เข้าสู่ระบบNélia
Kaïs s’adosse au chambranle. Sa chemise est ouverte, les manches relevées. Il y a une marque rouge sur sa clavicule.
Inès a mis sa bouche là.
— Dehors.
Je tires le drap jusqu’au menton. La vibration devient trop bruyante dans ce cas.
Mon dieu, je veux que le monde explose.
Il regarde le drap que je crispe.
— Enlève le drap.
Je secoue la tête.
— Kaïs, sors… s’il te plaît. C'est pas le moment.
Il ne bouge pas. Son regard est calme, mais c’est un ordre.
— Ne laisses moi repéter.
J’obéis finalement. L’air frais me touche les cuisses. J’ai envie de les refermer tout de suite. Son regard descend, s’arrête entre mes jambes, puis remonte jusqu’à mon visage. J’ai les joues qui brûlent.
— Tu as dit mon nom ?
Je déglutis. Je pourrais mentir. Je devrais.
— Oui…mais
Dès que je le dis, j’ai envie de m’enfoncer dans le matelas. Kaïs incline un peu la tête.
— Continue alors. Et cache plus rien.
J'hésite, mais son regard me encourage, il veut me voir, et je le veux.
Je monte un peu la puissance. Le bourdonnement s’enfonce. Mes hanches bougent toutes seules. Il reste appuyé contre la porte, les bras croisés, et il me regarde comme s’il avait le droit de tout voir.
— Plus bas. Montre-moi.
Je glisse le jouet plus bas, les oreilles en feu. Un petit bruit me sort de la gorge. Je mords ma lèvre pour le ravaler. J’essaie de détourner les yeux. Sa voix se fait plus sèche.
— Les yeux sur moi, Nélia.
Son regard me donne l’impression qu’il me touche sans me toucher. Je mouille plus fort depuis qu’il est là, et la honte me donne envie de tout arrêter. En même temps, je n’y arrive plus.
— Tu veux que je parte ? demande-t-il.
Oui. Mais Non. Mais je réponds rien.
— Alors écarte plus les jambes.
Je le fais. L’air touche ma peau exposée. Je me sens mal. C’est mon demi-frère qui me regarde. Et mon corps réagit même plus, la tension monte trop vite. Mes cuisses commencent à trembler.
— Plus fort.
Je remets le jouet plus profond. La sensation me frappe trop fort. Mes hanches se soulèvent. Kaïs ne détourne pas les yeux. Il regarde exactement là où je me touche.
— Dis mon prénom.
— Kaïs…
— Plus fort.
— Kaïs—
Ça me prend d’un coup. Mes cuisses se referment sur ma main, mon dos se cambre, je mords l’oreiller pour pas crier trop fort. Les vagues sont violentes, sales. Le jouet m’échappe. Je continue à jouir par à-coups.
Mes cuisses tremblent, mon ventre se contracte par à-coups. Le liquide chaud qui coule le long de ma chatte, qui glisse entre mes fesses et vient mouiller le drap sous moi. Je n’arrive même pas à refermer les jambes. Le vibromasseur est tombé à côté, encore un peu humide de moi, et l’air frais sur ma peau mouillée me fait frissonner de honte. Je suis ouverte, exposée, trempée, et je sais qu’il voit tout. Le filet qui s’échappe de moi, la façon dont ça brille sur l’intérieur de mes cuisses, le petit bruit humide que ça fait quand mon corps se contracte encore une fois. J’ai envie de tirer le drap, de disparaître. À la place, je reste là, à panteler, à sentir mon propre plaisir s’échapper de moi sous le regard de mon demi-frère.
Il m’a même pas touchée. Juste sa voix.
Kaïs rit, puis traverse la pièce. Avant de fermer sa porte, il me jette un dernier regard que je ne comprends pas.
— Sage fille.
Le verrou claque.
Je reste là, les draps en bordel. Le plaisir retombe vite. À la place, y a juste un truc collant et honteux. Je me suis ouverte pour lui. J’ai suivi chaque ordre. Et maintenant qu’il est plus là, il reste juste le fait que c’est mon demi-frère qui vient de me regarder jouir.
