LOGINUn lourd silence s'installa dans la salle, seul les regards se rencontraient à tour de rôle sans pour autant articuler le moindre mot. La visite, l'audace de Raymond avait fermé leurs bouches.
Humilié par son autorité, le parrain se leva, retira un couteau de sa manche qu'il lança vers l'angle opposé de la pièce. Le couteau dansa, obéit à la direction projetée et s'arrêta sur une image. C'était un tableau, une collection datée des années voir des siècles, mais le couteau l'avait détruit en quelques secondes. Satisfait, de ce qu'il venait de faire, il se tourna enfin vers ses associés qui essayaient toujours de se cacher.
- J'aimerais que vous détruisiez ce pauvre avocat, menace t'il, il a osé me défier ? Moi ? Vincenzo ?
- Je vous en fais la promesse de m'en occuper, promis Maurice.
- Tu as intérêt Maurice, tu as intérêt.
Le parrain se tourna enfin vers Élise.
- Élise, si cet homme a osé nous manquer du respect, c'est à cause de toi, je t'ai toujours dit ici de bien t'occuper des filles et de ne jamais leur laisser clean pour qu'elle puisse en faire des témoignages. Et d'avoir un œil sur eux. Voilà où nous en sommes maintenant.
- C'était une erreur, fit-elle et je vous promets de me rattraper.
- Faites-en le nécessaire.
Il fit le tour de la salle jusqu'à s'arrêter devant le tableau qui avait reçu le coup de couteau. Au lieu de retirer le couteau tranquillement, il l'attrapa et le traîna jusqu'à en bas avec une rage.
- Détruisez-le comme je l'ai fait avec ce tableau qui vaut des millions de dollars.
Il saisit ensuite son couteau et se retourna à sa place. Au lieu de s'asseoir pour poursuivre la séance, il s'arrêta, regarda eux tous à tour de rôle.
- Si vous rencontrez un souci, faites-moi savoir.
Sur ces mots, il sortit avec ses hommes laissant ses associés poursuivre la réunion afin de mettre en place une stratégie pour anéantir Raymond.
***
Présentement...
La voiture de Sergio s'arrêta soudainement dans un grand parking. C'était le parking d'une grande concession, une maison à étage qui disposait de plusieurs appartements dont celui de Sergio s'y trouvait. Il coupa le moteur, s'adossa à son siège comme si ce qu'il venait d'entendre était hors de son porté.
- Je suis désolé si j'ai été très loin, mais crois-moi Sergio, ces hommes sont des criminels.
- Tu aurais pu m'en parler Raymond, s'énerva Sergio. Penses-tu pouvoir t'en sortir après avoir tenu tête à un groupe de mafieux ?
- Je sais que je mettais mon pied dans un champ de mines, dit Raymond.
- Voilà que tu es coincé ! Es-tu capable de quitter ce champ sans pour autant te faire griller par l'une des mines ? demanda Sergio d'un ton ferme.
- L'enregistrement !
- Penses-tu le faire à l'aide de l'enregistrement ?
- Oui, l'enregistrement est ma porte de sortie.
- Où l'as-tu déposé ? As-tu des copies, j'espère ?
- Oui, répondit Raymond, mais là où il est, c'est loin.
- Peut-être que tu dois encore ta vie à cet enregistrement et si jamais un jour, ils apprennent que tu l'as perdu ou quoi que ce soit, crois-moi mon ami, ils te tueront.
- Ils ne feront pas une telle chose.
- C'est ce que tu penses, Raymond, moi, ce n'est pas ma philosophie. Dis-moi, concernant l'affaire de cette fille, qu'en est-il de la suite ?
- La femme a versé quelque chose pour elle, mais pas assez et...
- C'était grâce à ton enregistrement, compléta Sergio.
- Oui, confirma Raymond.
- Si tu détiens un enregistrement ou une preuve qui consiste une menace pour eux, pourquoi chercheront ils à te tuer ou à te piéger ? demanda Sergio.
