LOGINElle en a détruit cinq. Le sixième l’a possédée. Et il était le dernier de ses gigolos. À quarante ans, Inès ne croit plus en l’amour. Elle croit au plaisir, à la revanche, et aux hommes qu’on paie pour ne jamais s’attacher. Après un divorce qui l’a humiliée avec Hector, elle s’offre une vengeance méthodique : de jeunes amants, beaux, dociles, performants. Des gigolos. Elle les use, les vide, les jette. Ses amies ricanent ? Qu’elles regardent. En trois mois, cinq corps réduits à l’état de souvenirs. Puis vient Darius. Vingt-six ans. Étudiant. Le dernier sur sa liste. Mais dès le premier regard, il n’est pas comme les autres. Il ne se laisse pas acheter. Il ne se couche pas. Il la regarde comme si c’était elle, la proie. Il ne se contente pas de la suivre dans son jeu : il le brise. Là où Inès menait la danse, il impose son rythme. Là où elle ordonnait, il exige. Et pour la première fois, elle n’a pas envie de résister. Elle a envie d’appartenir. Cinq gigolos pour asseoir sa puissance. Un seul pour la réduire en cendres. Et faire d’elle sa chose — pour toujours.
View MoreChapitre 1 : La dernière baise d'Hector
Le lit conjugal sentait le renfermé. Cette odeur de draps pas changés depuis dix jours, de sueur froide, de résignation. Hector haletait au-dessus de moi comme un chien asthmatique, ses coups de reins saccadés frappant mon bassin avec la régularité pathétique d'un métronome déréglé.
Trente secondes.
J'avais compté. Je comptais toujours, maintenant. Trente secondes de va-et-vient mécanique, sans un regard, sans un baiser, sans même une caresse sur mes seins qui pendaient là, abandonnés, inutiles. Ses mains agrippaient mes hanches comme des serres, me maintenant en place pendant qu'il se vidait en moi avec un grognement porcin.
Et puis plus rien.
Le poids de son corps s'effondra sur le mien, moite, écœurant. Son sexe ramolli glissa hors de moi, laissant derrière lui une traînée tiède qui me dégoûta jusque dans les os. Il roula sur le côté, m'attrapa une fesse distraitement, et murmura :
— C'était bien, hein ?
Je serrai les dents. Mes ongles s'enfoncèrent dans les draps froissés. Entre mes cuisses, ça pulsait encore. Pas de plaisir — de frustration. Une frustration qui montait depuis des années, qui s'était accumulée comme du pus dans une plaie jamais soignée, et qui, ce soir-là, venait d'atteindre son point de rupture.
Hector ronflait déjà.
Je restai allongée, les yeux ouverts dans le noir, écoutant sa respiration de bête repue. Mon corps criait. Mon ventre brûlait. Ma chatte — ce mot que je n'osais même pas prononcer à voix haute — réclamait ce qu'on lui avait toujours refusé. Pas cette baise mécanique, pas cette éjaculation précoce, pas ce coït de trente secondes qui me laissait plus vide qu'avant.
Je voulais qu'on me prenne. Qu'on me dévore. Qu'on me fasse jouir jusqu'à en perdre la raison, jusqu'à en oublier mon nom, jusqu'à ce que mes jambes tremblent et que ma gorge soit enrouée à force de crier.
Je voulais sentir une langue entre mes cuisses, des doigts qui s'enfoncent en moi, une queue qui me remplisse vraiment — pas cette chose molle qui se contentait d'entrer et sortir sans conviction.
Je me levai.
Hector ne bougea pas. Je traversai la chambre nu-pieds, le sol froid sous mes orteils. Dans le miroir de la salle de bain, je me regardai. Quarante ans. Des seins encore fermes malgré trois grossesses, un ventre marqué par les vergetures mais plat, des hanches larges, des cuisses pleines. Un corps de femme dans la force de l'âge, un corps qui n'avait jamais été vraiment exploré, vraiment goûté, vraiment baisé.
Je fis couler l'eau du lavabo et me passai un gant sur l'intérieur des cuisses. Le sperme d'Hector s'écoula, blanchâtre, insignifiant. Je le regardai disparaître dans le siphon avec un sentiment de dégoût et de libération mêlés.
Puis je m'assis sur le rebord de la baignoire et me touchai.
Mes doigts glissèrent entre mes lèvres, encore gonflées par la frustration. Je fermai les yeux et imaginai autre chose. Un homme dont je ne connaissais pas le visage, mais dont je sentais les mains — grandes, chaudes, autoritaires. Une bouche qui descendait le long de mon cou, qui mordait mes seins, qui aspirait mes tétons. Une langue qui s'aventurait entre mes cuisses et me léchait comme un fruit mûr.
