ログインChapitre 15ZoéIl est vingt-trois heures quand j'entends des pas dans l'escalier.Je suis dans ma chambre, allongée sur le lit, les yeux fixés au plafond. Je n'arrive pas à dormir. Depuis ce matin, depuis la cuisine, depuis ses mains sur moi, mon corps est en feu.Les pas s'arrêtent devant ma porte.Trois secondes de silence.Puis on frappe.— Zoé ?Sa voix. Grave, basse. Je me redresse, le cœur soudain emballé.— Oui ?— Je peux entrer ?Je devrais dire non. Je devrais inventer un prétexte, dire que je suis fatiguée, qu'il est tard.— Oui.La porte s'ouvre. Il est là, dans l'encadrement. Il porte un simple sweat à capuche gris, un jean noir. Ses cheveux sont en désordre, comme s'il avait passé ses mains dedans des centaines de fois.Il referme derrière lui.— Max, qu'est-ce que...— J'arrête pas de penser à toi.Les mots tombent, simples, bruts. Il s'approche du lit, s'arrête à un mètre de moi.— Depuis ce matin. Depuis la cuisine. Depuis que t'es arrivée. Depuis le mariage. Depuis
Chapitre 14ZoéJe suis dans ma chambre, le dos contre la porte fermée, le souffle court.Mon cou brûle là où sa bouche est passée. Mes fesses gardent la mémoire de ses doigts serrés. Mon corps entier vibre encore de ce qui vient de se passer, de ce qui a été interrompu, de ce qui aurait dû arriver.Thomas. Ce petit morveux a le timing parfait.J'enfouis mon visage dans mes mains et je ris nerveusement. Une seconde, j'étais à deux doigts de toucher son torse nu. À deux doigts de sentir sa peau sous mes doigts. À deux doigts de...Mon téléphone sonne.Je sursaute, je regarde l'écran.Papa.Mon cœur rate un battement. La culpabilité me frappe en plein ventre, froide, violente. Je décroche en essayant de contrôler ma voix.— Allô ?— Ma puce ! Ça va ?Sa voix est joyeuse, détendue. Il est à des milliers de kilomètres, en train de vivre sa lune de miel, et moi je viens de me faire peloter par son meilleur ami dans sa cuisine.— Oui, ça va, je dis en m'asseyant sur le lit. Et toi ?— Trop
Chapitre 13 Zoé L’air était chargé d’une tension électrique, presque palpable, comme avant un orage. Zoé sentit son souffle se bloquer quand les doigts de Max s’enfoncèrent plus profondément en elle, ses jointures effleurant cette partie sensible qui la faisait déjà trembler. Elle avait les paumes plaquées contre le bord du plan de travail, les doigts crispés sur le stratifié froid, comme si elle pouvait encore s’accrocher à uneonce de raison. Mais son corps trahissait chaque pensée cohérente. Une chaleur liquide coulait entre ses cuisses, et elle serra les dents pour étouffer le son qui montait dans sa gorge—un mélange de frustration et de plaisir pur, brut.Max ne lui laissa pas ce luxe.D’un mouvement fluide, il fit pivoter son bassin contre le sien, l’écrasant presque contre le meuble. Son autre main remonta le long de son ventre, soulevant le t-shirt jusqu’à découvrir ses seins, avant de les empaumer avec une possession qui la fit gémir malgré elle. Ses tétons durcirent sous se
Chapitre 12 Zoé Je me suis traînée jusqu’à la cuisine, les pieds nus sur le carrelage froid, le t-shirt large de son équipe de foot—celui que j’avais chipé un soir où il l’avait laissé traîner sur le dossier d’une chaise—tombant juste assez bas pour couvrir mon cul, mais pas assez pour cacher grand-chose si je me penchais. Je n’avais pas enfilé de culotte. Pas par calcul, enfin… pas totalement. Juste parce que j’avais la flemme, et puis merde, c’était ma cuisine.Le frigo a grogné en s’ouvrant, et j’ai tendu le bras vers l’étagère du haut où traînait la boîte de lait entamée. Mes doigts ont frôlé le carton, mais il était juste hors de portée. J’ai soupiré, me suis mise sur la pointe des pieds, les orteils crispés contre le sol, les muscles des mollets qui tiraient. Rien. Toujours trop court. Putain. J’ai essayé de me hisser un peu plus, le t-shirt remontant sur mes hanches, l’air frais de la cuisine effleurant le bas de mon dos. J’ai senti le tissu glisser contre ma peau, et j’ai se
