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CHAPITRE 3

Author: Macedonia2901
last update publish date: 2026-09-07 22:18:40

CHAPITRE 3

Point de vue de Leila

Lorsque j’ouvris les yeux le lendemain matin, une légère douleur me lançait dans les tempes. Pourtant, un doux sourire s’étira sur mes lèvres à la pensée de tout ce qui s’était passé la veille au soir. Même dans mon sommeil, je n’avais cessé d’en revivre chaque instant.

« Ça va ? » me demanda Leo lorsque j’entrai dans la cuisine pour prendre un antidouleur et un verre d’eau.

Je hochai la tête. « Oui, j’ai juste un peu trop bu. »

Il me tendit le flacon d’Advil et le verre d’eau. « Pareil. Je n’en reviens pas d’avoir autant picolé. J’ai fait des conneries hier soir ? »

Je laissai échapper un petit rire avant d’avaler le comprimé. « Tu ne te souviens de rien ? »

Ses yeux s’agrandirent. « Je me suis affiché, c’est ça ? J’ai vomi ? »

Je secouai la tête. « Je ne te dirai rien. Je te laisse rassembler les morceaux tout seul », répliquai-je avant de quitter la cuisine, un sourire satisfait aux lèvres.

Mais mon sourire s’évanouit lorsque je me rappelai que mon frère ne se souvenait de rien de la nuit précédente. Et si Vincent était dans le même cas ? Et s’il avait oublié tout ce qu’il m’avait dit ?

Des bruits de pas dans l’escalier me tirèrent de mes pensées. Mon regard croisa celui de Vincent, et mon cœur rata un battement. Il était encore plus séduisant au réveil.

« Salut, Vince », lançai-je avec un sourire.

« Salut », répondit-il brièvement en m’accordant un simple hochement de tête avant de disparaître dans la cuisine.

Je fixai sa silhouette qui s’éloignait, perplexe. Était-ce le signe qu’il ne se souvenait de rien de la veille, ou était-il simplement de mauvaise humeur le matin ?

Je savais que je ne devais pas me faire trop de films, mais il m’était difficile de ne pas m’inquiéter en le voyant redevenir distant et ne m’adresser que des réponses monosyllabiques.

Même lorsque nous nous installâmes pour le petit-déjeuner et que mon frère annonça que Vincent avait fait livrer le repas pour tout le monde, je le remerciai avec mon plus beau sourire. Il se contenta pourtant d’un vague haussement d’épaules.

Quelques minutes plus tard, ils partirent tous les deux rejoindre des associés pour l’un des projets de Vincent.

J’avais toujours aimé me retrouver seule à la maison, mais cette journée me parut interminable. Leo rentra tôt dans la soirée et me prévint que Vincent avait encore quelques affaires personnelles à régler.

Il n’était toujours pas rentré lorsque nous allâmes nous coucher. M’évitait-il, ou regrettait-il ce qu’il m’avait dit ?

Je m’accrochai à l’espoir qu’il finirait par revenir. La lingerie coquine que mon amie m’avait offerte pour mes vingt ans n’avait encore jamais servi. Ce soir-là, je la mis enfin et m’allongeai sur mon lit, attendant son retour.

Le sommeil allait et venait tandis que je somnolais par intermittence. Au moment où j’allais renoncer, un léger tapotement retentit à ma porte. Il était minuit.

Je bondis sur mes pieds et ouvris brusquement la porte, incapable de retenir mon sourire lorsqu’il entra dans ma chambre.

« Tu n’as pas changé d’avis ? » demanda-t-il, visiblement désorienté par ma tenue.

Je secouai la tête. « Non. Et toi ? »

Il retint son souffle. « Je te donne une toute dernière chance de renoncer. »

« Je ne renoncerai pas. »

Son regard s’assombrit, et toute retenue disparut enfin. Ses mains entourèrent ma taille et ses lèvres s’écrasèrent sur les miennes, me coupant le souffle. Tous mes doutes s’envolèrent tandis que je me pressais contre lui.

Sans rompre le bais3r, il me guida doucement jusqu’au lit et m’allongea sur le matelas.

Puis, il se recula pour plonger son regard dans le mien.

« Dis-moi comment tu le veux », murmura-t-il d’une voix basse et rauque.

« Je ne sais pas. Je n’ai jamais fait ça auparavant. »

Ses yeux s’agrandirent. « Tu es vierge ? »

Je hochai lentement la tête. « Tu es le premier. »

Ses lèvres se courbèrent en un sourire. « Je suis très honoré. Moi aussi, c’est ma première fois. »

Il effleura mon front de ses lèvres avant de se redresser légèrement. « Dis-moi si quoi que ce soit te paraît trop mal », dit-il en frôlant ma joue de ses lèvres. « S’il le faut, je m’arrêterai. Immédiatement. »

« Je ne veux pas que tu t’arrêtes. J’ai confiance en toi. » 

Nos lèvres se rejoignirent de nouveau tandis que ses mains remontaient le long de ma taille pour atteindre l’agrafe de mon soutien-gorge.

Il le détacha et fit glisser le tissu, dévoilant ma poitrine qu’il prit au creux de ses mains, ses pouces effleurant mes t3t0ns.

« Tu es vraiment belle. »

Puis ses lèvres se refermèrent autour de l’un d’eux, et je me cambrai sur le lit dans un souffle tremblant, mes doigts s’emmêlant dans ses cheveux.

