MasukLes jours suivants furent très mouvementés. Entre les contrats, les réunions et les voyages d’affaires, Harold ne vit pas le temps passé très vite l’ultimatum de cinq jours arrivait à son terme et pourtant Emily Berry ne l’avait contacté pas une seule fois durant les quatre jours. Il avait cru qu’il avait dessus puisqu’elle n’avait pas d’autres choix que d’accepter sa proposition mais il n’en était plus aussi sûrement. Il commençait à regretter de lui avoir donné du temps pour réfléchir. Elle avait peut-être discuté avec sa famille et ils s’étaient tous convenu que son avenir valait plus que leur entreprise style série télé ce qui serait évidemment idiot ou peut-être qu’elle avait trouvé une autre offre ailleurs plus alléchante ou peut-être la situation n’était pas aussi désespéré qu’il le croyait. Le doute et l’incertitude s’emparaient de lui et il détestait ça.
Plus il y réfléchissait, plus son erreur lui sauté aux yeux et ce qu’il détestait encore plus que l’incertitude et le doute, c’était l’erreur. Quand il descendit du jet privé qui le ramenait d’un voyage d’affaires, il était d’une humeur massacrante. Albert le remarqua et décida qu’il fallait mieux éviter de l’emmerder ce soir. - Mes messages, dit-il une fois dans la voiture. Albert s’exécuta. Il ne manqua pas de remarquer que malgré son air détaché, il semblait de plus en plus irrité au fil du temps qu’il les écoutait. Cela se produisait beaucoup ces derniers jours comme si il attendait un message mais il n’allait pas se risquer à demander. - Enfin, William t’invite pour visiter son nouveau club, dit-il, bien sûr j’ai décliné… - Pourquoi pas, dit Harold, j’ai à lui parler de toutes les façons, Allons-y. Albert se dit que dans son état, il vaudrait mieux éviter mais encore une fois, il tenait à son poste alors il se tut et après tout, un tour dans un Night-Club, une rencontre avec une jolie fille pouvait mettre de bonheur humeur. Harold n’était pas vraiment un fan des Night-club mais ceux de William lui plaisaient bien. Il y avait une organisation, des lois à respecter sans parler de la discrétion qu’ils apportaient. Après avoir discuté affaire, il décida de rester pour boire un coup, histoire de se changer les idées. Assis dans le carré VIP, un verre de Whisky dans la main, il observait les gens qui se déchainaient sur la piste de danse en bas tout en discutant avec une jolie créature qui lui faisait des avances accompagnées de promesses auxquelles il serait difficile et idiot de résister. Il commençait à se laisser aller sans toutefois perdre le contrôle quand il la vit. Emily Berry était assise avec un groupe de personne entrain de rire, l’air insouciante. Elle était radieuse et pleine de vie ce qui le mit encore plus en colère. Il avait envie de se pointer devant elle juste histoire d’effacer ce sourire de son visage mais il se retint. Il n’allait pas se laisser tomber aussi bas. Des filles, il y en avait beaucoup, se dit-il. Ce n’est pas pour autant qu’il détourna son regard d’elle. Emily en était à son troisième verre et en même temps que son corps se relâcher et sa tête se vider , elle commençait à se dire qu’accepter l’invitation de sortir ce soir fut l’une des meilleurs qu’elle n’ait jamais prise depuis un moment. Elle avait rencontré des vielles connaissances de l’université dans la journée et ils lui avaient proposé d’aller en boite. Elle avait d’abord refusé mais après réflexion, elle accepta, c’était sa dernière soirée en tant que personne libre et elle avait envie d’en profiter à fond et elle ne regrettait pas sa décision. Elle était totalement relax et en plus un jeune homme super beau lui tenait compagnie, il n’y avait pas meilleur moyen de passer sa soirée. Le seul hic, c’était ce sentiment qu’elle était observé mais elle n’y prêta pas attention, du moins au début, mais ça finit par la titiller alors elle se mit à chercher qui pouvait bien entrain de la fixer mais elle ne vit personne. Elle allait abandonner quand, elle eut le bon sens de lever la tête et c’est là qu’elle croisa le regard d’Harold. Son cœur s’arrêta de battre pendant un millième de seconde. Dans les lumières multicolores du club, il semblait moins gentleman, moins élégant. Il avait troqué son costume contre des vêtements plus décontractés mais toujours noir. Si ça cachait son air d’aristocrate bien né, Ça ne faisait qu’accentuer son côté dangereux et son charme aussi mais ça ne diminuait en moindre cas cet air arrogant qu’elle pouvait voir de là où elle était, si ce n’était pas son imagination. De là-haut, il ressemblait à un dieu grec qui regardait d’un air nonchalant, les simples mortels qu’ils étaient. C’était irritant. Harold Brighman l’irritait au plus haut point c’est pourquoi elle décida détourner le regard et de l’ignorer