Beranda / Loup-garou / PASSION IMMORTELLE / Chapitre 1 — Rencontres dans l’ombre

Share

PASSION IMMORTELLE
PASSION IMMORTELLE
Penulis: L'invincible

Chapitre 1 — Rencontres dans l’ombre

Penulis: L'invincible
last update Terakhir Diperbarui: 2025-09-03 04:15:49

Dorian

Le club privé vibre d’une énergie électrique, presque palpable. Les murs sombres, couverts de velours et de miroirs anciens, résonnent des murmures feutrés, des rires étouffés, et du frôlement des corps. Des silhouettes élégantes se mêlent aux ombres, jouant à cache-cache dans la lumière tamisée des lustres dorés. Le luxe est partout, mais il est froid, artificiel. Comme si ce lieu ne respirait qu’à moitié.

Mais mes yeux ne voient qu’elle. Mia. Cette serveuse au pas léger, au visage fermé, à la nervosité contenue. Elle ne fait pas partie de ce monde doré. Elle est un éclat brut dans cet univers de faux-semblants. Son parfum, à la fois doux et piquant, accroche mes sens, réveillant une part de moi que j’avais cru éteinte à jamais.

Je remarque ses mains tremblantes, le léger tressaillement dans sa nuque, comme si elle portait un poids invisible que je reconnais trop bien. Cette vulnérabilité m’attire autant qu’elle me défie. Je suis Dorian, maître d’un empire fait d’ombres et de sang, et pourtant, ce soir, je me sens fragile, dévoré par un désir que je ne peux ignorer.

Je me souviens de mes siècles de solitude, de la froideur qui m’a entouré, du vide que mon pouvoir n’a jamais su combler. Puis, elle est arrivée, une présence inattendue, fragile et féroce, comme un incendie prêt à tout consumer sur son passage.

Je décide de m’approcher, laissant derrière moi les conversations vaines, les regards flatteurs. Mon regard croise le sien. Un frisson me traverse. Elle est la promesse d’un feu dangereux, une énigme que je brûle de déchiffrer. Le monde autour s’estompe, la musique devient un battement sourd dans mes tempes.

Je m’avance lentement, pesant chaque pas, chaque geste, comme un danseur sur le fil du rasoir. Je sais que je joue avec le feu, que cette nuit pourrait me consumer, mais je n’ai jamais eu peur du danger.

Mia

Le poids de la soirée écrase mes épaules. Chaque sourire forcé, chaque geste répété est une épreuve. Je suis Mia, mais ce rôle de serveuse est un masque que je porte pour cacher mes blessures celles que personne ne voit, celles que je refuse de montrer.

Les invités me voient comme un simple objet de passage, une silhouette interchangeable, et pourtant, mon regard observe tout, tout le temps. J’ai appris à ne rien laisser paraître, à rester invisible, à survivre.

Je sens le regard pesant des riches autour de moi, leurs jugements silencieux, leurs attentes voilées. Ce n’est pas un lieu pour moi, ce n’est pas mon monde. Mais ici, je cache un secret, une faiblesse que je protège avec férocité.

Puis, il est là. Dorian. Pas un homme comme les autres, mais une ombre imposante, un roi de la nuit dont la présence écrase tout. Il me regarde comme si je n’étais pas un objet, mais une énigme à déchiffrer. Son regard est un piège auquel je n’ai aucune envie d’échapper.

Je sens mes jambes se raidir, mes mains devenir moites. Le tumulte de la salle s’efface pour ne laisser que lui, son aura sombre, son silence chargé de promesses et de menaces. Je suis prise au piège, et au fond, une part de moi veut rester, vouloir ce qu’il propose même si ça signifie brûler.

Je tente de reprendre mon souffle, de retrouver un semblant de calme, mais c’est impossible. Chaque fibre de mon être est tendue vers lui, comme si je savais que ce moment allait changer ma vie.

Dorian

Je franchis la distance entre nous, mes pas résonnant comme un battement de cœur dans le silence entre deux notes de musique. Je veux sentir sa peur, son désir, cette énergie qui brûle sous sa peau. Je la trouve là, fragile et forte à la fois, suspendue dans un équilibre précaire.

Ma main cherche la sienne, effleurant sa peau tremblante alors qu’elle repose un verre sur le comptoir. Ce contact, minuscule mais chargé d’une intensité sourde, allume un feu que je croyais éteint.

« Mia », je murmure, le souffle chaud contre sa peau, « tu m’appartiens. »

Ce ne sont pas que des mots. C’est une déclaration, une promesse, un ordre enveloppé d’une tendresse noire. Je vois ses yeux s’ouvrir un peu plus, son souffle se couper.