Il se recula légèrement. « Est-ce trop fort ? »

Je secouai la tête. « Non. Ne t’arrête pas, Vince. »

Il passa à l'autre, lui accordant la même attention délicieuse.

Puis ses lèvres descendirent plus bas, effleurant lentement ma peau avant de s’arrêter juste là où je brûlais d'envie de le sentir.

« Je peux ? »

Je souris et hochai la tête. « Oui. »

Il saisit le bord de ma culotte entre ses dents et la tira lentement vers le bas, les yeux rivés sur moi.

« Tu es déjà tellement mouillée pour moi. »

Il déposa un doux bais3r sur mon cl1t0r1s, et je ne pus retenir un son.

Il releva la tête et me regarda.

Lorsqu’il levait les yeux vers moi, ses cils semblaient encore plus longs et fournis, faisant ressortir l’intensité brûlante, mais étrangement limpide, de son regard.

Je me sentis fondre sous ses yeux et, malgré moi, mon corps se tendit.

Il baissa de nouveau la tête et reprit ses mouvements.

Je n’aurais jamais imaginé qu’il ferait volontairement ça pour moi.

Mes doigts se crispèrent sur les draps tandis que, peu à peu, je me laissais emporter, encore et encore.

Il tâtonna jusqu’à ce qu’une vague de plaisir extrême me submerge soudain.

« Je l’ai trouvé. »

Ses mouvements se concentrèrent sur cet endroit et s’accélérèrent, tandis que le plaisir qui montait en moi se faisait de plus en plus intense. Je me sentais sur le point de perdre le contrôle.

« Vince, je crois que... »

Il ne répondit pas. Ses mouvements s’intensifièrent encore, comme s’il savait que j’étais sur le point de jou1r.

L’instant d’après, le plaisir explosa en moi.

Il se redressa légèrement et murmura : « Tu as un très bon goût, mon cœur. » 

Puis il effleura à nouveau cet endroit de ses lèvres avant de se relever complètement et de reculer, mettant un peu de distance entre nous le temps d’ôter ses vêtements.

La rougeur me gagna les joues en le voyant debout devant moi, exactement tel que je me le rappelais depuis cette nuit-là dans la salle de bains.

Il était imposant, épais et à couper le souffle.

Il s’installa entre mes jambes et se positionna à mon entrée. Son bout me frôla, et je retins mon souffle. 

« Cela risque de faire mal. Dis-moi si tu veux que je m’arrête. »

« Je n’ai pas peur. »

Il s’enfonça en moi d’un mouvement lent et maîtrisé, et un hoquet m’échappa. Je me cramponnai à ses épaules, mes ongles s’enfonçant dans sa chair tandis qu’une vague de chaleur mêlée de douleur me traversait.

« Respire. Je suis là. Tu t’en sors très bien. »

« Continue, s’il te plaît. »

Il poursuivit son mouvement jusqu’à être complètement en moi.

« Hngh. » Mes sourcils se froncèrent quand la douleur me traversa.

« Je suis désolé », chuchota-t-il à mon oreille. « Le plus dur est fini, mon cœur. »

Il resta immobile un instant, me laissant le temps de m’habituer à sa présence. 

Peu à peu, la douleur s’estompa, laissant place à une douce sensation de plaisir. 

« Vincent... » haletai-je.

« Ça va ? » demanda-t-il, l’inquiétude perceptible dans la voix.

« Oui », soufflai-je. « S’il te plaît, ne t'arrête pas. »

Il se mit alors à bouger. Ses coups de bassin devenaient plus vigoureux, chacun d’eux faisant crisper mes orteils. Je me cramponnai à lui tandis que la sensation remontait doucement.

C’était d’une intensité folle. Il déposa de doux baisers sur mes paupières qui battirent avant de se fermer.

« Tu es parfaite, Leila. »

Son rythme s’accéléra, ses hanches claquant plus fort alors que nos corps se mouvaient dans une synchronisation parfaite.

« Vincent, je crois que je vais... »

« Jouissons ensemble, mon cœur », grogna-t-il en accentuant ses poussées.

Un instant plus tard, je libérai à nouveau toute ma tension, criant son nom alors que la vague m’emportait. Vincent me suivit aussitôt dans un grondement sourd.

Il resta un moment en moi, sa respiration s'écrasant contre ma peau, déposant de lents bais3rs sur mon épaule tandis que sa main caressait doucement mon flanc.

« Tu vas bien ? » demanda-t-il, la voix encore enrouée. « Je ne t’ai pas fait mal ? »

« Non, pas du tout », chuchotai-je en enfouissant mon visage dans son cou.

Il se retira doucement, me donnant un autre bais3r sur le front, puis il me dégagea une mèche de cheveux humides avant de s’allonger à mes côtés.

Il remonta les couvertures et me plaqua contre sa poitrine.

Je fermai les yeux, enveloppée dans la chaleur rassurante de son corps tandis que ses doigts caressaient doucement mes cheveux, et pour la première fois depuis bien longtemps, je me sentis totalement en sécurité.

« Reste », chuchotai-je contre sa peau.

Ses bras se resserrèrent autour de moi. « Je suis déjà là. Toute la nuit. Aussi longtemps que tu en auras besoin. »

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