Home / Mystère/Thriller / MEURTRES / Chapitre 5 : Sabrina 2

Share

Chapitre 5 : Sabrina 2

Author: Déesse
last update publish date: 2025-09-03 02:27:52

Sabrina 

Il se relève avec un sourire .

- Tu es magnifique . Mais , 

prochainement n' étouffe pas ton cri , je veux t'entendre gémir et crier le plaisir que je te donne . Tu as un très bon goût , tu es délicieuse ma chérie . 

Il m'aide à me rhabiller , puis , il me dépose devant chez moi . 

Pendant un mois , il ne s'est rien passé , il me déposait à chaque fois à la maison . Je le voyais parfois avec Adriana , mais , il m'a rassuré , il m'a dit qu'il faisait semblant d'être avec elle car elle le faisait chanter . J'étais aveuglant amoureuse de lui . J'ai toujours tout gobé . 

Nous avons eu notre premier rapport un soir à seize heures , pendant que mes parents pensaient que j'étais à l'école , nous sommes allés chez lui . Il avait préparé un petit dîné au chandelle . Il était tellement attentionné . J'ai adoré cette attention , j'étais la fille la plus heureuse au monde . 

Après avoir mangé , il m'a conduit sur le lit et il m'a demandé : 

- Es-tu prête ? Veux-tu devenir une femme ? Veux-tu être ma copine ? 

J'étais la fille la plus heureuse . Il faisait attention à moi , il m'aimait , et c'était la seule chose qui comptait . 

- Oui , je veux être ta copine . 

Il m'a embrassé sur les lèvres puis il m'a fait coucher sur le lit , il m'a déshabillé lentement , chaque geste était emprunt de douceur .

Une fois nue , il s'est déshabillé , puis , il est venu vers moi , je regarde pour la première fois , le sexe d'un homme . Il est gros et j'ai peur d'avoir mal . Il lit la peur dans mes yeux , il me rassure avec une parole : 

- Tout va bien se passer . Je ferai doucement . 

Il parsème mon corps de baisé , j'ai des frissons , je suis pressée de découvrir enfin des plaisirs interdits . Il se place entre mes cuisses qu'il ouvre grandement , avec sa main il guida son sexe en moi . Il me transperce en un coup de rein . Je m' agrippe au drap et je me mord la lèvre pour ne pas crier de douleur . 

- Ça va passer . 

Il me caresse les seins , mais la douleur est toujours présente . Il commence à se mouvoir en moi . Ce n'est pas intéressant 

mais , je prends sur moi , pendant de longues minutes , il s'acharne sur mon corps jusqu'à ce qu'il jouisse . 

Il se retire de moi et il part prendre une douche , il ressort avec une serviette pour m'essuyer : 

- Je suis désolé , la prochaine fois , ce sera mieux . 

Il m'embrasse sur les cheveux et il me nettoie . Mais , je me lève pour aller prendre une douche . J'ai encore mal entre les cuisses . 

La deuxième fois c'était une semaine plus tard . J'ai vraiment adoré , nous l'avons fait deux fois et il m'a donné une pilule pour ne pas tomber enceinte . 

- Tu vas bien cacher cette pilule , tu le prends chaque jour. ne l'oublie pas . 

- J'ai compris , merci beaucoup .

J'étais si amoureuse à l'époque . Nous avons continué notre relation pendant deux mois , un soir , il m'a fait venir et il me dit : 

- J'ai un véritable problème . 

- Qu'est-ce qui ne va pas ? Je peux faire quelque chose pour toi ? 

- Je suis désolé de te parler de mes problèmes . 

- Ce n'est rien , dis-moi que puis-je faire pour t'aider ? 

- Je dois de l'argent à un ami et il veut urgemment que je le rembourse , sauf que je n'ai pas l'argent . 

- C'est combien ? 

- Là n'est pas la question , la question c'est ce qu'il demande en retour pour son argent .

- Et qu'est-ce qu'il veut ? 

Il se lève et il commence à faire les cents pas : 

- Il veut coucher avec toi ! 

- Quoi ? Il n'est sérieux là ? 

- Je suis désolé , c'est la seule chose qu'il veut . 

- Mais , ce n'est pas possible ! Je...je...non..

Je ne peux pas , c'est impossible . 

Je l'ai laissé planté là et je suis sortie .

Pendant une semaine il m'a snobée . Il ne me calcule plus . Il a commencé à sortir avec d'autres filles , et j'ai mal , pendant une semaine j'ai essayé de me rapprocher de lui mais il ne m'a pas calculé . Chaque jour , il sort avec une nouvelle fille , je suis même allée chez lui , et je l'ai trouvé avec une fille , il m'a ouvert la porte et il était nu avec une fille qui était sur le lit , attendant qu'il vienne terminer ce qu'il était en train de faire . 

