LOGINAprès un scandale d’infidélité inexplicable, Ava Sterling disparaît, brisant ainsi ses fiançailles avec l’héritier milliardaire Liam Vance. Mais Liam Vance refuse d’accepter cette disparition. Car plus il cherche, plus l’histoire qu’on lui a racontée se fissure. Et quand le passé finit par les rattraper, la vérité s’annonce bien plus dangereuse que le mensonge. Entre amour, haine et héritage, certains liens ne peuvent être brisés ou…, seulement détruits. Et dans l’ombre, quelqu’un est prêt à tout pour qu’Ava ne revienne jamais — quitte à l’effacer définitivement.
View More“Liam”
Père : Passe au bureau demain matin, seul.
C’est le message que m’a envoyé mon père hier soir. Sec , direct, froid, tout mon père quoi. Je me dépêche pour ne pas être en retard, car s’il y a une chose que Marcus Vance déteste par-dessus tout, c’est d’attendre. Une fois prêt, je rejoins Ava dans le salon. Nous discutons quelques instants, puis je l’embrasse tendrement avant de quitter l’appartement pour honorer mon rendez-vous avec mon père. Je quitte le calme de notre cité pour m’engouffrer dans le flot dense de la circulation matinale.
Sur la route, mes pensées dérivent naturellement vers Ava. Je repense à tout ce que nous traversons en ce moment. Cette pression qui pèse sur notre couple ne fait que grandir avec le temps, devenant de plus en plus étouffante. Je l’aime tellement cette femme. Avec elle, je me sens enfin moi-même, car pour la première fois de ma vie, je me sens aimer pour qui je suis vraiment : Liam tout simplement, et non pour mon nom de famille ou tout ce que représente la dynastie Vance. Je continue de rouler et peu à peu les immeubles résidentiels laissent progressivement place aux grandes avenues bordées de gratte-ciel étincelants. Plus je me rapproche du centre des affaires, plus l’atmosphère change. L’air semble plus lourd, plus chargé d’ambition et de pouvoir.
Alors que je m’engage dans le cœur de Canary Wharf, le siège Vance se dresse devant moi, imposant et majestueux, comme une affirmation claire de pouvoir et de réussite. Pourtant, je n’ai jamais réussi à m’y sentir à l’aise. Tout ici dégage une atmosphère lourde, saturée de stratégie et de rapports de force. Même l’air paraît différent : plus dense, plus froid, comme imprégné des ambitions silencieuses et des jeux de pouvoir qui se trament entre ces murs. Ce n’est pas l’endroit en lui-même que je déteste, mais cette tension constante qui y règne et qui me rappelle à chaque fois pourquoi je préférerais être ailleurs.
Dès l’instant où je pousse la lourde porte de son bureau, mon père m'attendait déjà. Il est assis derrière son bureau immense, parfaitement droit, comme s’il n’avait jamais connu la fatigue. Son visage ne laisse rien paraître.
— Liam.
— Père.
Je reste debout. Lui aussi préfère ça. Aucune chaleur, juste une domination silencieuse qui emplit la pièce. Après un court moment de silence, il déclare d’une voix calme:
— Ton attachement à Ava devient… problématique dit-il.
Il m’a fait venir jusqu’ici juste pour me reparler une fois de plus de ma relation avec ma fiancée? Tu La colère monte instantanément en moi, brûlante mais je la retiens de toutes mes forces.
— C’est la femme que j’ai choisie Papa.
— Oui tu l’a choisie, répond-il froidement mais c’est pas celle qu’il te faut. Tu as besoin d’une femme forte, avec du caractère, capable de t’épauler pour diriger cet empire. Cette femme ne connaît rien des codes de notre milieu répond il sur un ton ferme.
— C’est justement pour ça que je l’ai choisie, elle ne m’aime pas par stratégie mais d’un vrai amour. Et contrairement à toi, je ne veux pas d’une existence solitaire. Moi je veux une vraie vie de famille. A quoi bon posséder toute la richesse du monde si c’est sans l’amour de ma vie?