Le lendemain, Kaïs a devant nos parents le même visage fermé depuis leur retour. Camille parle de la maison, Antoine regarde son téléphone, je pousse la bouffe dans mon assiette. Kaïs finit son café, prend ses clés et sort sans me regarder une seule fois.
Mes parents partent déjeuner chez des amis. Je remonte dans ma chambre.
Deux heures plus tard, des voix montent du rez-de-chaussée.
— Il veut savoir si Nélia vient ce soir.
— Il peut lui demander, répond Kaïs.
— Il essaie. Tu l’as surveillé toute la soirée dès qu’il posait une main sur elle.
Je reste derrière la porte entrouverte du salon.
— Il perd son temps.
Soren rit.
— Tu comptes faire quoi avec elle ?
Kaïs pose son verre.
— Rien.
Ce mot me traverse plus violemment que sa voix de la veille.
— Je te croyais intéressé.
— J’étais curieux.
Un silence passe.
— Et alors ? demande Soren.
Kaïs répond avec le même calme qu’il utilise lorsqu’il me donne un ordre.
— Elle est trop facile. Elle rougit, elle baisse les yeux, et au bout de deux phrases elle fait tout ce que tu veux.
Mes doigts se crispent sur le mur.
— Sérieux ? dit Soren.
— Elle est beaucoup trop naïve. Tu t’amuses une fois, après tu t’ennuies.
Le vibromasseur entre mes cuisses. Ma voix répétant son prénom. Mon corps attendant un seul mot de lui pour jouir.
Chaque souvenir trouve sa place dans ce qu’il raconte.
Soren remue les glaçons dans son verre.
— Donc Eliott peut tenter sa chance.
— Il fait ce qu’il veut.
Je remonte avant que mes jambes lâchent complètement. Le couloir vacille. Je ferme la porte de ma chambre et je m’appuie contre le bois. Mon cœur bat trop fort, trop irrégulier.
Ça fait mal juste en dessous de la poitrine, comme si quelque chose s’était déchiré sans bruit.
“Elle est facile.”
Il n’y avait rien entre nous, je ne suis qu' un jeuet peu amusant pour lui.
NéliaJe rêve de l’ancienne cuisine.Le papier peint jaune se décolle encore près de la fenêtre. Mon père est assis à la table, vêtu du pull bleu qu’il portait le dimanche. La lumière traverse les rideaux et retrouve les reflets roux de sa barbe.Je m’agenouille devant lui. Mes mains ont leur taille d’aujourd’hui, mais ma tête arrive à peine à ses genoux.— J’ai fait quelque chose de terrible, papa.Il attend.— Je suis tombée amoureuse de quelqu'un que je n'aurais pas dû aimer. Maman croit que nous formons une famille et je suis en train de tout salir. Si elle l’apprend, elle va encore perdre ce qu’elle aime à cause de moi.Ma voix se brise. J’essaie de lui expliquer le regard de Kaïs, la facilité avec laquelle je l’oublie dès qu’il me touche et la honte qui revient ensuite. Les phrases se mélangent jusqu’à devenir incompréhensibles.Papa garde le silence. Il pose sa grande main sur ma tête et caresse doucement mes cheveux.Sa tendresse rend ma faute encore plus lourde.— Dis quelque
NéliaNoé m’a demandé de venir à Londres. Un week-end pourrait devenir quelques semaines. Je pourrais chercher un poste là-bas, loin des hôtels de Kaïs et de cette facilité honteuse avec laquelle mon corps lui cède.Cette idée m’accompagne lorsque je coupe l’eau.La seconde chemise descend jusqu’au milieu de mes cuisses. Je retrousse les manches et ramasse mes vêtements humides avant de sortir.Kaïs travaille dans la pièce principale.Un ordinateur ouvert, plusieurs pages de chiffres et deux écrans ont remplacé les plans mouillés. Il porte maintenant un pantalon sombre et une chemise grise aux manches remontées. Penché sur un rapport, il annote la marge sans remarquer immédiatement ma présence.Je connais cette version de Kaïs par les pages économiques. Les photographies le montrent quittant un conseil tard dans la nuit ou assis devant des contrats, les manches retroussées et le visage fermé. Les articles parlent de sa discipline, des dossiers qu’il reprend lui-même et des entreprises