- Peut-être qu'ils veulent me voir disparaître ou me faire payer quelque chose. Écoute Sergio, dit Raymond en regardant ce dernier droit dans les yeux, si tu sens que cette affaire te dépasse, si tu te sens en danger, tu peux encore te retirer. Je ne t'en voudrais pas pour ça parce que je ne permettrai pas qu'il puisse t'arriver quelque chose de grave.
- Tout compte fait, je suis déjà impliqué et je ne compte pas te laisser tomber ou t'abandonner. Maintenant, nous allons commencer avec les enquêtes. Vous avez des caméras de surveillance n'est-ce pas ?
- C'est la moindre des choses, mais est-ce qu'ils te laisseront voir les vidéos de surveillance sans un mandat ? Il te faudra avoir un appui juridique.
- Oui, c'est vrai, approuva Sergio.
- As-tu pensé à quelqu'un en particulier ?
- Oui, mais je ne sais pas si je dois encore continuer de lui faire confiance avec tout ce qui vient de se passer, c'est juste bizarre.
- La meilleure manière de savoir si elle est honnête ou pas, c'est de lui tendre un piège et on verra par la suite. Ou de la voir à tes côtés. Promets-moi d'être prudent s'il te plaît, je ne me le pardonnerais jamais s'il t'arrivait quelque chose.
- Sois sans crainte mon ami, je t'en fais la promesse. Rentrons, tu devrais être fatigué.
Les deux portières s'ouvrirent simultanément. Les deux descendirent, refermèrent les portes au même moment avant de prendre le chemin de l'entrée.
De l'autre côté du parking, précisément à vingt mètres d'eux, se trouvait une moto verte. Vertu d'une chemise noire, casque à la tête, l'occupant observait les deux de loin. Après avoir eu la certitude qu'ils avaient disparu derrière la porte d'entrée, il enleva son casque, reflétant enfin son visage mystérieux. Un visage marqué par des années de sacrifice, sur son épaule se trouvait un grand tatouage de dragon, accompagné des cicatrices de couteaux, marquant ainsi son rôle important dans la triade.
Surnommé le dragon, il était le bras droit de Maurice, chargé d'espionner, de voir si la voie était libre, de confirmer si tout allait se passer comme prévu, bien analyser sans pour autant laisser la moindre erreur sur son passage.
Lentement, il descendit de sa moto, enfila deux gants noirs. Techniquement, il balaya le parking d'un regard attentif, repérant les caméras qui s'y trouvaient. Tout doucement, il s'approcha de la voiture de Sergio, fouilla dans sa poche et en sortit une clé, à peine avait-il inséré que la voiture avait commencé par crier. Pris au dépourvu, il se dépêcha et se réfugia rapidement derrière une voiture qui se trouvait là.
En son temps, Sergio qui avait oublié de prendre un dossier apparut derrière la porte, il s'empressa de se dépêcher vers sa voiture, inséra sa clé, l'ouvrit et vérifia si quelqu'un avait pris quelque chose.
- Sûrement, que c'était un passant qui l'aurait heurté, fit-il, mais je n'ai pas rencontré quelqu'un. Qui ça pourrait être ?
Il vérifia les alentours de sa voiture, referma la porte et se retourna.
Fier de ne pas être démasqué, le dragon sortit de sa cachette, enleva ses gants, ajusta sa chemise, s'empressa et se glissa dans la maison rattrapant Sergio qui était sur le point de prendre son ascenseur. Il monta avec lui, laissa un sourire trompeur sur son visage. Au lieu d'appuyer sur un bouton, il se contenta du nombre d'étages choisi par Sergio.
Lorsque l'ascenseur s'ouvrit, il fit semblant de se diriger vers une chambre, observant gentiment Sergio avec stratégie jusqu'à ce que ce dernier ouvrît son appartement. L'homme se retourna, vérifia les caméras aux alentours de la pièce, analysa les angles et reprit l'ascenseur pour descendre.
