LOGINClaraMaxime est devenu un ami.Je ne sais pas exactement quand c'est arrivé. Peut-être le jour où j'ai refusé son offre et qu'il m'a dit je comprends avec ce sourire triste mais sincère. Peut-être les semaines qui ont suivi, quand il m'a envoyé des messages pour prendre de mes nouvelles, pour me féliciter de mes premiers contrats, pour me donner des conseils. Peut-être les déjeuners qu'on a commencé à prendre ensemble, de temps en temps, pour parler travail, stratégie, ambition.Il est drôle. Il est intelligent. Il est attentif. Il ne me drague pas, ne me fait pas de déclarations, ne me parle plus de ses sentiments. Il est juste... là. Présent. Amical.J'en
ClaraLes premiers mois sont durs. Vraiment durs.Je travaille depuis mon appartement, sur une table de cuisine qui me sert de bureau. Mon seul équipement : un ordinateur portable, un téléphone, une imprimante qui tombe en panne une fois par semaine. Mes premiers clients sont difficiles à trouver, difficiles à convaincre, difficiles à garder.Je démarche des entreprises qui ne me répondent pas. Je propose des projets qui sont refusés. Je facture des prestations qui sont payées en retard. Je doute. Tous les jours. Toutes les heures. Toutes les minutes.— Je n'y arriverai jamais, je dis à Alexandre un soir.Il est assis en face de moi, dans mon petit appartement qui est devenu notre petit a
ClaraJe n'arrive pas à dormir.Il est trois heures du matin, Alexandre dort à côté de moi, son souffle régulier, son visage apaisé, son bras qui repose encore sur ma taille comme s'il voulait me retenir même dans son sommeil. Je le regarde. La lumière de la lune filtre à travers les rideaux, dessine des ombres sur son visage, sur son torse nu, sur ses mains.Maxime m'a fait une proposition. Une vraie proposition professionnelle. Un poste de consultante senior dans sa future startup, un salaire intéressant, des missions variées, une liberté totale. Et Alexandre, mon Alexandre si jaloux, si possessif, si tourmenté, m'a dit oui. Fais-le. Apprends. Grandis. Et le soir, rentre à la maison.Je n'arrive pas à y croire.Est-ce que c'est un test
AlexandreJe prends la décision un matin, seul dans mon bureau, avant même que Clara n'arrive. Je regarde par la fenêtre, je regarde les toits de Paris, je regarde tout ce que j'ai construit ici, cette carrière, cette réputation, cette place de directeur marketing que j'ai mis quinze ans à obtenir. Et je me dis que rien de tout ça ne vaut Clara. Rien.Quand elle entre dans mon bureau, je suis debout, les mains dans les poches, le dos tourné à la porte. Elle s'approche doucement, pose une main sur mon épaule.— Tu voulais me voir ?Je me retourne. Elle est là, devant moi, avec son tailleur gris, ses cheveux relevés en chignon, ses yeux clairs qui me regardent avec une légère inquiétude.— Il faut qu'on parle, je dis.
ClaraUne semaine plus tard, Maxime me convoque dans son bureau.Je sais ce qu'il va me dire avant même qu'il n'ouvre la bouche. Les rumeurs vont bon train dans l'entreprise. Alexandre et moi allons démissionner. Ensemble. Pour créer notre propre agence. Pour partir loin de tout ça, loin des regards, des jalousies, des peurs.Maxime est assis derrière son bureau. Il a l'air fatigué, mais déterminé. Il me sourit quand j'entre, un sourire triste mais sincère.— Assieds-toi, Clara.Je m'assieds. Il me regarde longuement, comme s'il cherchait quelque chose dans mon
Nous faisons l'amour en silence, en chuchotant, en retenant nos souffles pour ne pas réveiller les voisins de chambre. C'est différent de tout ce que nous avons connu. Plus fragile. Plus précieux. Plus bouleversant.— Je t'aime, murmure-t-il contre mon oreille.— Je t'aime.— Pardon. Pour tout.— Pardon. Moi aussi.Il jouit doucement, un soupir étouffé dans mon cou. Je jouis juste après, un frémissement silencieux qui parcourt mon corps.Après, nous restons enlacés dans le lit ét
AnaïsIl s'assoit en face de moi avec son assiette, nos pieds qui se frôlent sous la table comme au premier jour.On mange en regardant la terrasse par la fenêtre, le ciel bleu pâle, les premiers oiseaux.— Il fait beau, il dit.— On pourrait sortir.— Peut-être. Plus tard. Là, je suis bien.— Moi
ThéoMes hanches se soulèvent encore, désespérées, cherchant la chaleur humide de sa bouche qui vient de m’abandonner. Un gémissement frustré s’échappe de ma gorge quand je sens les doigts d’Anaïs effleurer l’intérieur de mes cuisses, traçant des motifs tortueux, comme si elle jouait avec moi.— Pa
ELENALe poids de son corps sur le mien est un ancre, une réalité tangible, merveilleuse, qui dissout les derniers vestiges de peur. La sensation de lui en moi, si pleine, si parfaite, résonne encore dans chaque cellule, un écho doux et profond qui fait vibrer mon être tout entier. Je suis étourdie
Anaïs et Théo, un jeune couple enlisé dans une routine sexuelle, décident de rompre la monotonie par un jeu osé : chacun écrit un fantasme sur un papier, qu’ils s’échangent avant d’en tirer un au sort pour le réaliser immédiatement. Le hasard désigne celui de Théo, qui souhaite être entièrement sou