— Je ne te demande pas de renoncer à l’amour. Je te demande de ne pas laisser l’amour diriger ta vie. Un empire ne se transmet pas à une femme choisie par les sentiments, mais à des descendants élevés dans la force et la connaissance du pouvoir. Si tu ne comprends pas cela maintenant, tu le comprendras quand tout ce que j’ai construit commencera à s’effriter entre tes mains. On ne bâtit pas un empire sur des sentiments
— Papa, nous allons nous marier, lui répondis-je juste les mains croisées sur ma poitrine et soutenant son regard..
Il se redresse dans son fauteuil tout en soutenant mon regard. Puis il ajoute,
— Mon fils laisse moi te dire que tu confonds émotion et décision.
Je ris nerveusement.
— Et toi tu confonds contrôle et protection.
Ses yeux se durcissent légèrement. Je crois qu’il est touché.
— Mon fils, sache que certaines alliances détruisent plus qu’elles ne construisent, dit-il calmement.
— Ce n’est pas une alliance. C’est ma vie et j’ai décidé de la lier à elle…
Après un moment de silence, il ajoute doucement :
— Assure-toi simplement de vraiment la connaître.
Je passe nerveusement la main dans mes cheveux et souffle lentement.
— Ça me peine que tu ne puisses pas voir la grandeur d’âme de cette fille, et que tu te limites simplement aux apparences. C’est tout ce que tu voulais me dire ??
Il se redresse lentement dans son fauteuil, réajuste le bouton de sa veste d’un geste précis et me fixe un instant en silence. Toute trace de confrontation disparaît de son visage, remplacée par son masque professionnel habituel.
— Je n’ai toujours pas reçu le rapport d’expertise concernant les travaux de cette année. Et je dois présenter le bilan à la soirée du Samedi.
— Je te ferai un retour.
Je quitte le bureau avec une irritation persistante sous la peau. Le couloir du dernier étage est presque vide quand je sors du bureau de mon père.
— Liam.
Je me retourne. Isabella Rossi. Bien sûr. Elle se tient près des grandes fenêtres du couloir, un dossier serré contre elle. Je jette un regard derrière moi.
— Tu espionnes les conversations familiales maintenant ?
Un sourire léger étire ses lèvres
— Je travaille pour votre père. C’est presque la même chose.
— Si tu cherches mon père, il est encore dans son bureau.
— Je sais.
Elle ne bouge pas. Son regard reste posé sur moi, attentif, presque curieux. Comme si elle analysait ma réaction.
— Alors quoi ? je demande.
Elle incline légèrement la tête.
— Vous vous disputez souvent à propos d’Ava ?
Je fronce les sourcils.
— Depuis quand ça te regarde ?
— Depuis que cela affecte certaines décisions importantes.
Je laisse échapper un petit rire sans humour.
— Tu veux dire les décisions de mon père?
Elle ne répond pas immédiatement.
— Marcus veut simplement protéger ce qu’il a construit, finit-elle par dire.
— En détruisant ce que je veux construire moi ? En ne prenant pas en compte ce que je veux, mes sentiments ???
Isabella hausse légèrement les épaules.
— Les empires ne se construisent pas avec des sentiments.
Je la fixe.
— Tu parles exactement comme lui.
— J’ai appris des meilleurs.
Elle s’approche de quelques pas. Pas trop près. Juste assez pour que la conversation devienne plus basse, plus personnelle.
— Vous êtes intelligent, Liam. Beaucoup plus que les gens ne le pensent.
— Où veux-tu en venir ? Lui demandai-je en croisant les bras.
Elle hésite une seconde. Puis dit doucement :
— Certaines vérités sont… difficiles à accepter.
Une étrange tension se glisse dans mon ventre.
— Si tu as quelque chose à dire, dis-le.
Son regard glisse vers les grandes fenêtres, puis revient vers moi.
— Assurez-vous simplement de ne pas vous tromper sur cette fille.
