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SOUS L’OMBRE DU DANGER
SOUS L’OMBRE DU DANGER
作者: Iris Spark

Chapitre 1

作者: Iris Spark
last update publish date: 2026-06-14 13:20:49

“Liam”

Père : Passe au bureau demain matin, seul. 

C’est le message que m’a envoyé mon père hier soir. Sec , direct, froid, tout mon père quoi. Je me dépêche pour ne pas être en retard, car s’il y a une chose que Marcus Vance déteste par-dessus tout, c’est d’attendre. Une fois prêt, je rejoins Ava dans le salon. Nous discutons quelques instants, puis je l’embrasse tendrement avant de quitter l’appartement pour honorer mon rendez-vous avec mon père. Je quitte le calme de notre cité pour m’engouffrer dans le flot dense de la circulation matinale. 

Sur la route, mes pensées dérivent naturellement vers Ava. Je repense à tout ce que nous traversons en ce moment. Cette pression qui pèse sur notre couple ne fait que grandir avec le temps, devenant de plus en plus étouffante. Je l’aime tellement cette femme. Avec elle, je me sens enfin moi-même, car pour la première fois de ma vie, je me sens aimer pour qui je suis vraiment : Liam tout simplement, et non pour mon nom de famille ou tout ce que représente la dynastie Vance. Je continue de rouler et peu à peu les immeubles résidentiels laissent progressivement place aux grandes avenues bordées de gratte-ciel étincelants. Plus je me rapproche du centre des affaires, plus l’atmosphère change. L’air semble plus lourd, plus chargé d’ambition et de pouvoir.

Alors que je m’engage dans le cœur de Canary Wharf, le siège Vance se dresse devant moi, imposant et majestueux, comme une affirmation claire de pouvoir et de réussite. Pourtant, je n’ai jamais réussi à m’y sentir à l’aise. Tout ici dégage une atmosphère lourde, saturée de stratégie et de rapports de force. Même l’air paraît différent : plus dense, plus froid, comme imprégné des ambitions silencieuses et des jeux de pouvoir qui se trament entre ces murs. Ce n’est pas l’endroit en lui-même que je déteste, mais cette tension constante qui y règne et qui me rappelle à chaque fois pourquoi je préférerais être ailleurs.

Dès l’instant où je pousse la lourde porte de son bureau, mon père m'attendait déjà. Il est assis derrière son bureau immense, parfaitement droit, comme s’il n’avait jamais connu la fatigue. Son visage ne laisse rien paraître. 

— Liam.

— Père.

Je reste debout. Lui aussi préfère ça. Aucune chaleur, juste une domination silencieuse qui emplit la pièce. Après un court moment de silence, il déclare d’une voix calme: 

— Ton attachement à Ava devient… problématique dit-il.

Il m’a fait venir jusqu’ici juste pour me reparler une fois de plus de ma relation avec ma fiancée? Tu La colère monte instantanément en moi, brûlante mais je la retiens de toutes mes forces.

— C’est la femme que j’ai choisie Papa. 

— Oui tu l’a choisie, répond-il froidement mais c’est pas celle qu’il te faut. Tu as besoin d’une femme forte, avec du caractère, capable de t’épauler pour diriger cet empire. Cette femme ne connaît rien des codes de notre milieu répond il sur un ton ferme. 

— C’est justement pour ça que je l’ai choisie, elle ne m’aime pas par stratégie mais d’un vrai amour. Et contrairement à toi, je ne veux pas d’une existence solitaire. Moi je veux une vraie vie de famille. A quoi bon posséder toute la richesse du monde si c’est sans l’amour de ma vie? 

— Je ne te demande pas de renoncer à l’amour. Je te demande de ne pas laisser l’amour diriger ta vie. Un empire ne se transmet pas à une femme choisie par les sentiments, mais à des descendants élevés dans la force et la connaissance du pouvoir. Si tu ne comprends pas cela maintenant, tu le comprendras quand tout ce que j’ai construit commencera à s’effriter entre tes mains. On ne bâtit pas un empire sur des sentiments 

— Papa, nous allons nous marier, lui répondis-je juste les mains croisées sur ma poitrine et soutenant son regard..

Il se redresse dans son fauteuil tout en soutenant mon regard. Puis il ajoute, 

— Mon fils laisse moi te dire que tu confonds émotion et décision.

Je ris nerveusement.

— Et toi tu confonds contrôle et protection.

Ses yeux se durcissent légèrement. Je crois qu’il est touché.

— Mon fils, sache que certaines alliances détruisent plus qu’elles ne construisent, dit-il calmement.

— Ce n’est pas une alliance. C’est ma vie et j’ai décidé de la lier à elle… 

Après un moment de silence, il ajoute doucement :

— Assure-toi simplement de vraiment la connaître.

Je passe nerveusement la main dans mes cheveux et souffle lentement. 

— Ça me peine que tu ne puisses pas voir la grandeur d’âme de cette fille, et que tu te limites simplement aux apparences. C’est tout ce que tu voulais me dire ??

Il se redresse lentement dans son fauteuil, réajuste le bouton de sa veste d’un geste précis et me fixe un instant en silence. Toute trace de confrontation disparaît de son visage, remplacée par son masque professionnel habituel. 

— Je n’ai toujours pas reçu le rapport d’expertise concernant les travaux de cette année. Et je dois présenter le bilan à la soirée du Samedi. 

— Je te ferai un retour. 

Je quitte le bureau avec une irritation persistante sous la peau. Le couloir du dernier étage est presque vide quand je sors du bureau de mon père. 

— Liam.

Je me retourne. Isabella Rossi. Bien sûr. Elle se tient près des grandes fenêtres du couloir, un dossier serré contre elle. Je jette un regard derrière moi.

— Tu espionnes les conversations familiales maintenant ?

Un sourire léger étire ses lèvres

— Je travaille pour votre père. C’est presque la même chose.

— Si tu cherches mon père, il est encore dans son bureau.

— Je sais.

Elle ne bouge pas. Son regard reste posé sur moi, attentif, presque curieux. Comme si elle analysait ma réaction.

— Alors quoi ? je demande.

Elle incline légèrement la tête.

— Vous vous disputez souvent à propos d’Ava ?

Je fronce les sourcils.

— Depuis quand ça te regarde ?

— Depuis que cela affecte certaines décisions importantes.

Je laisse échapper un petit rire sans humour.

— Tu veux dire les décisions de mon père? 

Elle ne répond pas immédiatement. 

— Marcus veut simplement protéger ce qu’il a construit, finit-elle par dire.

— En détruisant ce que je veux construire moi ? En ne prenant pas en compte ce que je veux, mes sentiments ???

Isabella hausse légèrement les épaules.

— Les empires ne se construisent pas avec des sentiments.

Je la fixe.

— Tu parles exactement comme lui.

— J’ai appris des meilleurs.

Elle s’approche de quelques pas. Pas trop près. Juste assez pour que la conversation devienne plus basse, plus personnelle.

— Vous êtes intelligent, Liam. Beaucoup plus que les gens ne le pensent. 

— Où veux-tu en venir ? Lui demandai-je en croisant les bras. 

Elle hésite une seconde. Puis dit doucement :

— Certaines vérités sont… difficiles à accepter.

Une étrange tension se glisse dans mon ventre.

— Si tu as quelque chose à dire, dis-le.

Son regard glisse vers les grandes fenêtres, puis revient vers moi.

— Assurez-vous simplement de ne pas vous tromper sur cette fille. 

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