Mon cœur saigne et je me dis si ça le ramène à moi pourquoi pas ? Je vais accepter ce qu'il me demande , même si ça me fend le cœur , je dois faire ce qu'il attend de moi , et il m'aimera de nouveau . Je suis devenue accro à lui . J'ai besoin de ses baisers , j'ai besoin de lui . Il me manque tellement ! 

Finalement , je lui ai envoyé un message pour lui dire que j'accepte de faire ce qu'il me demande . 

Le lendemain il m'attendait comme avant devant l'école , j'étais si heureuse qu'il veille encore de moi . Je suis montée dans sa voiture et il m'a emmené chez lui . Nous sommes entrés , il m'a demandé si j'étais sûr : 

- Tu peux refuser , je ne veux pas que tu te sentes obligée de faire quelque chose que tu ne veux pas . 

- Non , je veux le faire . 

- Es-tu sûr de toi ? 

- Oui , je veux le faire .

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • MEURTRES    Chapitre 123 : Le Dernier Mouvement

    Elias La cahute est toujours là. Je ne sais pas pourquoi je m'attendais à ce qu'elle ait disparu, avalée par les bulldozers, les promoteurs, le temps. Mais non. La cahute du port est toujours debout, au bord de la lagune puante, coincée entre un entrepôt de cacao et un atelier de mécanique navale. Les murs de planches sont plus gris, plus tordus, plus croulants. Le toit de tôle est rouillé, percé par endroits, laissant passer des rais de lune. La porte pend sur ses gonds, bouche édentée ouverte sur le passé. J'y entre comme on entre dans un tombeau. L'intérieur est vide, bien sûr. Les meubles ont disparu depuis longtemps, brûlés, volés, rongés par les termites. Ne restent que les murs de planches, le sol de terre battue, et l'odeur. L'odeur du tabac froid, du rhum, de la sueur, du sang. L'odeur de mon père. L'odeur de ma mère. L'odeur de mes dix ans. Je m'assois au milieu de la pièce, à l'endroit exact où le corps de papa est tombé. La montre de poche a roulé jusqu'à mes pieds,

  • MEURTRES    Chapitre 122 : Les Fantômes de Treichville

    Elias Je ne peux plus tuer. L'évidence s'impose à moi dans les jours qui suivent le départ d'Elena, comme une aiguille qui se plante dans un cadran. Je ne peux plus tuer. Le fil d'acier est rangé dans son étui, au fond d'un tiroir, et je ne l'ouvre plus. La Breguet de Genève est posée sur l'établi, à côté du chronomètre de papa, et je ne la caresse plus. Les cibles potentielles défilent dans la rue, banquiers, notaires, charlatans, et je ne les suis plus. Les criquets sont devenus fous. Depuis le départ d'Elena, leur stridulation a redoublé d'intensité. Un vacarme assourdissant qui couvre le tic-tac des horloges, qui noie le murmure des canaux, qui m'empêche de dormir, de manger, de penser. Les aiguilles grincent dans ma tête comme des dents qu'on lime, des vrilles qui percent mes tympans, des scies qui coupent mes nerfs. Je sais ce que ça signifie. J'ai trahi ma mission. J'ai renoncé à mon art. J'ai libéré une victime au lieu de la tuer, j'ai pleuré au lieu de frapper, j'ai éc

  • MEURTRES    Chapitre 121 : Le Plus Court des Tic-Tacs

    Elias Cela fait trois semaines qu'Elena est dans la cave. Trois semaines que je descends chaque matin lui porter à manger, du pain, du fromage, des fruits, de l'eau fraîche. Trois semaines que je m'assois sur la chaise, en face de son lit, et que je l'écoute parler. Elle ne pose plus de questions. Elle raconte. Son enfance à Gand, ses études à Louvain, son père horloger amateur, sa mère pianiste, un frère jumeau mort à la naissance. Des histoires simples, des souvenirs bavards, un bruit de fond humain que je n'ai jamais connu. Les criquets se taisent quand elle parle. Elle ne cherche pas à s'évader. Elle ne teste pas les murs, ne fouille pas les tiroirs, n'essaie pas de me soudoyer ou de me séduire. Elle attend. Elle attend que je comprenne quelque chose que je ne comprends pas encore. — Pourquoi tu ne cries pas ? je demande un soir. — Parce que tu ne me fais pas peur. — J'ai tué vingt-cinq personnes. — Je sais. Je l'ai lu dans les journaux. L'Ombre d'Abidjan. Le vol de la Br

