Mariée par Contrat à l'Héritier de Glace

Mariée par Contrat à l'Héritier de Glace

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-08-18
Oleh:  Ishna azatidnashTamat
Bahasa: French
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Elle avait besoin d'argent pour sauver sa famille. Il avait besoin d'une épouse pour hériter de son empire. Aucun des deux ne s'attendait à tomber amoureux... ni à découvrir que leur mariage n'était qu'une pièce d'un complot vieux de vingt ans.

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Bab 1

Chapitre 1 Le prix d'une vie

L’odeur âcre de l’antiseptique et le bip monotone des machines du service des soins intensifs étaient devenus la bande-son de la vie d’Amélia Carter. Debout derrière la vitre de la chambre 204, elle pressa son front contre le verre froid, les yeux fixés sur la silhouette fragile de son père. Les tubes et les fils qui le reliaient à la vie semblaient chaque jour plus nombreux, tandis que le vieil homme, lui, semblait s’effacer.

Mademoiselle Carter ?

Amélia sursauta et se retourna. Le docteur Evans, le visage marqué par la fatigue d'une longue garde, s'approchait d'elle, un dossier sous le bras. Son expression n'annonçait rien de bon. Amélia sentit son estomac se nouer.

Docteur... Comment va-t-il ce matin ? demanda-t-elle, s'efforçant de garder une voix stable malgré la panique qui lui enserrait la gorge. Le médecin poussa un soupir et ajusta ses lunettes.

L'état de votre père se stabilise, Amélia. C'est une bonne chose. Mais la transplantation cardiaque ne peut plus attendre. Si nous ne l'opérons pas dans les trois prochaines semaines, son cœur va lâcher. Définitivement.

Trois semaines. Le verdict tomba comme un couperet.

Je sais, répondit Amélia, la gorge sèche. Mettez-le sur la liste des priorités. Je... je vais trouver l'argent pour l'acompte de la chirurgie. Le docteur Evans la regarda avec une profonde sympathie, mais sa voix se fit plus grave.

Ce n'est pas seulement l'acompte, Amélia. Entre l'opération, les soins post-opératoires et le traitement de pointe anti-rejet, la facture globale s'élève à près de cinq cent mille dollars. Et l'administration de l'hôpital a été claire : sans une garantie financière solide ou un premier versement de deux cent mille dollars d'ici la fin de la semaine, ils seront obligés de transférer votre père dans un établissement public. Et vous savez aussi bien que moi qu'il ne survivra pas au voyage.

Cinq cent mille dollars. Pour une fille de vingt-quatre ans qui cumulait un stage d'infirmière non rémunéré la nuit et des contrats de serveuse le jour, cette somme était aussi accessible que la lune.

Je vais trouver, répéta Amélia, les dents serrées. Le menton levé, elle refusa de laisser couler la larme qui menaçait de border ses paupières. Ne le transférez pas. Je vous en supplie.

Vous avez jusqu'à vendredi, Amélia. Je suis désolé.

Lorsque le médecin s'éloigna, Amélia s'effondra sur la chaise en plastique de la salle d'attente. Ses mains tremblaient. Elle avait déjà vendu le peu de bijoux de sa mère, hypothéqué leur modeste maison de banlieue jusqu'au dernier centime, et sollicité toutes les aides d'État possibles. Elle était au bout du rouleau.

Elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Sa montre indiquait 7h30. Son service au *Lounge 21*, un club privé ultra-sélect du centre d'affaires de la ville, commençait à 8h30. Si elle arrivait en retard, elle perdrait ses pourboires, et chaque dollar comptait.

Une heure plus tard, Amélia lissait sa jupe noire et ajustait son tablier blanc dans les vestiaires du *Lounge 21*. Cet endroit était le repaire des hommes les plus puissants du pays. Des politiciens, des magnats de l'immobilier, et des héritiers qui dépensaient en une bouteille de champagne ce qui aurait pu payer un mois de traitement pour son père. Elle détestait leur arrogance, mais leurs pourboires la maintenaient à flot.