mais il la devança. Il détourna le regard pour parler à la femme magnifique assise à côté de lui qu’elle n’avait pas remarquer. Elle n’avait jamais été autant en colère qu’à ce moment. Elle avait envie de l’étrangler. Comment osait-il prendre du bon temps alors qu’il s’apprêtait à ruiner son existence. Elle dut avoir deux verres de Whisky pour calmer ses nerfs. Elle n’allait pas laisser ce connard ruiner sa soirée et sur ce, elle le chassa aussi loin que possible de son esprit. Ce soir, il n’y avait pas de place pour des choses fâcheuses dans son esprit, rien que de l’éclatement total. Après avoir avalé un énième verre, elle se laissa entrainer sur la piste de dance par son nouvel ami ou elle se déchaina comme une folle. L’heure qui suivit, elle fit plus de folie qu’elle en avait jamais fait et elle aurait continuerai si Dan, son nouvel ami, n’avait pas décidé qu’il était temps de rentrer. Elle ne sut comment mais elle arriva à marcher jusqu’en dehors du club, sûrement grâce au beau Dan, le mec charmant qui aida ses amis aussi amocher qu’elle à entrer dans le taxi. - Il ne reste plus que nous eux, dit Dan, une fois le taxi hors de vue, Ça te dirai de…continuer la fête ailleurs? Par exemple, chez moi ou chez toi si tu veux? Emily le regarda en ne sachant pas quoi répondre à cette proposition. Ce n’était pas son genre d’avoir un coup d’un soir, et malgré sa résolution de commettre toutes les folies ce soir, elle hésita. Une fois qu’elle avait mis les pieds dehors, l’air froid l’avait un peu dessaoulée et remis les idées en place alors elle n’avait plus l’audace d’aller jusqu’au bout. - Désolée, mais je dois rentrer, répondit-elle, c’était sympa et tout mais il est temps que je rentre. J’ai une journée plutôt chargée demain, alors… - Je comprends, ce n’est pas grave, dit Dan, une autre fois peut être - Peut-être, répliqua-t-elle Emily fut tellement soulagée par sa réponse qu’elle ne recula pas quand il se pencha pour l’embrasser et le laissa faire. C’était un baiser chaste mais pourvue de promesse de passion. Ce qui était sur ce que si elle avait accepté, elle ne l’aurait pas regretté. Dommage. Après ça, il insista pour l’accompagner mais elle refusa catégoriquement pour éviter le gène, surtout pour elle. Alors sur son insistance, il s’en alla et elle, elle se mit à attendre un taxi tout en essayant de garder l’équilibre. Maintenant que sa concentration était fixé sur la route, elle s’aperçut alors d'une silhouette de l’autre côté du trottoir adossé sur une voiture et qui semblait l’observait. Elle crut d’abord que c’était une hallucination causé par l’alcool mais Celle-ci se mit alors à bouger. Comme il faisait noir, elle ne pouvait voir qu’une petite partie de son visage partiellement éclairé par la faible lumière qu’émettait la cigarette qu’il tenait dans sa main qui disparut peu à près, la personne venait sûrement d’éteindre sa cigarette, puis quelques instants plus tard, elle la vit s’avancer dangereusement dans sa direction. Elle fut prise de panique, car imagination ou pas, cette ombre semblait dangereuse et devenait menaçante à chaque pas et malgré le fait qu’il y avait bien sur beaucoup de gens et qu’il n’y avait peut-être pas de danger, elle avait peur. Elle commençait à regretter d’avoir renvoyer Dan. Toutefois, Une fois devant elle, éclairé par la lumière, sa peur s’en alla pour laisser place au soulagement puis à la colère. - Mlle Berry, Je vois que vous avez fini de vous amuser. Il est peut-être temps de rentrer maintenant, dit Harold de sa voix calme mais autoritaire- L’enfant prodigue est de retourElle fut à la fois surprise, agacée et heureuse de revoir son petit frère. Surprise par le fait qu’il est pu rentrer dans la maison sans clé, agacée par ce petit morveux l’écrasait sous son poids et heureuse de revoir son petit frère. - Comment t’es rentré- J’ai la clé, dit-il en l’agitant sous son nez- Ok, répondit-elle, maintenant viens me faire un câlin- Quoi?! Dit Teddy en la regardant comme si elle avait dix tètes- Ne t’ai-je pas manqué? Ne sois pas timide et fais-moi un câlin- Mais t’es malade! S’écria-t-il en se relevantEmily lui suivit dans son mouvement et s’avança vers lui en tendant les bras, ce dernier recula, dégouté et se mit à courir comme si sa vie en dépendait, elle à ses trousses. Une quinzaine de minutes plus, elle l’étreignait très fort tandis que lui, il luttait très fort pour se dégager de son emprise. Elle finit par le relâcha - Tu vois, ça ne t’as pas tué, dit-elle avec un sourire victorieux- Tu es un monstre, dit-il d