“Liam” — Liam???Je me retourne brusquement. Ava se tient dans l’encadrement de la porte de sa chambre, le livre à la main, son regard suivant immédiatement le mien jusqu’à l’ordonnance que je tiens encore entre mes doigts tremblants.Son visage blêmit instantanément, toute trace de la légère détente de ces derniers jours s’effaçant en une fraction de seconde.— Repose ça, dit-elle, la voix soudain glaciale, tranchante comme au premier jour.— Ava… dis-je, la voix brisée, incapable de détacher mon regard de ce papier qui vient de faire basculer toute ma réalité. Dis-moi que ce n’est pas ce que je pense.Elle reste figée sur le seuil de sa chambre, le livre serré contre sa poitrine comme un dernier rempart dérisoire.— Repose ça, répète-t-elle, plus fort cette fois, sa voix tremblant légèrement malgré elle.Je repose lentement l’ordonnance sur la table, mais mes yeux restent rivés sur elle — sur ce corps que je pensais connaître par cœur, et que je regarde maintenant avec des yeux com
“Liam”— Non. Mais tu peux lui montrer, par la constance, que tu es sincère. Sans la brusquer. Sans exiger quoi que ce soit d’elle. Juste être présent, patiemment, jusqu’à ce qu’elle accepte, à son rythme, de t’écouter.— Tu as raison, dis-je enfin. Je ne peux pas débarquer comme un ouragan et espérer qu’elle m’ouvre les bras. Il faut que j’y aille… différemment.— Comment tu comptes t’y prendre ?Je réfléchis un instant, l’esprit s’organisant peu à peu autour d’un semblant de plan.— Je vais retourner au café. Pas pour la harceler, pas pour exiger des réponses. Juste… être là. M’asseoir, commander quelque chose, la laisser s’habituer à ma présence sans pression. Si elle refuse de me parler, très bien. Je reviendrai le lendemain. Et le lendemain encore.— Ça peut prendre du temps, Liam. Beaucoup de temps.— Je m’en fiche. J’ai déjà perdu des mois à errer sans savoir où elle était. Je peux bien perdre encore quelques semaines à lui prouver que je ne pars pas.Edward hoche la tête, un l
“Edward”Je m’éloigne de quelques pas, laissant Liam et Ava seuls au milieu du café, et je réponds enfin, le téléphone vibrant depuis un moment déjà dans ma poche.— Sarah ?— Salut, toi. Je voulais juste savoir si tu comptais toujours rentrer pour le dîner.Sa voix, légère, presque banale, me fait presque sourire malgré la tension du moment. Je jette un œil discret vers la vitrine du café, vers ces deux silhouettes rigides, séparées par un monde de non-dits.— Je ne sais pas encore, Sarah. On vient de retrouver Ava.— Oh. Comment ça se passe ?— Mal. Enfin — pas mal dans le sens où je m’y attendais. Elle est… différente. Complètement transformée. Amaigrie, fermée. — Et Liam ?— il doit être dévasté. Il essaie de lui parler, mais elle le rejette en bloc.Je m’éloigne encore un peu, cherchant un coin plus tranquille, loin de la vitrine, sentant que cette conversation ne va pas se limiter à un simple échange de politesses.— Sarah, il faut que je te dise quelque chose. Quelque chose d’
“Liam”Assis dans la voiture, je vois Edward se rapprocher de la maison qui nous a été indiqué. Il sonne une fois et c’est une femme qui ne ressemble pas du tout à Ava qui ouvre la porte. Surpris et voyant que la dame n’était pas accueillante, je décide de sortir de la voiture et de les rejoindre. — Elle n’est pas là dit-elle sur un ton méfiant. — Je ne lui veux aucun mal. Liam la cherche depuis des mois. Il a juste besoin de savoir qu’elle va bien dit-il sur un ton rassurant et en me pointant du doigt.La femme m’observe un long moment, visiblement partagée entre la loyauté envers son amie et quelque chose dans mon regard qui semble, peut-être, la convaincre.— Elle travaille dans un café, finit-elle par lâcher, à contrecœur. Rue Whitfield. Mais si vous lui faites du mal, je jure que…— Je comprends, dis-je, sincèrement. Merci.Le trajet jusqu’à la rue Whitfield se fait dans un silence pesant. Je ne dis rien, j’ai les mains crispées sur mes genoux, avec le regard perdu dans le vide.












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