Je me caressai plus vite. Mes doigts s'enfoncèrent en moi, cherchant ce point que Hector n'avait jamais su trouver. Mon autre main remonta vers ma poitrine, pinça un mamelon. Un gémissement s'échappa de mes lèvres.
Dans mon fantasme, l'homme me retournait. Il me prenait par derrière, sans douceur, sans préliminaires. Sa queue était longue, épaisse, et elle me remplissait jusqu'à la racine. Chaque coup de reins m'arrachait un cri. Il me tenait par les hanches, comme Hector, mais différemment — avec une possession qui me faisait mouiller davantage, pas avec une routine qui m'asséchait.
— Encore, murmurai-je dans le silence de la salle de bain. Encore.
Mes doigts accélérèrent. L'orgasme montait, enfin, après toutes ces années de frustration. Je le sentais se former au creux de mon ventre, irradier dans mes cuisses, remonter le long de ma colonne vertébrale. Mon souffle devenait court. Mon cœur battait à tout rompre.
Et puis je jouis.
Pas un petit orgasme discret, pas cette contraction timide que je simulais avec Hector. Non — un orgasme violent, sauvage, qui me plia en deux et me fit mordre ma main pour ne pas hurler. Mes doigts continuaient de s'activer, prolongeant le plaisir, tandis que des larmes coulaient sur mes joues.
Des larmes de rage.
Parce que je venais de jouir seule, dans une salle de bain froide, pendant que mon mari ronflait dans la chambre conjugale. Parce que j'avais quarante ans et que je n'avais jamais su ce que c'était que d'être vraiment désirée. Parce que j'avais gâché les plus belles années de ma vie avec un homme qui baisait comme on débarrasse la table.
Je me levai, les jambes tremblantes. Dans le miroir, mon reflet me dévisagea. Mes yeux brillaient d'une lueur nouvelle, féroce, presque animale.
J'ouvris le tiroir du meuble de la salle de bain. Là, sous une pile de serviettes, j'avais caché les papiers du divorce depuis trois semaines. Je les avais remplis en secret, chez une avocate que j'avais payée en liquide pour qu'Hector ne se doute de rien.
Je les sortis, les posai sur le lavabo, et signai la dernière page.
Mon doigt traça la boucle du « I » d'Inès avec une lenteur cérémonieuse. C'était fait. Je n'avais plus de mari. Plus de chaînes. Plus d'excuses.
Je retournai dans la chambre. Hector dormait toujours, la bouche ouverte, un filet de bave au coin des lèvres. Je m'arrêtai au pied du lit et le regardai avec un détachement clinique.
— Je vais baiser tous les hommes qui me plaisent, murmurai-je. Sans exception.
Il grogna dans son sommeil. Ne se réveilla pas.
Je pris mon téléphone sur la table de nuit. Mes doigts tapèrent un numéro que j'avais noté des semaines plus tôt, lors d'une conversation volée entre deux « amies » qui croyaient que je n'entendais pas. Le numéro d'une agence. Pas n'importe laquelle. Une agence de gigolos.
La sonnerie retentit une fois. Deux fois. Trois fois.
— Allô ?
La voix était féminine, professionnelle, légèrement méfiante.
— Bonsoir, dis-je d'une voix que je ne me connaissais pas. Je voudrais réserver une nuit.
Il y eut un silence. Puis :
— Vous êtes bien consciente de la nature de nos services, madame ?
— Parfaitement consciente.
Je regardai Hector. Il se retourna dans son sommeil, me présentant son dos massif. Mon mari. Bientôt mon ex-mari. Bientôt un souvenir.
— Combien de temps pour avoir quelqu'un ? demandai-je.
— Nous avons un candidat disponible dès demain soir. Kévin. Vingt-quatre ans. Très athlétique. Spécialisé dans les débutantes.
Je faillis rire. Débutante. À quarante ans, avec trois enfants, j'étais une débutante. Non pas dans l'acte sexuel lui-même — j'avais assez donné — mais dans le plaisir. Dans la jouissance. Dans cette liberté de prendre ce que je voulais sans demander la permission.
— C'est parfait, dis-je.
— Très bien. Je vous envoie les modalités par message. Paiement à la livraison.
Je raccrochai. Mon cœur battait si fort que j'entendais le sang pulser dans mes tempes. Entre mes cuisses, ça brûlait encore, mais cette fois, ce n'était plus de la frustration. C'était de l'impatience. De l'excitation. De la faim.
Je m'allongeai sur le canapé du salon, pas dans le lit conjugal. Pas avec Hector. Ma main glissa de nouveau entre mes cuisses, mais je m'arrêtai avant de me toucher. Je voulais garder ce désir intact, le laisser croître jusqu'à demain soir. Jusqu'à Kévin.