Elle est à moi, enfin !

Je ne peux m’empêcher d’imaginer ses nuits, ses peurs, ses rêves cachés. Ce n’est pas seulement un désir charnel, c’est un besoin d’âme, un appel à réparer ce qui a été brisé en moi.

Mia

Le murmure de son nom est une lame de feu qui découpe mes défenses. J’ai envie de fuir, de me cacher, de repousser cette attraction dangereuse, mais mon corps refuse. Il s’accroche à ce contact, à cette voix, à cette présence qui me consume.

Autour de nous, le monde s’efface. Je ne vois plus que ses yeux sombres, qui promettent le pire et le meilleur. Je suis prise dans un tourbillon d’émotions contradictoires la peur, le désir, la rage, la solitude.

Je veux croire que je peux résister, que je peux tenir tête à cet homme. Mais déjà, une part de moi se laisse séduire, se laisse consumer par cette promesse d’interdit.

Ce soir, je ne suis plus seulement une serveuse fatiguée. Je suis celle qui va basculer, celle qui va brûler. Dorian m’a déjà marquée, et je sais que je ne serai plus jamais la même.

Dorian

Je ne peux détacher mes yeux d’elle. Chaque minute qui passe me rapproche d’un abîme dont je ne veux pas sortir. Mia est plus qu’une proie ; elle est un feu que je dois dompter, un secret que je veux garder contre moi.

Je m’imagine déjà la prendre dans mes bras, sentir son souffle contre ma peau glacée, entendre ses soupirs dans la nuit. Cette femme est une énigme, un défi, un avenir.

Je glisse un doigt le long de sa mâchoire, capturant son regard. « Laisse-toi aller, Mia. Ce soir, tu n’as plus rien à craindre. »

Et dans ce club enfumé, entre les murmures et les ombres, une chose est certaine : ma vie vient de changer pour toujours.

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • PASSION IMMORTELLE   Chapitre 80 – La Femme Sans Passé 6

    MiaLa journée passe ainsi. Puis une autre. Puis une autre encore.Dorian m'apprend le calme, la respiration, le toucher des fils. Il m'apprend à bloquer un coup, à esquiver, à tomber sans me faire mal. Il m'apprend à reconnaître les plantes, à lire les traces, à écouter le silence.Et chaque nuit, il me raconte un souvenir.La première fois qu'il m'a vue. La première fois que j'ai brisé un sceau devant lui. La première fois que je l'ai fait rire. La première fois que j'ai pleuré dans ses bras.Ses histoires deviennent mes histoires. Pas des souvenirs, pas encore. Mais des points d'ancrage. Des preuves que j'ai existé, que j'ai vécu, que j'ai aimé avant même de savoir qui j'étais.Le huitième jour - ou ce que je crois être le huitième jour - ils reviennent.Je les sens avant de les voir. Les fils autour de nous vibrent, s'agitent, sonnent l'alarme dans une langue que je commence à comprendre.— Ils arrivent.Je dis sans ouvrir les yeux.Dorian, qui m'observait, se lève d'un bond.— Co

  • PASSION IMMORTELLE   Chapitre 79 – La Femme Sans Passé 5

    MiaNous marchons toute la nuit.Ou ce qui ressemble à la nuit. Ici, le temps n'a pas de vrai sens. Parfois le ciel s'assombrit, parfois il s'éclaircit sans raison. Dorian guide, lisant des signes que je ne vois pas dans la pierre, la mousse, la direction du vent.Vers l'aube - si c'est l'aube - nous trouvons un refuge. Une grotte, creusée par l'eau dans la roche, assez profonde pour nous cacher tous les deux.— On va dormir un peu.Décide Dorian.— Après, je commence à t'apprendre.— Quoi ?— Tout. Ce que tu as oublié. Comment utiliser ton pouvoir. Comment survivre. Comment reconnaître les pièges, les mensonges, les dangers. On n'a peut-être pas beaucoup de temps, alors on va en faire le meilleur usage possible.Il s'assoit contre la paroi, dos à la pierre. Je m'installe à côté de lui, pas tout à fait assez près, pas tout à fait assez loin.— Raconte-moi quelque chose.Je demande.— Avant de dormir. Raconte-moi un souvenir de nous. Un bon.Il réfléchit.— Le couloir de brume.Dit-il

