Masuk- Doux Jésus! S’écria-t-elle en le voyant, vous vous êtes jurez de me tuer par crise cardiaque ou quoi? Et que ce que vous faites là?
- Je vous chercher pour vous tuer pour m’avoir fait poiroter pendant une heure, répondit-il, et je vous signale que c’est ma maison, j’ai le droit d’aller ou je veux, ce qui n’est pas votre cas, enfin, pas encore. - J’avais faim, répondit-elle plus calmement, je vais vous rembourser et bien sur tout nettoyer. - Pas besoin, je ne les utilise jamais de toutes les façons, dit-il, mais pour le nettoyage s’est obligé. - Si vous ne cuisinez jamais alors pourquoi vous les achetez ? Pour réponse, il hocha de façon nonchalante. Emily faillit lui faire le discours que lui sortait sa mère sur le gaspillage mais laissa tomber, ce n’était pas ses affaires. Elle retourna sur ses fourneaux, sous le regard examinateur d’Harold. Bizarrement, ça ne la mettait plus autant mal à l’aise, elle commençait à s’y habituer. Quelques minutes plus tard, tout était prêt, elle regarda son œuvre avec fierté. - Je vous sers une assiette? Lui demanda-t-elle tout en espérant qu’il refuse - Pourquoi pas ? Répondit-il, je veux savoir si votre nourriture vaut cet air de suffisance que vous affichez à ce moment Et servez-moi un café tant que vous y êtes. Elle s’exécuta, non sans lui lancer un ou deux insultes, mentalement du moins puis elle s’assit à son tour, cependant elle attendit qu’il pose son verdict, pas que son avis lui importait tant, elle était juste sensible aux critiques. Après tout, dans son métier, elles jouaient un rôle important. - J’ai gouté mieux, dit-il, Vos talents de dessinatrice sont meilleurs. - Allez-y donc là ou vous avez « gouté mieux » et rendez-moi mon « pas mal », dit-elle, vexée et en colère Elle essaya de reprendre l’assiette, mais Harold l’attira vers lui, la sauvant de ses griffes. Elle lui lança un regard noir il recula à temps. - Mlle Berry, vous ne pouvez donc pas encaisser une critique, dit-il - Pas sur ma nourriture, répondit-elle Elle retomba sur sa chaise, plus calme. Le rictus qu’affichait Harold à cet instant lui disait qu’il avait fait exprès de la mettre en colère et elle était tombé tout droit dans son piège et il s’en amusait. Il fallait qu’elle apprenne à contrôle ses émotions surtout si elle allait vivre avec un tel renard. - En parlant de dessin, qu’avez-vous fait de celui dont vous m’avez effrontément volé après l’avoir … déchiré d’un carnet qui m’ait très précieux? - Il est quelque part, répondit-il - Et dire que je culpabilisais juste qu’à présent pour hier soir, dit-elle, vous l’avez bien mérité - Donc vous vous en rappelez, répondit Harold, pour votre information, les dommages que vous m’avez causé s’élève à plus de cinq cent mille dollars et là, je n’y ai pas encore mis les dommages émotionnels Le toast qu’elle venait d’avaler faillit passer de travers. Elle s’empressa de le faire passer avec son jus. - C’est de l’extorsion ça! S’écria-t-elle, que ce que j’ai bien pu détruire qui coute autant - Mon costume de vingt mille dollars, ma moquette fraichement acquise, si je me souviens bien, elle m’a couté dans les trois cent mille. Ah! J’avais oublié, il y a aussi un ancien vase chinois de la dynastie Ming, elle m’avait d’ailleurs couté une fortune. - Arrêtez, c’est bon. Mais, n’oublions pas que si vous ne m’avez pas insisté pour me ramener chez vous, je n’aurais pas détruit tout ça, alors ce n’est pas entièrement de ma faute - Je sais, répondit-il, c’est pourquoi j’ai considérablement réduit les couts - Vous appelez ça considérablement réduire les couts. - Le vase m’a couté cinq millions de dollars. Un ‘ah’ fut le seul mot qui put sortir de sa bouche. Elle se sentit tout d’un coup épuisé et sa migraine de ce matin qu’elle croyait pourtant partit pour de bon, revint la martyriser et elle avait l’impression que sa tête devenait lourde à chaque seconde et elle dut la poser sur la table pour alourdir sa charge. C’était juré, l’alcool et elles s’étaient finies, mais elle allait en avoir besoin quand elle commencerait son travail