De retour vers sa moto, il enfila son casque, mit le moteur de sa moto en marche et quitta le parking en toute vitesse.
***
La tension était dans l'air, apprenants la libération conditionnelle de Raymond, ils étaient tous réunis afin de mettre l'histoire au clair.
- Je pensais que cette inspectrice ferait tout pour amener cet homme au tapis ? s'agita Pablo.
- Ce n'est pas de sa faute, dit Brian, elle a fait le nécessaire, mais cet avocat ne s'est pas laissé faire. Elle s'est même attirée des ennuis à cause de nous.
- Toujours les avocats, avocats, avocats, répéta Élise.
- Nous ferons mieux d'éliminer ces avocats pour avoir la paix. Ou est scorpion ? demanda Pablo en se tournant vers Maurice.
- Il ne devrait pas tarder.
Ils étaient tous là, attendant impatiemment cet homme, le seul et redoutable scorpion. Plus ils étaient pressés, plus les minutes qui défilaient, devenaient de plus en plus un lourd fardeau.
Soudain, la porte s'ouvrit sur ce scorpion, eux, tous se redressèrent.
- Enfin, tu es là ? bondit Maurice. Alors ? s'empressa-t-il, qu'as-tu trouvé sur lui ?
- Il vit dans un appartement, répondit scorpion, précisément au troisième étage, deuxième porte.
- As-tu la confirmation que Raymond est avec lui ? demanda Pablo.
- Oui, j'ai la confirmation, je les ai vus, tous les deux sortirent de la voiture pour l'appartement.
- Et la suite ?
- J'ai analysé le parking, la maison. Il y a des caméras. Deux dans le parking, deux à l'intérieur avant de prendre l'ascenseur.
- Tu veux dire que ces caméras sont braquées sur l'ascenseur ou quoi ? Au point de voir tous ceux qui montent et qui redescendent ?
- Oui, c'est exactement ça.
- Et le haut ? Intervint Élise, y a-t-il combien ?
- Au troisième étage, il a quatre caméras, un qui fait face à l'ascenseur, deux qui se regardent dans le couloir et enfin un qui est au centre.
- Un autre aspect ? demanda Maurice.
- Oui, répondit scorpion, la salle de contrôle se trouve au dernier étage, c'est-à-dire au quatrième.
- Comment allons-nous procéder pour nous infiltrer ? Ou c'est quoi le plan ?
- Le plan, c'est de tuer ou de les piéger, fit Maurice, tous ceux qui tentent d'aider nos ennemis sont aussi nos ennemis. Si nous allons infiltrer la maison, il nous faudra quelqu'un qui s'y connaît correctement en informatique et...
Eux tous se tournèrent vers Brian.
- Quoi ? s'enquit il.
- Nous aurons besoin de quelqu'un qui s'y connaît pour nous pirater les caméras et...
- Non, pas mon cousin, refusa Brian.
Brian avait un cousin, un génie, un hacker de haut niveau, il le sollicitait très souvent pour effacer des traces ou l'infiltré dans une base de données. C'était un dieu des ordinateurs, pour lui, les claviers sont comme des jeux, des boutons qu'ils pouvaient manipuler même en dormant. Malheureusement, les deux s'étaient déclaré la guerre, Brian aurait offensé son cousin qui depuis, n'osait plus lui adresser la parole si bien qu'il était le seul qui pouvait les aider dans un moment pareil.
- Vous savez que nous nous parlons plus depuis quelque temps, fit-il en se levant.
- Certes, mais nous avons besoin de lui, se lamenta Maurice, ton cousin est trop doué pour nous faciliter la tâche. Nous devons commencer par mettre en place un plan pour faire retourner Raymond en prison et toi-même tu sais très bien que si le parrain apprend que le plan que nous avons établi n'a pas abouti, nous en sommes foutu. Soit nous lui servirons Raymond sur un plat d'argent, soit nous allons l'envoyer au plus profond d'un trou.
- Je pense qu'il a raison Brian, attesta Pablo. C'est maintenant ou jamais.