  • MEURTRES    Chapitre 120 : La Femme aux Cheveux de Pluie

    Elias Bruges est une ville noyée. Les canaux dorment sous les ponts de pierre, les cygnes glissent entre les façades à pignons, les clochers carillonnent dans la brume qui monte de la mer du Nord. Tout est gris, ici, d'un gris doux, ouaté, feutré. Le gris du ciel, le gris de l'eau, le gris des pavés, le gris des murs de brique. Même les arbres, des saules pleureurs qui trempent leurs branches dans les canaux, semblent peints à l'encre de Chine. Je suis arrivé après Genève, après la Suisse, après l'Europe entière qui bruissait de mon forfait. Le vol de la Breguet a fait le tour du monde, mais personne ne m'a reconnu. Personne n'a fait le lien entre Jean-Baptiste Moreau, restaurateur d'horlogerie, et l'Ombre d'Abidjan. Je suis une ombre parmi les ombres, un fantôme dans la brume flamande. Je me suis installé dans un atelier du quartier Sint-Anna, une maison de briques rouges aux volets verts, coincée entre un béguinage et un atelier de dentellière. Le propriétaire, un antiquaire bru

  • MEURTRES    Chapitre 119 : La Ville aux Vingt-Quatre Horloges

    Elias Genève est une cathédrale de verre et d'acier dressée au bord d'un lac bleu comme un cadran émaillé. L'eau est si pure qu'on voit les galets du fond, les truites qui paressent entre deux courants, les algues qui ondulent comme des spiraux déroulés. Les cygnes glissent sur la surface, blancs, silencieux, mécaniques parfaites. Tout, dans cette ville, respire l'ordre, la précision, la richesse. L'argent a une odeur, ici, une fragrance de cuir et de neige, de cigare et de café, qui flotte sur les quais et s'insinue dans les ruelles pavées de la vieille ville. Je suis arrivé il y a trois mois, après Katmandou, après l'humiliation himalayenne. Le souvenir du kukri me poursuit comme une tache d'huile sur un mouvement. Ce meurtre de boucher, cette sauvagerie imposée par les circonstances, est une verrue dans ma collection. Je dois me purifier. Je dois prouver au monde et surtout à moi-même que l'Ombre n'est pas un assassin ordinaire, un égorgeur de passage, un vulgaire coupe-jarret.

  • MEURTRES    Chapitre 118 : Le Kukri et le Chronomètre

    Elias L'Asie est le berceau des cycles. Je l'ai compris dès mon arrivée à Katmandou, quand j'ai vu les premiers moulins à prières tourner dans les ruelles de Thamel, actionnés par des moines aux robes safran et des vieilles femmes aux doigts noueux. Des cylindres de cuivre remplis de mantras, qui tournent, tournent, tournent, à chaque rotation une prière exaucée, à chaque tour un cycle accompli. Le temps n'est pas une flèche, en Orient. Le temps est une roue. Je voyage depuis deux ans. Après le Maroc, l'Algérie, la Libye, l'Égypte, les déserts traversés en camion, les frontières passées en bus, les identités changées comme on change de chemise. Alexandrie, je l'ai quittée sur un cargo pour la Turquie. Istanbul, sur un train pour Téhéran. Téhéran, sur un bus pour Lahore. Lahore, sur un camion pour la frontière népalaise. Maintenant, Katmandou. La vallée des dieux. Le toit du monde. Mes papiers sont au nom de Jean-Baptiste Moreau, un missionnaire français disparu au Bénin dont j'ai

  • MEURTRES    CHAPITRE 76 : LE FOND DE LA COUCHE 1

    ÉliseLa cellule n’est pas celle que j’imaginais. Pas celle des films, humide et grise. C’est une boîte propre, presque aseptisée. Les murs sont peints d’un beige laqué qui absorbe la lumière des néons. Une couchette fixée au mur, un bloc toilette en acier inoxydable, une tablette rabattable. L’ode

  • MEURTRES    CHAPITRE 75 : LA COUCHE FINALE 2

    ÉliseLes pas résonnent maintenant dans l’escalier en pierre. Un, deux. Puis un troisième jeu de pas, plus léger. Lena.Ils émergent dans le salon octogonal. Les deux agents se tiennent de part et d’autre de la seule issue, bras croisés. Lena s’avance d’un pas, s’arrête. Puis Moreau paraît. Il a le

  • MEURTRES    CHAPITRE 71 : L'ATELIER DU SILENCE

    MoreauJe parle, à voix basse, pour elle, pour l’ombre qui pourrait être à l’autre bout de la place, derrière une fenêtre, dans le creux d’une porte.— Tu as voulu me rendre complice. Tu as réussi. Je vois ton tableau maintenant. Mais un tableau, ce n’est pas la réalité. C’est une interprétation. L

  • MEURTRES    CHAPITRE 70 : LE DOUBLE FOND

    MoreauLa lumière du bureau est trop crue. Elle dévore les ombres, ne laisse aucune place au doute, à la nuance. C’est une lumière d’interrogatoire. Je suis à la fois l’enquêteur et le suspect.La boîte métallique est là, sur mon bureau, sous un sac en plastique transparent. Pièce à conviction N°1.

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status