LOGINJe réponds avec la même ferveur, ma main montant dans ses cheveux soyeux, mes doigts s'emmêlant dans les mèches épaisses, les tirant doucement, les attirant contre moi. Son baiser est un langage que je comprends parfaitement, un dialecte de désir et de possession qui s'écrit sur mes lèvres.Pendant ce temps, les mains de Soren ne sont pas immobiles. L'une d'elles remonte plus haut, fermant ma poitrine dans sa paume. Sa main est si grande qu'elle couvre presque entièrement mon sein, et son pouce et son index trouvent mon téton durci à travers la soie. Il le roule entre ses doigts avec une lenteur exaspérante, d'abord doucement, puis avec plus de pression, envoyant des décharges électriques directement dans mon bas-ventre. Chaque mouvement de son pouce est une promesse, chaque pression un murmure de ce qui va venir.L'autre main descend, longe ma cuisse, puis remonte par en dessous de ma robe, trouvant la peau nue de l'intérieur de ma jambe. Ses doigts sont
Nous restons là, main dans la main, entourés de Léonora et Soren, et je sens que quelque chose s'est scellé, un pacte silencieux, une alliance nouvelle. Gabriel devient notre allié, notre protecteur à sa manière, un frère pour moi, un soutien pour eux. Il ne combattra pas, il ne portera pas d'armes, mais il sera là, présent, aimant, et ça, c'est plus précieux que tout.Le soir, de retour au manoir, je suis étrangement légère. Les mots de Gabriel résonnent encore en moi, comme une bénédiction, comme une absolution. Il sait. Il accepte. Je suis libre. Cette liberté nouvelle me monte à la tête, m'emplit de désir, de joie, d'audace, et je sens mon corps s'embraser, mes mains trembler, mon ventre se serrer.J'entraîne Léonora et Soren dans le salon privé, je ferme la porte derrière nous, et je me tourne vers eux, le cœur battant, les joues en feu.— Il sait, dis-je. Il accepte. Je suis libre.Léonora sourit, un sourire lent, chargé de désir,
Léonora se laisse aimer, les yeux fermés, les lèvres entrouvertes, son corps offert, abandonné. Soren se laisse aimer, les mains agrippées aux draps, le souffle court, les yeux brillants. Et moi, je les aime, avec mes larmes, avec mes sourires, avec mon corps tout entier. Je m'allonge entre eux, je les attire contre moi, et je les embrasse, tour à tour, pendant que mes mains continuent de les caresser, de les explorer, de les rassembler.— Vous êtes ma famille, dis-je, la voix brisée. Vous êtes tout ce que j'ai.— Tu es tout pour nous, répond Léonora.— Tu es notre cœur, dit Soren.La nuit est douce, lente, baignée de soupirs et de gratitude. Nous nous aimons, sans hâte, sans protocole, sans limites. Nos corps se mêlent, nos souffles se confondent, nos cœurs battent à l'unisson. Et quand l'aube se lève, nous sommes enlacés, épuisés, apaisés, et je sais que je viens de vivre une des plus belles nuits de ma vie.NoraLa chambre d'hôpital est baignée d'une lumière pâle, filtrée par des r
NoraLe téléphone sonne au milieu de l'après-midi, et je sais, avant même de décrocher, que ma vie est sur le point de basculer. Il y a des sonneries comme ça, qui ne ressemblent pas aux autres, qui vibrent dans la poitrine plus fort que dans la main, qui résonnent dans les os comme un présage. Je décroche, le cœur battant, les doigts tremblants.— Allô ?— Mademoiselle Moreau, c'est le docteur Lefèvre. Votre frère est sorti du coma.Le monde s'arrête. La pièce autour de moi se fige, les sons s'étouffent, les couleurs se délavent, et je reste debout, immobile, le téléphone pressé contre mon oreille, incapable de parler, incapable de respirer, incapable de penser. Le docteur continue, sa voix est calme, professionnelle, il parle de constantes stabilisées, de réveil progressif, de rééducation à prévoir, de séquelles possibles, mais je n'entends plus rien. Les mots se brouillent, se dissolvent, se perdent dans un brouillard cotonneux, et il ne reste qu'une phrase, une seule, qui tourne e
Je reste là, debout dans le bureau, le cœur battant à tout rompre. Je voudrais y aller, mais je sais que je ne servirais à rien sur le terrain. Alors je fais ce que je fais le mieux : je coordonne. J'appelle les équipes, je donne les ordres, je guide les renforts. Ma voix est calme, posée, mais je tremble de l'intérieur, et je m'agrippe au bord de la table pour ne pas tomber.Les minutes s'égrènent, interminables. Puis, enfin, mon téléphone sonne. La voix de Soren, essoufflée, mais vivante.— Elle est sauve. J'ai neutralisé les tireurs. On rentre.Je laisse échapper un sanglot, un seul, puis je me reprends. Je raccroche, je m'assieds, et j'attends.Léonora arrive une heure plus tard, escortée par Soren et les gardes. Elle est pâle, les vêtements couverts de poussière, une estafilade sur la joue, mais elle est debout, entière, vivante. Je me précipite vers elle, je la serre dans mes bras, et elle me tient, longtemps, sans un mot.— Me
La négociation s'ouvre. Les mots s'échangent, les exigences se posent, les menaces se croisent. Léonora maîtrise l'art de la joute verbale, elle avance, recule, propose, refuse, et je l'observe, fascinée par sa précision. Puis vient un moment où elle se tourne vers moi, d'un geste imperceptible, et je comprends que c'est à mon tour de parler.— Vous demandez une trêve, dis-je, la voix claire. Mais vous avez rompu toutes les trêves précédentes. Pourquoi devrions-nous vous croire ?Volkov me regarde, surpris, puis il éclate d'un rire bref, sans joie.— Parce que vous n'avez pas le choix, dit-il. La Matriarche s'impatiente. Elle veut des résultats, pas des cadavres. Si nous continuons à nous entre-déchirer, c'est elle qui gagnera.— Alors donnez-nous un gage. Un territoire, un réseau, un accès. Quelque chose qui nous prouve votre bonne foi.— Et vous, que m'offrez-vous en échange ?— La vie sauve, pour l'instant.







