Se connecterBonjour, bonne lecture de mon deuxième roman. J'espère qu'il vous divertira et qu'il vous plaira. Bisous bisous
Serena« Chérie… »Lucien m’interpella alors qu’il prononçait le discours de la famille à l’église, lors de la cérémonie de bénédiction du cercueil d’Albert.C’est le cœur lourd que je m’approchai de Lucien. C’était mon dernier hommage à Albert. Une manière de témoigner de notre tendresse, qui avait toujours été une source de bonheur pour lui.On me demanda de prononcer quelques mots. D’une voix rauque, je ne pus articuler que quelques mots.« Papy était mon véritable amour. C’est seulement auprès de lui que j’ai ressenti de la sincérité. »Lucien resta figé en entendant mon discours. Il baissa la tête.Une fois mon discours terminé, Lucien me serra dans ses bras et m’embrassa longuement sur le front. Jusqu’à ce que je me rende compte que Camille, qui était présente et assise au troisième rang, me fixait intensément.Lucien et moi restâmes main dans la main tout au long de la cérémonie funéraire. Il m’enlaça mêm
Serena J’avais traîné les pieds pour entrer dans la chambre d’hôpital d’Albert. Mon cœur s’était serré en le voyant. Il était alors inconscient. Lucien s’était soudainement retrouvé derrière moi. Ses bras m’enlaçaient la taille. Je m’étais retournée, le regard triste. Il avait baissé les yeux. Je m’étais reculée, m’éloignant de lui. La main ferme de Lucien m’avait doucement ramenée contre lui. Pourquoi fallait-il que ce soit comme ça, Luce ? « Au milieu de la nuit, l’état de Monsieur s’est soudainement aggravé. Je me trouvais justement à l’extérieur. Il a appelé Madame à plusieurs reprises. Il a dit qu’il était désolé. Il a également prononcé un nom… » Jimmy jeta un coup d’œil vers Lucien puis poussa un long soupir. Je compris immédiatement de qui il s’agissait. La mâchoire de
Serena Les mains tremblantes, j’appuyai sur la poignée de la porte de la salle de bains. Mon esprit n’arrivait pas à assimiler tout cela. Avant de partir pour la Suisse, j’avais pris le temps d’aller voir Albert. Il avait l’air en forme, plus vivant qu’au début de sa première crise. Pourquoi avait-il pu avoir une nouvelle crise ? Je me souvenais de son rire lorsqu’il avait appris que Lucien et moi allions en Suisse. Il nous avait encouragés à en profiter pour passer notre lune de miel. « Le jet privé est prêt. On rentre », me dit Lucien d’un ton neutre. Son visage était figé et son regard refusait de se poser sur moi. J’acquiesçai doucement. Je pris des vêtements dans la valise, pour moi et pour Lucien. Nous n’étions encore habillés ni l’un ni l’autre. Mon corps était seulement enveloppé dans une serviette tandis que Lucien ne portait que
Serena Lucien a rompu notre baiser. À bout de souffle, nos fronts se touchaient. Mon corps est vraiment un traître. Toute la douleur qui s’était cristallisée semblait fondre sous les baisers de Lucien. J’avais oublié toutes les blessures qu’il m’avait infligées. « Serena, je… » Lucien déglutit et ferma les yeux. « Qu’est-ce qu’il y a ? » demandai-je avec impatience. Lucien resta silencieux un instant. « Je te désire. » Son regard s’assombrit et se plongea dans le mien. Une petite partie de mon cœur s’écria : « Qu’est-ce que ça veut dire, “te désirer” ? » Malheureusement, la plus grande partie de mon cœur s’était immédiatement envolée en entendant les mots de Lucien. Cela faisait des années que j’attendais ces mots. « Assouvis ton désir, mon mari », le provoquai-je en lui lançant un regard coquin. Lucien eut un petit rire. « Tu es vraiment coquine, pas étonnant que ce maudit Marc ait craqué. » Je fronçai les sourcils. Avant que j’aie eu le temps de protester, Lucien
SerenaJ’avais soigneusement rangé ma lettre de démission, déjà signée par Lucien, dans le tiroir de mon bureau. Je m’en occuperais à notre retour de Suisse.Ce client suisse comptait parmi les plus importants du groupe Hubert. Lucien avait remporté l’appel d’offres pour la construction de l’une des plus grandes « smart cities » intégrées du pays, NovAlpin. J’y avais joué un rôle majeur.C’était justement ce processus d’appel d’offres qui avait poussé Lucien à changer d’attitude à mon égard, même s’il avait fini par revenir à son comportement habituel : froid et distant.Mon sourire s’était élargi lorsque, à notre arrivée à l’aéroport de Zurich, nous avions été chaleureusement accueillis par Marc Rochat, l’héritier de Rochat Corps, notre client.« Serena, bienvenue », m’avait-il dit en m’embrassant le dos de la main.« Merci, Marc », avais-je répondu aimablement.Le visage de Lucien semblait figé. Son sourire n’était qu’à peine esquissé. Il avait serré la main de Marc.Marc nous avait
Serena« Arrête de te comporter bizarrement, Serena », me réprimanda Lucien sur le parking de l’appartement.Nous avions la même destination, mais prenions des voitures différentes. D’habitude, il nous demandait de prendre la même voiture pour donner l’impression que nous étions proches et en bons termes, bien sûr. À présent, il préférait que nous partions chacun de notre côté.« Dans ce cas, arrête de voir Camille », rétorquai-je avec acrimonie, ce qui fit se durcir son visage.« Tu devrais aller la voir toi aussi. Elle ne cesse de prendre de tes nouvelles. »Oh, il venait donc d’admettre qu’ils se voyaient régulièrement.Je régulai ma respiration qui s’accélérait, essayant de soulager l’oppression dans ma poitrine. J’ouvris la portière et appuyai aussitôt sur l’accélérateur, laissant Lucien qui fixait ma voiture d’un regard perçant.Au bureau, j’essayais de me concentrer, même si c’était très difficile. J’avais deux présentations à terminer. Toutes deux devaient être présentées par