de … « Non, je ne suis pas assez belle pour le métier d’escorte, ni assez séduisante d’ailleurs » - Quoi? Elle releva les yeux vers Harold, en voyant son regard interlocuteur, elle se rendit compte qu’encore une fois, elle avait pensé à haute voix, une autre mauvaise habitude dont elle devait se débarrasser. - Désolée, je pensais à haute voix, s’excusa-t-elle - Il y a bien une solution plus simple, dit Harold en finissant le dernier morceau Elle avait le pressentiment que la suite de la phrase n’allait pas lui plaire avant même de l’entendre car le ton de la conversation qui était jusque-là relaxé venait de prendre tout d’un coup une tournure plus sérieux et même Harold était redevenu très sérieux. - Épousez-moi, répondit-il, Cette somme, je ne peux pas tourner l’œil dessus juste comme, pour une étrangère, je veux dire. Pour ma femme, par contre, je laisserai passer ça très facilement.Elle aurait pu mieux assumer son rôle si elle savait la raison pour laquelle Harold était autant en colère mais elle n’en avait aucune idée. Elle avait l’impression que le simple fait que Karl existe l’énerver. À chaque fois qu’il prenait la parole ou qu’il touchait son plâtre, une veine dans son cou augmentait d’intensité. Elle ne l’avait jamais vu autant en colère. Karl était dans de beaux draps. Karl était également bizarre. Son ton enjoué avait disparu et son regard normalement pétillant avait été échanger contre un regard triste plein de remord. C’était clair qu’il n’était pas dans son assiette. Il devait se sentir responsable de ce qui lui était arrivée, ce qui était absurde puisqu’il n’y était pour rien. Ses deux frères lui cassaient la tête, alors qu’elle avait plus important à faire, comme se nourrir par exemple- Tu veux le signer? proposa-t-elle à Karl dans une tentative de lui remonter un peu le morale- Tu veux qu’il le dédicace la … de son crime? Pourquoi ne pas lui rem
Le lendemain matin, alors qu’elle dormait encore, ses yeux furent agressés par une soudaine luminosité, trop fort à son gout. Elle grogna et se retourna dans son lit pour l’éviter, mais malheureusement, le mal était déjà fait, impossible de se rendormir. Elle n’avait pas d’autre choix que de se lever. Elle était par ailleurs déterminé à confronter Harold pour ce qu’il venait de lui infliger. Pour sa grande surprise, la personne présente dans la pièce n’était pas son cher mari mais plutôt une infirmière et la soudaine lumière était les rayons de soleil qui filtrait la fenêtre de sa chambre. Ses yeux parcoururent la pièce, mais pas d’Harold. Elle jeta alors un rapide coup d’œil sur l’écran de son téléphone qui lui indiqua qu’il était déjà 9h passée« Il doit déjà être parti »- Ah, vous êtes réveillée, remarqua l’infirmière qui s’approcha alors d’elle un sourire aux lèvres, Comment vous sentez vous ce matin? Avez-vous bien dormi?- Oui- Ah, c’est bon, dit-elle, voudriez-vous qu’on vo
Ses mots sonnèrent comme une menace dans les oreilles d’Emily et cela la rendait nerveuse. Lorsqu’il se leva subitement, son corps entier se raidit, conscient du danger. - Et toi, pourquoi es-tu encore là? Demanda-t-elle d’une voix calme qui contrastait fortement avec son état intérieur - À ton avis? Dit-il en se rapprochant à pas lentSon corps entier se figea tandis qu’elle repassait en revue tout ce qu’elle l’avait causé depuis ce matin. , En partant par lui faire rater une journée de travail jusqu’à la veiller le soir, en passant par se faire gronder à cause d’elle, sans oublier les frais d’hôpital. Chacun d’eux étaient pire que l’autre. Il n’y avait aucun moyen qu’il l’épargne cette fois-ci et elle n’avait aucune échappatoire. Elle était cuite comme un rat. Malgré sa panique intérieure, elle s’efforça à afficher un air calme, enfin… jusqu’à ce qu’il récupère le couteau posait sur la table de chevet qu’elle avait utilisé ultérieurement pour couper des fruits. De quoi faire vril
