INICIAR SESIÓNElle aurait pu mieux assumer son rôle si elle savait la raison pour laquelle Harold était autant en colère mais elle n’en avait aucune idée. Elle avait l’impression que le simple fait que Karl existe l’énerver. À chaque fois qu’il prenait la parole ou qu’il touchait son plâtre, une veine dans son cou augmentait d’intensité. Elle ne l’avait jamais vu autant en colère. Karl était dans de beaux draps. Karl était également bizarre. Son ton enjoué avait disparu et son regard normalement pétillant avait été échanger contre un regard triste plein de remord. C’était clair qu’il n’était pas dans son assiette. Il devait se sentir responsable de ce qui lui était arrivée, ce qui était absurde puisqu’il n’y était pour rien. Ses deux frères lui cassaient la tête, alors qu’elle avait plus important à faire, comme se nourrir par exemple- Tu veux le signer? proposa-t-elle à Karl dans une tentative de lui remonter un peu le morale- Tu veux qu’il le dédicace la … de son crime? Pourquoi ne pas lui rem
Le lendemain matin, alors qu’elle dormait encore, ses yeux furent agressés par une soudaine luminosité, trop fort à son gout. Elle grogna et se retourna dans son lit pour l’éviter, mais malheureusement, le mal était déjà fait, impossible de se rendormir. Elle n’avait pas d’autre choix que de se lever. Elle était par ailleurs déterminé à confronter Harold pour ce qu’il venait de lui infliger. Pour sa grande surprise, la personne présente dans la pièce n’était pas son cher mari mais plutôt une infirmière et la soudaine lumière était les rayons de soleil qui filtrait la fenêtre de sa chambre. Ses yeux parcoururent la pièce, mais pas d’Harold. Elle jeta alors un rapide coup d’œil sur l’écran de son téléphone qui lui indiqua qu’il était déjà 9h passée« Il doit déjà être parti »- Ah, vous êtes réveillée, remarqua l’infirmière qui s’approcha alors d’elle un sourire aux lèvres, Comment vous sentez vous ce matin? Avez-vous bien dormi?- Oui- Ah, c’est bon, dit-elle, voudriez-vous qu’on vo
Ses mots sonnèrent comme une menace dans les oreilles d’Emily et cela la rendait nerveuse. Lorsqu’il se leva subitement, son corps entier se raidit, conscient du danger. - Et toi, pourquoi es-tu encore là? Demanda-t-elle d’une voix calme qui contrastait fortement avec son état intérieur - À ton avis? Dit-il en se rapprochant à pas lentSon corps entier se figea tandis qu’elle repassait en revue tout ce qu’elle l’avait causé depuis ce matin. , En partant par lui faire rater une journée de travail jusqu’à la veiller le soir, en passant par se faire gronder à cause d’elle, sans oublier les frais d’hôpital. Chacun d’eux étaient pire que l’autre. Il n’y avait aucun moyen qu’il l’épargne cette fois-ci et elle n’avait aucune échappatoire. Elle était cuite comme un rat. Malgré sa panique intérieure, elle s’efforça à afficher un air calme, enfin… jusqu’à ce qu’il récupère le couteau posait sur la table de chevet qu’elle avait utilisé ultérieurement pour couper des fruits. De quoi faire vril
Emily mangeait une pomme fraichement découpé tout en scrollant sur son portable lorsqu’Harold fit irruption dans la chambre. Son regard se porta d’abord sur sa jambe plâtrée jusqu’à la cheville, puis ses yeux remontèrent vers le sien. Lorsque ses yeux rencontrèrent les siens, un frisson parcourut tout son corps et instinctivement, elle se releva- Tu m’expliques? Dit-il en désignant sa jambe plâtrée Son ton étrangement calme alarma Emily qui se redressa le mieux qu’elle pouvait.- Eh bien c’est une histoire plutôt marrante, dit-elle en se redressant dans son lit, vois-tu depuis quelques temps j’ai une idée de scenario pour mon roman qui implique le skating, mais le problème est que je n’y connais rien à ce sport alors il m’est très difficile de visualiser ma scène. Par coïncidence, il y a une patinoire pas très, alors…- Alors tu t’as dit que c’était une bonne idée de t’y rendre et résultat tu te retrouves dans un lit d’hôpital avec une jambe cassée, enchaina HaroldIl ferma alors le
Ce ne fut que très tard dans la nuit qu’elle put enfin rentrer chez elle. La première chose qu’elle fit, ce fut d’enlever ses chaussures puis elle courut se jeter sur un canapé dans le salon. Ce n’était pas aussi confortable que son lit, mais elle se sentait incapable de franchir les quelques mètres qui la séparait de celui-ci. Elle ne pouvait que faire fit du canapé pour l’instant.Quelques instants plus tard, elle entendit des bruits de pas dans les escaliers puis Harold fit son apparition dans la pièce, deux verres dans une main et une bouteille dans l’autre. Voir son visage, fit remonter le ressentiment accumulé durant ses quelques heures. Heureusement pour lui, non seulement le meurtre était illégal, elle n’avait pas non plus suffisamment de force pour l’affronter. Elle n’eut d’autres choix que de ranger sa vengeance dans un coin du cerveau pour plus tard. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle n’en avait pas la force. Elle allait devoir attendre. - Un verre ? Lui dema
L’endroit où ils choisirent de déjeuner fut The New Season, un restaurant tout près de l’entreprise. Les deux frères Brighman devaient être des habitués car malgré la queue, on vint tout de suite les accueillir et on les conduisit à une table isolée. Emily pria pour qu’elle ne se retrouve pas assise à côté d’Harold et son vœu fut exaucé car ce fut sa belle-sœur qui remporta la place. Et la chaise en face d’elle aurait été pour Karl s’il n’avait pas déserté après un seul regard de son frère. Fin de fin, Harold se retrouva en face d’elle, ce qui était pire que s’il s’était trouvé à côté. Son regard pesant qui ne semblait pas la quitter lui compliquait la vie. « Quelle poisse », Se dit-elle, pour la énième fois, en le regardant lire le menu, un verre d’eau dans la mainContrairement à elle, il n’avait pas l’air d’être le moins du monde, troublé par quoi que ce soit. Ce qui, si on y pense, était injuste puisqu’il était responsable de l’état dans laquelle, elle se trouvait. À défaut de n
- Doux Jésus! S’écria-t-elle en le voyant, vous vous êtes jurez de me tuer par crise cardiaque ou quoi? Et que ce que vous faites là?- Je vous chercher pour vous tuer pour m’avoir fait poiroter pendant une heure, répondit-il, et je vous signale que c’est ma maison, j’ai le droit d’aller ou je veux
Tout à coup, elle eut alors un flash. une image d’elle entrer de le mordre suivie d’une autre d’elle était en train de vomir la première fois sur les chaussures d’Harold et une autre couchée dans la salle de bain avec Harold qui essayait de la relever puis une autre et ainsi de suite, les évènemen
Malgrés son ton neutre, elle sentait quand meme air menaçant qui émanait de lui, il était en colère ce qui la ravit- Peut-être ou peut-être pas, c’est à moi d’en décider, répondit-elle, et je peux savoir que ce que vous faites là? Je croyais que vous aviez mieux à faire que de me surveiller.- C’e
Les jours suivants furent très mouvementés. Entre les contrats, les réunions et les voyages d’affaires, Harold ne vit pas le temps passé très vite l’ultimatum de cinq jours arrivait à son terme et pourtant Emily Berry ne l’avait contacté pas une seule fois durant les quatre jours. Il avait cru qu’il