Amélia ! Dépêche-toi, murmura sa collègue Chloé en entrant précipitamment. Le grand salon privé vient d'être réservé. C'est le grand patron en personne qui est là.

Le propriétaire du club ?

Non, pas lui. Le client le plus important du pays. Adrian Blackwood. Le "Roi de Glace". Il est venu avec son avocat et l'ambiance est tellement glaciale qu'on pourrait y conserver de la viande. Ne le regarde pas dans les yeux, ne parle pas sauf s'il te le demande, et apporte ce plateau de scotch de trente ans d'âge. Bonne chance.

Amélia prit le plateau d'argent. Elle avait déjà entendu parler d'Adrian Blackwood. À seulement trente et un ans, il était à la tête du groupe Blackwood, un empire pesant quarante milliards de dollars. Les magazines le décrivaient comme un génie des affaires impitoyable, un homme sans cœur qui avait évincé ses propres rivaux familiaux pour s'emparer du trône.

Elle prit une profonde inspiration, repoussa ses soucis à l'arrière-plan de ses pensées, et poussa la double porte en acajou du salon privé.

L'atmosphère à l'intérieur était lourde, presque étouffante malgré la climatisation. Près de la grande baie vitrée qui surplombait la ville, un homme se tenait debout, le dos tourné. Il portait un costume trois pièces anthracite d'une coupe impeccable. Sa stature haute et carrée dégageait une aura de pouvoir presque tangible.

Assis à la table de conférence, un homme plus âgé, visiblement son avocat, parcourait des documents d'un air anxieux.

Je me fiche de ses raisons, Marcus, dit soudain l'homme près de la fenêtre. Sa voix était un baryton grave, calme, mais tranchant comme une lame de rasoir. Mon grand-père a délibérément inclus cette clause pour me saboter.

Monsieur Blackwood, le testament est formel, répondit l'avocat d'une voix timide. "Pour que la transition des pleins pouvoirs et des quarante milliards de dollars soit effective à votre trente-deuxième anniversaire, vous devez être marié et mener une vie stable". Il vous reste exactement trois semaines. Si vous n'êtes pas marié, le contrôle du groupe revient à votre belle-mère et à votre demi-frère Damien.

Un rire froid et sans joie s'échappa de la bouche d'Adrian.

Ils n'auront jamais mon entreprise. Je préférerais brûler ce pays plutôt que de leur laisser un seul centime.

Amélia s'avança silencieusement, déposant les verres de scotch sur la table. Elle essayait d'être invisible, mais la mention de "quarante milliards" et de "trois semaines" fit écho à sa propre urgence. *Lui avait besoin d'un mariage en trois semaines. Elle avait besoin d'argent en trois semaines.*

Secouant la tête pour chasser cette pensée absurde, elle s'apprêtait à se retirer quand ses doigts effleurèrent par mégarde le bord du verre de l'avocat. Le cristal glissa.

*Splash.*

Le scotch ambré se répandit sur le pantalon de l'avocat et sur une partie des documents officiels.

Oh ! Je suis terriblement désolée, monsieur ! s'exclama Amélia, sortant immédiatement un tissu de sa poche pour éponger les dégâts.

Qu'est-ce que vous faites ?! S'emporta l'avocat en se levant d'un coup. Vous avez ruiné ces papiers !

Assez, Marcus.

Le mot fut prononcé à voix basse, mais il pétrifia instantanément l'avocat. Amélia leva les yeux et se figea.

Adrian Blackwood s'était retourné. Les descriptions des magazines ne lui rendaient pas justice. Il avait des traits d'une régularité presque sculpturale, une mâchoire carrée et des cheveux noirs coiffés en arrière. Mais ce qui frappa Amélia, ce furent ses yeux. Un bleu si clair et si perçant qu'ils semblaient faits de glace pure. Son regard se posa sur elle, analytique, froid, la jaugeant en une fraction de seconde.