Son cœur s’arrêta de battre pendant l’ordre d’une milliseconde tandis qu’elle se retournait vers la voix qu’elle connaissait depuis sa naissance. Son regard tomba sur le premier homme qui l’avait serré dans ses bras et qui l’avait aimé depuis. Le voyant aussi bien portant et respirant, elle soupira de soulagement et son corps tendu se relâcha, mais la tension évaporée, elle n’arrivait plus à retenir les larmes qu’elle retenait depuis qu’elle avait eu le coup de fil ce matin et dans quelques secondes, son visage étaient mouillé par ces mêmes larmes qui ne voulait plus s’arrêter de couler. Mr Berry, pris de surprise se précipita vers sa fille, toujours par terre et la prit dans ses bras. - Que ce qu’il y a ma petite colombe, lui demanda-t-il en la prenant dans ses bras. - Maman… Maman m’a dit que tu étais à l’hôpital, lui expliqua-t-elle entrain deux sanglots, et quand je suis arrivé, tu n’étais pas là. J’ai cru… J’ai cru….Elle fit une pause se rappelant de cet instant précis, de la
Les jours suivants furent calmes, Harold n’étant presque jamais à la maison, elle avait donc la maison pour toute seule, mais ils furent aussi moins productive, son problème de blocage n’était pas encore résolu et plus les jours passés, plus ça empirait, après un certain temps, elle ne voulait plus se retrouver devant une page blanche. Heureusement, sa nouvelle belle-famille accaparait ses journées qu’elle n’avait pas à culpabiliser de ne pas écrire. Tantôt, c’était sa belle-mère qui venait la prendre à la maison pour lui faire faire la rencontre de toutes ses bonnes amies et elle en avait beaucoup. D’autres fois, c’était la benjamine de la famille qui était rentré quelques jours après le déjeuner en famille. Au départ, elle n’avait pas bien pris la nouvelle du mariage de son frère, lui avait-elle avoué un jour alors qu’elles dévalisaient le centre commercial, mais en voyant que c’était elle, elle avait laissé passer l’affaire. En vérité, l’idée d’avoir une autre femme d’autre que s
Le lendemain matin, Emily se réveilla de bonne heure et de bonne humeur, elle avait eu un très bon sommeil réparateur et pour parfaire sa journée, lorsqu’elle descendit en bas, elle trouva le petit déjeuner déjà prêt. En avalant un morceau de bacon, elle se promit d’embrasser Margaret quand elle la verrait car c’était un ange. Quelques minutes plus tard, Harold pénétra dans la cuisine en sueur, vu sa tenue de jogging, il venait surement du sport. , s’il la vit, il ne le lui pas savoir, il se dirigea directement vers la cafetière qui était encore sur le comptoir de la cafetière et se servit une tasse. Contrairement à elle, il avait très mauvaise mine, même de loin et d’après les ondes qu’il dégageait jusqu’à elle, il était d’humeur massacrante. Cela ne l’étonna pas car il était constamment comme ça, par contraire ce qui la surprit, ce fut qu’il soit encore à la maison à 9h. D’habitude, il partait avant 8h chaque jour, elle était curieuse d’en connaitre la raison. Toutefois, elle se r
Harold avala de travers et se mit à toussoter. Emily s’empressa de lui apporter un verre d’eau. Il lui fit signe qu’il n’en avait pas besoin, mais elle insista - Tu m’expliques? Demanda-t-il en buvant une gorgée d’eau. Il voulait sincèrement savoir comment il avait pu causer son bloc alors qu’il était à de Kilomètres d’elle - Bon, ce n’est pas directement de ta faute, dit Emily en récupérant le verre d’eau, c’est plutôt ta famille. De toutes les façons ça revient au même Sa réponse ne fit qu’augmenter sa confusion en plus de le surprendre. D’après ce qu’il avait vu dans la journée, elle s’était très bien entendue avec tout le monde, un peu trop bien d’ailleurs. C’était-il donc trompé? Avait-elle donc joué la comédie durant toute la journée? Ce ne serait pas impossible, surprenant, oui, mais pas impossible. Après tout, il ne la connaissait pas assez pour affirmer avec certitude qu’elle ne pouvait le faire. C’était d’ailleurs une bonne nouvelle car une raison pour laquelle il l’av
Une fois de retour à la maison, Harold monta en vitesse prendre une douche puis s’en alla pour le travail tandisque Emily se reposait avant de s’attaquer à son roman. Lorsqu’il rentra, il était épuisé. compilé le travail d’une journée entière en seulement quelques heures n’était pas chose facile. Cet experience l’avait au moins servi à connaître ses propres limites. Après avoir retiré sa veste, il se servit un verre de whisky et monta dans sa chambre pour un repos bien merité. Il était presque arrivé en haut de l’escalier quand il entendit du bruit en bas, ce qui n’était pas habituel. Il était plus de 2h dum matin, les seuls occupants de la maison devaient être couchés à cette heure. Margaret partait vers 20h à la fin de son service, John, comme il se faisait vieux et qu’il n’avait pas réellement besoin de ses servicesEn soirée, il lui avait aussi autorisé à prendre ses soirées. Cela avait bien sûr blessé le vieil homme dans sa fierté de majordome mais face à la réalité, il avait f