Chapitre 11 Zoé Le silence qui suivit mon orgasme était assourdissant, un vide sonore où ne résonnait plus que le martèlement de mon cœur dans ma poitrine. J'étais étendue sur le dos, les membres lourds comme du plomb, la peau moite et collante contre les draps. L'odeur de mon sexe, de ma sueur, emplissait la pièce, un parfum animal et salé que je trouvais à la fois délicieux et honteux. Le vibro rose, gorgé de ma chaleur, reposait inerte à côté de ma main. Je fermai les yeux, savourant cette langueur, cette sensation d'être parfaitement vidée et comblée tout à la fois. C'était à moi. Ce plaisir, cette révolte, cette petite mort personnelle. Personne ne pourrait me l'enlever.C'est alors que j'entendis le bruit. Un léger grincement du parquet dans le couloir, juste devant ma porte. Mon sang se glaça dans mes veines. J'avais fermé à clé. J'en étais certaine. Mon corps se crispa, les muscles se tendant d'appréhension. Le bruit se répéta, plus proche cette fois, suivi d'un déclic sourd
Chapitre 10ZoéJe tourne en rond dans mon lit depuis ce qui me semble une éternité.Mes draps sont trempés, pas de sueur, de frustration. Mon corps entier est en feu, tendu, vide, inachevé. Chaque fois que je ferme les yeux, je revois la scène du salon. Ses mains sur mes hanches. Sa bouche sur la mienne. Cette seconde où j'ai cru qu'enfin, enfin, il allait craquer.Et puis le vide. La porte qui claque. Le silence.J'ai besoin de mon vibro.Cette pensée me frappe comme une évidence. Je peux pas dormir sans. Je peux pas me calmer sans. Et il me l'a pris, le salaud. Il me l'a confisqué comme si j'étais une gamine à qui on retire un jouet.Tant pis. Je vais le récupérer.Je me lève sans faire de bruit. La maison dort. Thomas dans sa chambre, Max dans la sienne. Dehors, la lune éclaire faiblement le couloir. Je marche sur la pointe des pieds, le cœur battant.La chambre de Max est au bout.J'ouvre la porte doucement. Elle grince un peu, je me fige. Rien. Aucun bruit. Je glisse à l'intérie
NOUVELLE HISTOIRE TITRE : TROIS SEMAINES POUR S'AIMERPROLOGUE— Embrasse-moi.— Ton père ne va pas aimer.— Je m'en fous.Il ne m'embrasse pas. Il me soulève et me dépose sur la table. Je porte une chemise longue, celle que je lui avais volée une fois, juste pour son odeur.Sa main effleure ma cu
Chapitre 43 — ÉpilogueCinq ans plus tardElaraLe soleil se levait sur la propriété.J'étais assise sur la terrasse, une tasse de thé entre les mains, à regarder les premières lueurs du jour embraser le parc. Le lac reflétait le ciel rose et or. Les oiseaux chantaient. Tout était calme.Tout était
Chapitre 42 ELARA Notre nuit de noces venait à peine de commencer, mais je savais déjà que ce serait gravé dans ma mémoire pour l'éternité. Après cette première fusion si lente et tendre, où nos âmes semblaient s'être dissoutes l'une dans l'autre, un nouveau feu commençait à crépiter sous ma peau
Chapitre 41ElaraLe jour de mon mariage, je me suis réveillée avant le soleil.Mon cœur battait si fort que j'entendais ses pulsations dans mes oreilles. J'étais allongée dans mon lit, dans ma chambre de la propriété, à regarder le plafond en repensant à tout ce qui m'avait menée jusqu'ici.Une se







