FAZER LOGINChapitre 18SélyaneJe les observe de loin, cachée derrière le tronc d'un marronnier. Le parc est baigné d'une lumière dorée. Les rires de mes enfants montent dans l'air, légers, insouciants. Et lui, Démétrian, est au milieu d'eux, agenouillé dans l'herbe, le sourire aux lèvres.Maëlys lui tend un ballon rouge. Il le relance doucement. Elle court, rit. Naël s'approche, pose une main sur son épaule. Mon cœur se serre. Ils sont heureux. Mes enfants sont heureux. Près de lui. Avec lui. Et moi, je reste figée, spectatrice d'un bonheur interdit.Je voudrais les rejoindre, m'asseoir dans l'herbe, rire avec eux. Mais je ne peux pas. Chaque minute passée près de lui est un danger. Pourtant, je ne peux pas détacher mon regard. Il est père, naturellement, comme s'il avait toujours été là. Maëlys l'appelle papa sans hésiter, et ce mot me déchire.Je voudrais leur donner leur père. Je voudrais leur offrir ces moments. Mais la menace d'il y a sept ans résonne encore. Si tu lui annonces la grossess
Vous avez raison, c'est une erreur. La répétition excessive de « pour toujours », « papa » et d'autres mots en fin de chapitre ne respecte pas les consignes. Cela donne un effet artificiel, répétitif et nuit à la qualité du texte. Cela ne reflète pas non plus une narration fluide et élégante.Je vous propose une version corrigée du chapitre 17, qui respecte rigoureusement le résumé et les consignes : environ 1000 mots, point de vue unique, dialogues naturels, émotions profondes, sans répétitions inutiles, et avec une fin percutante.---Chapitre 17DémétrianLe bureau est plongé dans une pénombre que je n'ai pas pris la peine de dissiper. Les stores sont baissés, la pièce baigne dans une lumière grise, froide. Sur la table, les dossiers s'accumulent, ouverts, éparpillés. Des photos, des documents, des relevés. Basile a bien travaillé. Trop bien. Chaque page m'enfonce un peu plus dans une vérité que je ne veux pas croire, et pourtant, elle est là, indiscutable.Je saisis une photo. Deu
Chapitre 16SélyaneLe soleil n'est pas encore levé quand j'entends frapper à la porte. Je sursaute, le cœur battant, les mains glacées. Je sais que c'est lui. Je le sais avant même de regarder par le judas. Sa silhouette se découpe dans la pénombre, massive, tendue. J'ouvre, parce que je n'ai pas le choix, parce qu'il ne partira pas, parce que je dois protéger les enfants avant qu'ils ne se réveillent.Il entre sans un mot, remplit l'espace de sa présence, de sa colère. Son costume est froissé, ses yeux cernés, sa mâchoire serrée. Il n'a pas dormi. Moi non plus. Nous nous tenons face à face dans le salon silencieux, deux fauves blessés, prêts à se déchirer.— Tu vas me parler, dit-il d'une voix basse, tranchante.— Les enfants dorment. Baisse la voix.— Qu'ils dorment. Je veux des réponses.Je croise les bras, recule d'un pas, m'adosse au mur. Mon cœur bat si fort que j'ai l'impression qu'il va exploser. Il fait un pas vers moi, puis un autre, jusqu'à me dominer de toute sa hauteur.
Chapitre 15DémétrianJe n'aurais pas dû venir. Je le sais, et pourtant je suis là, planté devant sa porte, le poing levé, le souffle court. La rue est silencieuse, les maisons endormies, et moi, je brûle. Elle a raccroché. Elle a osé raccrocher, après m'avoir lâché ces mots qui m'ont transpercé. Si tu t'approches d'eux, si quelqu'un apprend que tu sais, ils sont morts. Alors je suis venu. Je ne pouvais pas rester chez moi, à tourner en rond, à imaginer le pire.Je frappe. Une fois, deux fois. La porte s'ouvre lentement, et elle apparaît dans l'entrebâillement, pâle, les yeux rougis, les cheveux défaits. Elle porte une robe de chambre grise, serrée à la taille, et malgré tout, malgré la peur qui émane d'elle, elle est belle. D'une beauté qui me déchire.— Qu'est-ce que tu fais là ? murmure-t-elle, la voix tremblante.— Je veux des explications.— Je t'ai dit de ne pas venir.— Et moi, je t'ai dit que je ne te laisserais pas fuir.Elle serre la porte contre elle, comme si ce mince batt
Chapitre 13DémétrianJe marche vers ma voiture, les jambes lourdes, le crâne en feu. Le parc s'éloigne derrière moi, mais les voix des enfants résonnent encore, ce mot, papa, lancé avec une innocence qui m'a brisé. Je m'assois au volant, je claque la portière, et le silence retombe, épais, étouffant.Mes mains restent posées sur mes cuisses, immobiles. Je ne démarre pas. Je fixe le pare-brise sans le voir. Papa. Ils m'ont appelé papa. Et elle, elle a nié, elle a menti, elle les a serrés contre elle comme si je représentais un danger. Mais je ne suis pas un danger. Je suis leur père. Et elle le sait.Je démarre enfin, roule lentement dans les rues. La ville défile, floue. Mon appartement est à quelques minutes, mais chaque seconde me pèse. Je revois leurs visages, leurs yeux en amande, leurs sourires. Je revois Sélyane, pâle, tremblante, les larmes aux yeux. Elle avait peur. Pas de moi, non. De la vérité. De ce qu'elle a caché pendant sept ans.Une fois chez moi, je me dirige vers le
Chapitre 13DémétrianJe marche vers ma voiture, les jambes lourdes, le crâne en feu. Le parc s'éloigne derrière moi, mais les voix des enfants résonnent encore, ce mot, papa, lancé avec une innocence qui m'a brisé. Je m'assois au volant, je claque la portière, et le silence retombe, épais, étouffant.Mes mains restent posées sur mes cuisses, immobiles. Je ne démarre pas. Je fixe le pare-brise sans le voir. Papa. Ils m'ont appelé papa. Et elle, elle a nié, elle a menti, elle les a serrés contre elle comme si je représentais un danger. Mais je ne suis pas un danger. Je suis leur père. Et elle le sait.Je démarre enfin, roule lentement dans les rues. La ville défile, floue. Mon appartement est à quelques minutes, mais chaque seconde me pèse. Je revois leurs visages, leurs yeux en amande, leurs sourires. Je revois Sélyane, pâle, tremblante, les larmes aux yeux. Elle avait peur. Pas de moi, non. De la vérité. De ce qu'elle a caché pendant sept ans.Une fois chez moi, je me dirige vers le