Jusqu'au premier homme d'une longue liste.
Je m'endormis avec un sourire aux lèvres, bercée par les ronflements lointains de celui qui allait bientôt n'être plus qu'un chapitre honteux de mon passé.
Demain, me promis-je. Demain, tout commence.
Je fermai les yeux, submergée par une vague de plaisir si intense que j'en oubliai toute fierté. Sa langue revint sur mon clitoris, aspirant, fouettant, et je sentis l'orgasme monter, inexorable.— Pas encore, dit-il en s'arrêtant brusquement.Il se releva, me saisit par les poignets et me traîna vers le salon. Mon corps tremblait de frustration, mais une partie de moi — une partie que je découvrais à peine — prenait un plaisir pervers à cette privation.Il me poussa sur la table basse, me plia en deux, et s'agenouilla derrière moi. Sans prévenir, il plongea sa langue en moi par-derrière. Je hurlai, surprise par cette intrusion intime. Ses mains agrippaient mes fesses, les écartant pour mieux me dévorer. Il me léchait avec une voracité qui me faisait perdre la tête, alternant entre mon sexe et cet endroit secret que personne n'avait jamais exploré.— Tu aimes ça ? demanda-t-il en relevant la tête, le souffle chaud contre ma peau.— Oui… murmurai-je, incapable de mentir.— Dis-le.— J'
Chapitre 7 : L'intrus magnifiqueLes pas s'arrêtèrent sur le seuil.Je gardai les yeux fermés, le cœur battant si fort qu'il résonnait dans tout mon corps. J'étais nue, à genoux, offerte, et je sentais son regard sur moi comme une brûlure. L'air frais du couloir caressait ma peau, mais c'était sa présence qui me faisait trembler.Il ne dit rien d'abord. Il resta immobile, silencieux, et ce silence était plus éloquent que n'importe quelle parole. Je l'entendis respirer — une respiration lente, profonde, maîtrisée. Puis il fit un pas. Un seul. Le sol craqua légèrement sous son poids.— Ouvre les yeux, Inès.Sa voix était exactement comme au téléphone : grave, autoritaire, enveloppante. Elle s'insinua en moi comme une caresse interdite. J'obéis, lentement, relevant les paupières.Il se tenait dans l'embrasure de la porte, adossé au chambranle, les bras croisés sur sa poitrine. La lumière du couloir dessinait sa silhouette en contre-jour, mais je distinguai ses traits malgré la pénombre.
Chapitre 6 : L'appel du loupJe n'avais pas dormi.Les premières lueurs de l'aube filtraient à travers les rideaux lorsque mon téléphone vibra sur la table de nuit. Je sursautai, arrachée à mes pensées. Un numéro inconnu s'affichait à l'écran. Mon instinct me souffla de ne pas répondre. Ma main décrocha quand même.— Allô ?Un silence.Puis une voix. Grave. Profonde. Une voix qui semblait venir d'un autre monde, chargée d'une autorité naturelle qui me cloua sur place.— Inès.Ce n'était pas une question. Il prononçait mon nom comme on goûte un fruit défendu, avec lenteur, avec possession. Mon ventre se contracta. Mes cuisses se serrèrent d'elles-mêmes.— Qui êtes-vous ? demandai-je, la gorge sèche.— Tu sais très bien qui je suis.Je fermai les yeux. Darius. Le nom s'imposa dans mon esprit comme une évidence. Mon cœur s'emballa, et une chaleur inattendue se répandit dans mon bas-ventre. Je détestai cette réaction, et pourtant je ne pouvais pas la nier.— Comment avez-vous eu mon numér
Chapitre 5 : Deux queues pour une reineLa nuit était tombée depuis une heure lorsque Marc sonna à ma porte.Je l'attendais dans le salon, vêtue d'un simple peignoir de satin noir qui ne dissimulait rien de mes courbes. J'avais bu deux verres de vin blanc pour me détendre, mais l'alcool n'avait fait qu'attiser le feu qui couvait dans mon ventre. Le pari lancé à mes amies résonnait encore dans ma tête, et je comptais bien le gagner avec éclat.Marc était l'opposé de Kévin. Là où le premier était doux et appliqué, celui-ci affichait une virilité brute, presque sauvage. Il avait les épaules larges, les cheveux ras, un regard noir qui me jaugeait sans ménagement. Il ne me salua pas. Il entra, referma la porte derrière lui, et me poussa contre le mur du couloir.Sa bouche s'écrasa sur la mienne, sa langue forçant mes lèvres sans préambule. Ses mains arrachèrent mon peignoir, le laissant tomber à mes pieds, puis empoignèrent mes seins à pleines paumes. Je gémis dans sa bouche, surprise par






Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.