Emily mangeait une pomme fraichement découpé tout en scrollant sur son portable lorsqu’Harold fit irruption dans la chambre. Son regard se porta d’abord sur sa jambe plâtrée jusqu’à la cheville, puis ses yeux remontèrent vers le sien. Lorsque ses yeux rencontrèrent les siens, un frisson parcourut tout son corps et instinctivement, elle se releva- Tu m’expliques? Dit-il en désignant sa jambe plâtrée Son ton étrangement calme alarma Emily qui se redressa le mieux qu’elle pouvait.- Eh bien c’est une histoire plutôt marrante, dit-elle en se redressant dans son lit, vois-tu depuis quelques temps j’ai une idée de scenario pour mon roman qui implique le skating, mais le problème est que je n’y connais rien à ce sport alors il m’est très difficile de visualiser ma scène. Par coïncidence, il y a une patinoire pas très, alors…- Alors tu t’as dit que c’était une bonne idée de t’y rendre et résultat tu te retrouves dans un lit d’hôpital avec une jambe cassée, enchaina HaroldIl ferma alors le
Ce ne fut que très tard dans la nuit qu’elle put enfin rentrer chez elle. La première chose qu’elle fit, ce fut d’enlever ses chaussures puis elle courut se jeter sur un canapé dans le salon. Ce n’était pas aussi confortable que son lit, mais elle se sentait incapable de franchir les quelques mètres qui la séparait de celui-ci. Elle ne pouvait que faire fit du canapé pour l’instant.Quelques instants plus tard, elle entendit des bruits de pas dans les escaliers puis Harold fit son apparition dans la pièce, deux verres dans une main et une bouteille dans l’autre. Voir son visage, fit remonter le ressentiment accumulé durant ses quelques heures. Heureusement pour lui, non seulement le meurtre était illégal, elle n’avait pas non plus suffisamment de force pour l’affronter. Elle n’eut d’autres choix que de ranger sa vengeance dans un coin du cerveau pour plus tard. Mais elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle n’en avait pas la force. Elle allait devoir attendre. - Un verre ? Lui dema
L’endroit où ils choisirent de déjeuner fut The New Season, un restaurant tout près de l’entreprise. Les deux frères Brighman devaient être des habitués car malgré la queue, on vint tout de suite les accueillir et on les conduisit à une table isolée. Emily pria pour qu’elle ne se retrouve pas assise à côté d’Harold et son vœu fut exaucé car ce fut sa belle-sœur qui remporta la place. Et la chaise en face d’elle aurait été pour Karl s’il n’avait pas déserté après un seul regard de son frère. Fin de fin, Harold se retrouva en face d’elle, ce qui était pire que s’il s’était trouvé à côté. Son regard pesant qui ne semblait pas la quitter lui compliquait la vie. « Quelle poisse », Se dit-elle, pour la énième fois, en le regardant lire le menu, un verre d’eau dans la mainContrairement à elle, il n’avait pas l’air d’être le moins du monde, troublé par quoi que ce soit. Ce qui, si on y pense, était injuste puisqu’il était responsable de l’état dans laquelle, elle se trouvait. À défaut de n
Tout à coup, elle eut alors un flash. une image d’elle entrer de le mordre suivie d’une autre d’elle était en train de vomir la première fois sur les chaussures d’Harold et une autre couchée dans la salle de bain avec Harold qui essayait de la relever puis une autre et ainsi de suite, les évènemen
Harold regarda la jeune femme qui se tenait devant sa sœur comme une chatte se tenait quand elle était confrontée à un danger avec un mélange d’émotions. Surprise, colère, agacement, amusement et méfiance. Il était sûr qu’au moindre mouvement de sa part, il allait se retrouver avec ses ongles bien m
Deux jours passés à Londres, elle était totalement sous le charme de cette ville. Comme elle attendait son rendez-Vous, elle avait décidé de visiter la ville et elle en était amoureuse. Elle ne savait pas si c’était parce que c’était son premier voyage ou si c’était vraiment le charme de la ville, m
- Em, Emily, toqua violemment le benjamin des Berry, Emily! Réveilles toi. Emily Berry se retourna dans son lit et se couvrit les oreilles avec son oreiller en comptant très bien ignoré son petit frère mais les coups sur la porte devinrent plus insistants et pour couronner le tout, son réveil se m







