เข้าสู่ระบบClaraJe n'arrive pas à dormir.Il est trois heures du matin, Alexandre dort à côté de moi, son souffle régulier, son visage apaisé, son bras qui repose encore sur ma taille comme s'il voulait me retenir même dans son sommeil. Je le regarde. La lumière de la lune filtre à travers les rideaux, dessine des ombres sur son visage, sur son torse nu, sur ses mains.Maxime m'a fait une proposition. Une vraie proposition professionnelle. Un poste de consultante senior dans sa future startup, un salaire intéressant, des missions variées, une liberté totale. Et Alexandre, mon Alexandre si jaloux, si possessif, si tourmenté, m'a dit oui. Fais-le. Apprends. Grandis. Et le soir, rentre à la maison.Je n'arrive pas à y croire.Est-ce que c'est un test
AlexandreJe prends la décision un matin, seul dans mon bureau, avant même que Clara n'arrive. Je regarde par la fenêtre, je regarde les toits de Paris, je regarde tout ce que j'ai construit ici, cette carrière, cette réputation, cette place de directeur marketing que j'ai mis quinze ans à obtenir. Et je me dis que rien de tout ça ne vaut Clara. Rien.Quand elle entre dans mon bureau, je suis debout, les mains dans les poches, le dos tourné à la porte. Elle s'approche doucement, pose une main sur mon épaule.— Tu voulais me voir ?Je me retourne. Elle est là, devant moi, avec son tailleur gris, ses cheveux relevés en chignon, ses yeux clairs qui me regardent avec une légère inquiétude.— Il faut qu'on parle, je dis.
ClaraUne semaine plus tard, Maxime me convoque dans son bureau.Je sais ce qu'il va me dire avant même qu'il n'ouvre la bouche. Les rumeurs vont bon train dans l'entreprise. Alexandre et moi allons démissionner. Ensemble. Pour créer notre propre agence. Pour partir loin de tout ça, loin des regards, des jalousies, des peurs.Maxime est assis derrière son bureau. Il a l'air fatigué, mais déterminé. Il me sourit quand j'entre, un sourire triste mais sincère.— Assieds-toi, Clara.Je m'assieds. Il me regarde longuement, comme s'il cherchait quelque chose dans mon
Nous faisons l'amour en silence, en chuchotant, en retenant nos souffles pour ne pas réveiller les voisins de chambre. C'est différent de tout ce que nous avons connu. Plus fragile. Plus précieux. Plus bouleversant.— Je t'aime, murmure-t-il contre mon oreille.— Je t'aime.— Pardon. Pour tout.— Pardon. Moi aussi.Il jouit doucement, un soupir étouffé dans mon cou. Je jouis juste après, un frémissement silencieux qui parcourt mon corps.Après, nous restons enlacés dans le lit ét
Le quatrième jour, mon téléphone sonne. C'est un numéro inconnu.— Allô ?— Madame Clara Moreau ?— Oui.— C'est l'hôpital Saint-Louis. Monsieur Alexandre Delaunay a eu un accident de voiture. Il a demandé qu'on vous prévienne.Le monde s'effondre. Les murs de mon appartement vacillent. Ma respiration s'arrête.— Il est... il va bien ?— Rien de grave. Quelques contusions, une légère commotion. Il est conscient. Mais il a demandé à vous voir.—
ClaraTrois jours après l'incident avec Maxime, Alexandre me fait une nouvelle proposition.— Je veux qu'on emménage ensemble, dit-il un soir au dîner. Vraiment ensemble. Plus de va-et-vient entre ton appartement et le mien. Plus de nuits séparées quand on se dispute. Plus d'incertitude. Je veux qu'on vive ensemble.Il me regarde avec espoir, avec attente, avec cette intensité qui me fait fondre et qui m'effraie en même temps.Je repose ma fourchette. Je prends une gorgée d'eau. Je gagne du temps.— Alexandre... je ne suis pas prête.
GABRIELCar c'est cela, la question fondamentale qui me terrifie : suis-je prêt à entendre son refus ? À accepter que la femme qui ose enfin se brûler ait choisi de rester dans le gel, pour toujours, plutôt que de prendre le risque de se consumer à nouveau avec moi ? La réponse, je la sens monter e
GABRIELLa distance est une torture. Un vide physique entre nous, mais le champ de force est toujours là, palpable, vibrant. Je la regarde de l’autre côté de l’espace que je viens de créer, les poings serrés, les jointures blanches. Chaque cellule de mon corps hurle contre ce retrait. Elle reste de
GabrielJe ne peux pas rester comme ça.Cette pensée martèle mon crâne, plus insistante que le silence, plus forte que l’orgueil. Elle bat en temps réel avec mon pouls. Je ne peux pas rester planté ici, spectateur de ma propre déroute, à compter les secondes comme un homme en sursis.La machine est
GabrielIl ne détourne pas les yeux. Son regard parcourt mon visage, comme pour s’assurer que je suis bien réelle, bien là.— Je ne sais pas.L’aveu tombe entre nous, plus lourd qu’une accusation. Je ne sais pas. Trois mots que je ne lui ai jamais entendu dire. Trois mots qui fissurent l’image de l