  • PASSION IMMORTELLE   Chapitre 78 – La Femme Sans Passé 4

    MiaIl fait un signe. Ses hommes se déploient, commencent à nous encercler.Je sens mon corps réagir avant même que ma pensée ait le temps de se former. Une chaleur dans mes paumes. Une tension dans l'air autour de moi. Comme si quelque chose en moi s'éveillait, reconnaissait le danger, se préparait à frapper.— Mia, non.Dorian lance sans me regarder.— Pas maintenant. Tu n'es pas prête.— Je ne peux pas rester sans rien faire.— Si. Tu peux. Et tu vas le faire. Parce que si tu utilises ton pouvoir sans contrôle, tu pourrais nous tuer tous. Ou pire.— Quoi, pire ?— Attirer l'attention de choses que nous ne voulons pas voir. Des choses qui dorment dans les failles du monde. Des choses qui se réveillent quand une Briseuse perd le contrôle.Je sens la chaleur diminuer un peu. Pas disparaître. Juste... attendre.Les hommes continuent d'avancer. Le cercle se resserre.Dorian soupire. Il a l'air fatigué, soudain. Fatigué et résigné.— Je vais devoir vous tuer.Dit-il, comme on annonce la

  • PASSION IMMORTELLE   Chapitre 77 – La Femme Sans Passé 2

    MiaLe vent souffle entre nous, chargé de brume et de froid. Je le regarde, cet homme si vieux et si vulnérable, et quelque chose s'ouvre dans ma poitrine. Pas un souvenir. Pas une image. Juste une émotion, pure et puissante, qui n'a pas besoin de passé pour exister.— Je ne me souviens pas de toi.Je dis lentement.— Je ne me souviens pas de nous. De ce qu'on a vécu, de ce qu'on s'est dit, de ce qu'on s'est promis. Mais je sais une chose.— Quoi ?Je m'approche de lui. Je pose ma main sur son cœur. Je le sens battre, fort et vite.— Quand tu es près de moi, je me sens bien. En sécurité. Entière. Comme si toutes les pièces éparpillées de moi-même trouvaient leur place sans que j'aie besoin de savoir pourquoi. Peut-être que l'amour, le vrai, n'a pas besoin de mémoire. Peut-être qu'il vit dans le corps, dans le sang, dans cette façon qu'ont mes doigts de chercher les tiens sans que je le décide.Il tremble. Je sens ses épaules trembler sous mes mains.— Mia...— Je ne sais pas qui j'éta

  • PASSION IMMORTELLE   Chapitre 76 – La Femme Sans Passé 1

    MiaIl raconte.Sa voix est douce, patiente, comme s'il avait toute l'éternité devant lui. Il parle d'une femme qui tenait tête aux tyrans, qui brisait les chaînes invisibles du monde, qui regardait la mort dans les yeux sans ciller. Il parle d'une incendie, d'une petite fille sur une pelouse, d'une vie de solitude et de peur avant qu'elle ne découvre ce qu'elle était vraiment.Il parle de moi.Et je l'écoute comme on écoute la histoire de quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'intéressant, quelqu'un de courageux, quelqu'un que j'aurais aimé connaître. Mais pas moi. Pas vraiment moi.— Tu ne te souviens de rien ?Il demande pour la troisième fois.— Non. Désolée.— Ne t'excuse pas. C'est moi qui devrais m'excuser. C'est à cause de moi que...Il s'arrête, passe une main sur son visage.— À cause de toi que quoi ?— Rien. Plus tard. Trop tôt.Je fronce les sourcils. Il y a quelque chose qu'il ne me dit pas. Quelque chose de douloureux, à en juger par la façon dont ses mâchoires se serrent quand

  • PASSION IMMORTELLE   Chapitre 75 – La Dette du Sang 3

    MiaIl ouvre les yeux. Ils sont humides, ses yeux gris, humides d'une eau que je n'aurais jamais cru possible.— Pourquoi ?Murmure-t-il.— Pourquoi moi ? Après tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai été, pourquoi est-ce que tu donnerais tout pour moi ?Je réfléchis une seconde. Puis je souris, un sourire tremblant, mouillé de larmes.— Parce que tu es resté.Je dis.— Parce que quand j'avais peur, tu es resté. Parce que quand je doutais, tu es resté. Parce que quand je t'ai montré le pire de moi-même, mes peurs, mes faiblesses, ma terreur de revivre l'incendie... tu es resté. Personne n'est jamais resté, Dorian. Personne. Et toi, tu es resté.Il attrape ma main, la porte à ses lèvres. Embrasse ma paume. Mes doigts. Mon poignet.— Je ne mérite pas ça.— Ce n'est pas une question de mérite.— Je ne pourrai jamais te rendre ce que tu vas perdre.— Alors tu passeras ta vie à essayer. Et ça me va.Le livre, derrière nous, émet une lueur douce. Le soleil doit baisser, dehors, dans le mond

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status