- Vous connaissez bien mon cousin, il se prendra pour un dieu alors qu'il n'en est pas un.
- Tâche-toi de fermer les yeux sur ça, fit Élise, c'est ton cousin après tout.
- Tu as toujours refusé à nous qui sommes ici de le prendre sous nos ailes, lança Maurice.
- Et je sais pourquoi et vous tous ici, vous le savez. S'il lui arrivait quelque chose, je serais entièrement responsable et mon oncle me le pardonnera jamais pour avoir entraîné son fils dans ce truc.
- Mais ce qu'il fait peut le conduire à sa perte, à quoi bon d'être un bon hacker et de ne pas appartenir à une organisation officiellement ? Et de rester loin ? La police peut le choper à tout moment.
- Trêve de bavardage les gars, stoppa Élise, Brian, tu nous aides ou pas ?
- D'accord, je le ferai. Quand est-ce que nous aurons besoin de lui ?
- Aujourd'hui ou demain. Vous avez des propositions ? On fait quoi ?
Les heures qui suivirent furent remplies de propositions jusqu'à ce qu'ils en sortent enfin un gros plan. Conscient de l'ampleur des choses, Brian décida de rendre une petite visite à son cousin.
Deux mois plus tard... Chose promise, chose faite : Raymond réussit à obtenir une grâce pour Vincenzo, qui put ainsi assister au mariage de sa fille. L’église catholique était pleine à craquer. Des invités venus des quatre coins du monde étaient là pour honorer les deux mariés. Parmi eux se trouvaient la mère d’Isabella, le Boss, vêtu d’un costume élégant, assis au premier rang, et plusieurs policiers en civil disséminés dans la foule. Sur l’autel se tenait le prêtre, accompagné du futur marié, vêtu d’un costume sur mesure. Raymond attendait calmement l’arrivée de sa bien-aimée. À ses côtés se trouvaient William et ses anciens camarades de prison, tous habillés avec élégance, servant de garçons d’honneur. Soudain, la grande porte de l’église s’ouvrit sur Isabella, au bras de son père. Les deux avancèrent lentement jusqu’à l’autel. Le prêtre annonça le début de la cérémonie, qui dura près de cinquante minutes.- Y a-t-il quelqu’un ici qui s’oppose à cette union ? demanda le prê
Les yeux du Parrain s’écarquillèrent. Sa fille ? Enceinte de son ennemi ? Que la vie était pleine de surprises.- Tu aimes vraiment cet homme ? demanda Vincenzo.- Oui, papa, répondit-elle en caressant son ventre.- Si tu tiens vraiment à lui, tu as ma bénédiction, ma chérie.- Merci, papa. Père et fille s’enlacèrent à nouveau.- Il est temps de partir, dit le policier en prenant Vincenzo par les bras.- Mon avocat te contactera, chérie, murmura Vincenzo à l’oreille de sa fille. Prends soin de toi et de cet être qui se trouve en toi.- Toi aussi, papa. Vincenzo suivit le policier. Arrivé à la hauteur de Raymond, il s’arrêta. Les deux hommes se regardèrent quelques secondes. Vincenzo se retourna pour voir sa fille, qui pleurait à chaudes larmes.- Je te confie ma fille, dit Vincenzo. Prends soin d’elle. Ne la punis pas pour ce que nous t’avons fait subir. Je te demande pardon. J’espère que tu trouveras la force de nous pardonner. Raymond hocha la tête. Vincenzo se laissa emmener
