MasukClaraTrois jours après l'incident avec Maxime, Alexandre me fait une nouvelle proposition.— Je veux qu'on emménage ensemble, dit-il un soir au dîner. Vraiment ensemble. Plus de va-et-vient entre ton appartement et le mien. Plus de nuits séparées quand on se dispute. Plus d'incertitude. Je veux qu'on vive ensemble.Il me regarde avec espoir, avec attente, avec cette intensité qui me fait fondre et qui m'effraie en même temps.Je repose ma fourchette. Je prends une gorgée d'eau. Je gagne du temps.— Alexandre... je ne suis pas prête.
Il retire sa main. Il sourit. Il se lève, prend son verre, retourne à son bureau.— Finis ton verre, dit-il. Et rentre chez toi. Il t'attend.Je finis mon vin. Je me lève. Je prends mon sac. En passant devant lui, je m'arrête une seconde.— Merci, Maxime. Pour ta franchise. Pour ton honnêteté.— Merci à toi. D'être qui tu es.Je sors. Dans l'ascenseur, dans la rue, dans le métro, ses mots résonnent en moi. Il finira par te faire souffrir. Tu mérites mieux. Je serai là.Je re
ClaraDeux semaines après les tests, la vie a repris son cours.Je travaille toujours à la communication. Alexandre est toujours directeur marketing. Nous nous croisons dans les couloirs, nous déjeunons parfois ensemble, nous rentrons le soir dans son appartement ou dans le mien, nous faisons l'amour, nous dormons enlacés, nous nous réveillons ensemble.Tout est presque parfait. Presque.Parce qu'il y a Maxime.Il n'a pas renoncé. Il ne renonce jamais. C'est ce qui fait de lui un bon chef de projet, un excellent strat
Il m'embrasse. Un baiser différent de celui de la veille. Plus joyeux, plus léger, plus vivant. Un baiser de renaissance.Ses mains glissent sur mon corps. Elles ne tremblent plus. Elles sont assurées, confiantes, amoureuses. Elles redécouvrent chaque parcelle de ma peau, chaque courbe, chaque secret.— J'ai envie de toi, murmure-t-il contre mes lèvres.— Moi aussi.— Tout de suite.— Oui. Tout de suite.Il me soulève du canap&
Il entre en moi doucement. Lentement. Comme une prière. Comme un adieu.Ses mouvements sont lents, profonds, réguliers. Il ne cherche pas la jouissance, pas l'orgasme, pas la libération. Il cherche la connexion. L'intimité. L'amour. L'amour qui reste quand tout le reste disparaît.— Je t'aime, murmure-t-il contre mes lèvres.— Je t'aime.— Je t'aimerai toujours. Quoi qu'il arrive.— Moi aussi. Toujours.Nous bougeons ensemble, comme une danse lente et triste. Nos corps se connaissent par cœur, savent où aller, comment bouger, quand s'arrêter. C'est doux, calme
Il m'embrasse. Un baiser doux, tendre, presque triste. Un baiser qui pourrait être le dernier. Un baiser qui contient tout ce qu'on ne peut pas dire, tout ce qu'on ne veut pas imaginer, tout ce qu'on espère malgré tout.Ce soir-là, il reste dîner. Ma mère nous prépare un repas simple, une soupe, du pain, du fromage. On parle peu. On mange moins encore. Les mots sont trop lourds, les silences trop pleins.Au moment de partir, il s'arrête sur le pas de la porte. Il me regarde longtemps, comme s'il voulait mémoriser chaque détail de mon visage, chaque courbe, chaque ombre.— À demain, dit-il.
ÉlodieLa semaine qui suit le barbecue est une agonie feutrée. Chaque jour est une épreuve de résistance, une lutte contre le souvenir des doigts de Louis dans l’ombre, contre l’odeur de transgression qui semble encore imprégner ma peau. Je vis en automate, répondant aux sourires par des sourires,
Élodie Il me soulève comme si je ne pesais rien et me jette sur le lit. La violence du geste est excitante. Je me redresse sur les coudes, haletante, le regardant se débarrasser de ses vêtements. Son corps se révèle dans la pénombre : large, sculpté, puissant. Des muscles tendus sous la peau, un t
Élodie Ma voix est rauque.Il avance, pose une bouteille sur le plan de travail près de moi. Il ne part pas. Il reste là, à moins d’un mètre. Le silence est un étau qui se resserre. Je regarde ses mains, ces mains qui m’ont tenue, ouverte, possédée. Elles sont calmes, mais je vois la tension dans l
Élodie Les jours suivants sont une chute lente, un écho assourdi de la violence de l’hôtel. Mon corps est une carte de géographie de notre crime. La marque sur mon cou a viré au bleu violacé, un halo d’orgueil et de honte que je dissimule sous des cols roulés et du fond de teint. Une douleur sourd