NéliaJe me dirige vers l’entrée. Derrière moi, Kaïs ramasse la serviette tombée près de la table. Il l’enroule autour de ses hanches avant de me rejoindre.— Tu vas où ? Il est tard.— Chez moi. Nous sommes à Paris, il y a taxi. — Je ne vais pas laisser une femme traverser la ville seule à cette heure. Encore moins ma petite sœur.Mes cuisses se resserrent sous ma jupe.Quelques minutes plus tôt, Kaïs était entre elles. Sa chaleur coule encore le long de ma peau et il se tient maintenant devant moi avec la dignité d’un frère protecteur. Je remonte le dossier devant ma poitrine et baisse les yeux, incapable de soutenir son sourire.— Laisse tomber ton numéro de gentleman.Je pose la main sur la poignée. Kaïs prend son téléphone.— Camille m’a demandé de veiller sur toi. Je vais lui expliquer que tu préfères rentrer seule avec des vêtements mouillés au minuit..Je me retourne.— Tu ne vas pas appeler ma mère.Il trouve déjà son numéro. Lorsque j’avance pour lui retirer l’appareil, Kaï
NéliaLes mots meurent sur mes lèvres. Je me redresse, mais son bras entoure déjà ma taille. L’eau de sa peau traverse le tissu de mon chemisier.— Je suis venue pour travailler.— Continue.Son souffle glisse sous mon oreille. Je ramène les yeux sur le plan et reprends avec difficulté.— Les appliques seront placées plus près des têtes de lit. La première proposition laissait une zone trop sombre près de…Les lèvres de Kaïs descendent le long de mon cou. Sa main remonte sur mon ventre et trouve le premier bouton de mon chemisier.Je saisis son poignet. Kaïs desserre aussitôt son bras, libérant le passage entre la table et la porte.Je reste face aux plans, les doigts toujours refermés autour de lui.La bouche de Kaïs revient sur ma peau. Cette fois, ma tête s’incline légèrement pour lui offrir plus de place.Il ouvre le premier bouton.Je me retourne brusquement dans ses bras et pose les deux mains sur son torse.— Tu m’as fait venir pour ça.— Tu es venue.Je pousse contre sa poitri
NéliaLa valise de Noé occupe la moitié du lit. Il ouvre les tiroirs, hésite devant chaque chemise et finit par me tendre deux cravates.— La bleue ou la grise ?— La bleue.Il la range avec un sourire, puis reprend son inventaire. Son enthousiasme donne à l’appartement une agitation inhabituelle. Des vêtements apparaissent sur les chaises, les papiers de Londres couvrent la commode.Je plie l’un de ses pulls et le pose dans la valise.— Tu prends beaucoup trop d’affaires.— Je pars dix-huit mois.Le chiffre nous arrête tous les deux. Noé s’assied près de moi et referme une main sur ma cuisse.— Je reviendrai. Londres est à deux heures d’ici et tu pourras venir dès que Noma te laissera respirer.Il parle déjà d’un restaurant qu’il veut me montrer et d’un appartement assez grand pour m’accueillir. Je l’écoute construire cette nouvelle vie autour de nous avec la même facilité qu’il remplit sa valise.— Tu viendras le week-end prochain ?— Je vais essayer.— J’ai besoin d’une réponse un
NéliaNoé accueille la nouvelle avec enthousiasme. Il voit déjà nos emplois réunis sous le même groupe, Londres à quelques heures de train et Kaïs prêt à faciliter les choses parce que nous appartenons désormais à la même famille. En face de moi, Kaïs fait tourner son verre entre ses doigts et écoute les projets que mon compagnon construit autour de décisions prises par un autre homme.Le dessert vient d’être débarrassé lorsqu’une femme entre dans le salon avec une chemise cartonnée. Elle se présente comme la responsable juridique du groupe et s’adresse directement à Noé.— Les documents pour votre mobilité sont prêts. Certaines clauses doivent être validées ce soir pour que Londres puisse lancer la procédure demain matin.Noé consulte l’épaisseur du dossier, partagé entre la surprise et l’excitation. La juriste lui indique un bureau dans le salon voisin.— Ça fait combien de temps ? demande-t-il.— Une quarantaine de minutes, si tout est en ordre.Je propose de partir en avance, il