Raymond fit signe à l’un de ses hommes, qui s’empressa d’allumer l’écran. La première image qui apparut glaça Isabella : son père se trouvait à l’écran, entouré de ses ministres et de ses complices.- Papa, s’étonna-t-elle.’hui, un parrain de la mafia a surpris tout le monde : il s’est livré de lui-même à la police, reconnaissant les crimes qu’il a commis. Parmi eux, l’affaire de Monsieur Raymond, souvenez-vous, cet avocat accusé d’être responsable de plusieurs meurtres. Nous venons d’apprendre, de la bouche même du parrain, que les preuves contre lui avaient été falsifiées.Tous les membres de son organisation ont été arrêtés hier soir grâce à une enquête menée par deux hommes de justice restés anonymes. Autre révélation : Sergio, l’ancien avocat de Monsieur Raymond, qu’on croyait mort, est bel et bien vivant.Beaucoup de questions se posent : pourquoi le parrain a-t-il choisi de se rendre ? Était-ce par respect ou par peur
Il s’interrompit, puis raconta toute l’histoire à sa fille, sans omettre le moindre détail. Isabella resta pétrifiée. Tout ce que Raymond lui avait dit correspondait à ce que son père venait d’avouer.- Alors pourquoi m’avoir menti, papa ? Pourquoi m’avoir dit qu’il était un assassin ?- Parce que je ne voulais pas que tu sois avec mon ennemi. Je n’arrivais pas à l’accepter jusqu’au jour où tu as pris une balle qui était destinée à Raymond. Ce jour-là, j’ai compris que si je continuais, je te perdrais. Pardonne-moi, ma fille.- Papa, pourquoi ?- Je suis sincèrement désolé, chérie.- Alors, j’aimerais que tu te rendes, dit Isabella d’une voix ferme.- Tu veux que je me rende à la police ? demanda Vincenzo, surpris.- Oui, papa. Si tu es vraiment désolé, si tu regrettes tout ça, rends-toi. Dis-leur la vérité.- Je ne peux pas, chérie. C’est impossible.- Si tu désires bénéficier de mon pardon, rends-toi papa. C'est la seule option. Vincenzo baissa la tête. Il n’aurait jamais imagin
Une semaine plus tard... Ce soir-là, Isabella s’était rendue à l’aéroport pour accueillir son homme. Entourée de quatre gardes, elle se tenait à l’entrée, prête à bondir. Chaque fois qu’une personne sortait, elle se dressait sur la pointe des pieds pour voir si c’était lui. L’attente dura une dizaine de minutes avant que Raymond n’apparaisse enfin. Elle courut vers lui et se jeta dans ses bras. Les deux se serrèrent longuement, comme pour rattraper le temps perdu. À côté de Raymond se trouvaient William, Pierrot, Sergio et quelques hommes.- Bonne arrivée, chéri, dit Isabella en le serrant fort.- Merci, ma chérie. Tu m’as beaucoup manqué.- Toi aussi. Isabella se tourna ensuite vers les compagnons de Raymond.- Soyez les bienvenus, fit-elle poliment.- Merci, répondirent-ils- Raymond, on se voit demain, ajouta William. Je m’occuperai de ce dont nous avons parlé.- D’accord. Sur ces mots, William fit un clin d’œil à Pierrot, qui entraîna Sergio vers l’une des voitures. Après
Silence total. Il posa la main sur la poignée et ouvrit. L’un de ses hommes, accroché à la porte, tomba sur lui. Sergio laissa échapper un cri.- C’est quoi, ça ? hurla-t-il. Il repoussa le corps, se leva et sortit, cherchant à comprendre. C’est alors qu’il reçut un violent coup à la tête. Pierrot sortit son téléphone et appela William.- La voie est libre, fit-il. Sergio fut ligoté dans son bureau. Ses hommes, eux, étaient attachés sur le même lit dans l’une des chambres. Quelques minutes plus tard, Raymond arriva avec William et deux autres.- Tu as fait du bon travail, félicita Raymond. Je suis vraiment ravi. Ce plan est un chef-d’œuvre.- Je suis heureux que cela te plaise. Voilà ton homme. Il ne tardera pas à se réveiller. Raymond tira une chaise et s’assit face à Sergio, attendant son réveil. Cinq minutes… dix minutes…vingt minutes passèrent avant que Sergio n’ouvre enfin les yeux. Il tenta de se débattre, mais c’était impossible.- Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous vou







