rêvait pas d’un amour construit sur la colère et les bagarres.Elle ne voulait pas avoir peur pour lui. Ni de lui.Allongée dans son lit, les yeux fixés au plafond, Naomi sentit son cœur se serrer.Pourtant… malgré tout cela, elle n’arrivait pas à s’éloigner.Elle choisissait de rester