Amélia, fidèle à son tempérament, refusa de baisser les yeux. Elle soutint son regard, le menton haut, malgré la panique qui lui nouait l'estomac.

Sortez, Marcus. Laissez-nous, ordonna Adrian, ses yeux bleus rivés sur Amélia.

Mais, Monsieur Blackwood, le contrat...

Dehors.

L'avocat ramassa précipitamment ses affaires et quitta la pièce, laissant Amélia seule avec le Roi de Glace. Le silence devint pesant. Adrian s'avança lentement vers elle, chaque pas calculé comme celui d'un prédateur. Il s'arrêta à un mètre à peine. Sa taille imposante obligea Amélia à lever la tête.

Vous ne tremblez pas, nota-t-il, sa voix résonnant dans la pièce close. La plupart des employés auraient déjà fondu en larmes ou supplié pour ne pas être renvoyés.

Ça ne réparera pas le pantalon de votre avocat, répondit Amélia, trouvant un courage qu'elle ne soupçonnait pas. C'était un accident. Je suis prête à payer les frais de nettoyage, mais je ne vais pas ramper.

Un léger pli apparut au coin des lèvres d'Adrian. Ce n'était pas un sourire, plutôt l'expression d'un homme qui venait de trouver une pièce intéressante sur un échiquier.

Amélia Carter, dit-il en jetant un coup d'œil au badge épinglé sur son gilet. Vingt-quatre ans. Étudiante infirmière la nuit, serveuse le jour. Père hospitalisé aux soins intensifs pour une insuffisance cardiaque terminale. Dettes s'élevant à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Amélia sentit le sang se glacer dans ses veines. Sa fierté fit place à une colère noire.

Vous m'avez fait espionner ? De quel droit ?

J'ai fait vérifier le personnel de ce salon avant mon arrivée. Je ne laisse rien au hasard, répondit-il d'un ton d'une neutralité désarmante. Vous avez besoin d'un demi-million de dollars pour sauver votre père. Et vous les voulez d'ici la fin de la semaine.

Amélia serra les poings, ses ongles s'enfonçant dans la paume de ses mains.

Si vous êtes venu ici pour vous moquer de ma misère, vous perdez votre temps, Monsieur Blackwood. Je n'ai pas besoin de votre pitié.

Je ne connais pas la pitié, Amélia. Je connais les affaires.

Il fit un pas de plus, brisant la distance sociale entre eux. Amélia pouvait sentir le parfum subtil de bois de cèdre et de luxe qui émanait de lui.

Vous avez entendu ma conversation avec Marcus. Vous savez que j'ai besoin d'une épouse. Immédiatement. Pour une durée de douze mois. Vous, vous avez besoin d'argent pour que votre père continue de respirer.

Amélia crut mal entendre. Le rythme de son cœur s'accéléra violemment.

Qu'est-ce que vous êtes en train de dire ?

Adrian Blackwood la regarda fixement, ses yeux de glace brillant d'une lueur implacable.

Je vous propose un contrat, Amélia. Devenez ma femme pendant un an. En échange, je paie l'intégralité des soins de votre père, je vous offre une maison, et je vous verse quinze millions de dollars le jour de notre divorce.

Amélia resta bouche bée, le souffle court. Quinze millions. La vie de son père.

C'est... c'est de la folie. Vous ne me connaissez même pas.

Je sais que vous êtes désespérée, que vous avez de la fierté, et que vous n'avez pas les moyens de me trahir. Ce sont les seules qualités que je recherche chez une épouse. Alors, Amélia Carter... Quel est le prix de la vie de votre père ? Épousez-moi, ou regardez-le mourir.

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Ulasan-ulasan

Azatidnash
Azatidnash
tres cool le roman
2026-07-14 15:11:46
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65 Bab
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