LOGINJe m’appelle Freiya. Enfin… c’est le nom que je me suis choisi pour recommencer à zéro à New York. Mon vrai nom, lui, est resté enfermé derrière les barreaux de mon passé. Si je suis ici, c’est pour Cody. Mon frère. L’homme à qui je dois la vie. Après plusieurs années en prison, il vient enfin de retrouver la liberté… mais je sais que le monde qui l’attend dehors n’a rien oublié. Et je refuse de le voir replonger dans les magouilles qui l’ont détruit. Pour garder un œil sur lui et payer les dettes qu’il pourrait laisser derrière lui j’ai trouvé un travail chez Carter Corp. Ma règle est simple : survivre en silence. Être invisible. Pas d’amis. Pas d’attaches. Pas de vagues. Mais cette règle n’avait pas prévu Matt. Matt, mon binôme… le genre de mec qui attire les problèmes aussi facilement qu’il attire les regards. Regard sombre, sourire insolent, attitude provocante. Un vrai bad boy qui semble se moquer des règles autant que du danger. Il parle trop, se bat parfois, et cache derrière ses blagues un côté sombre que je devine sans vraiment le comprendre. Tout ce que je sais, c’est qu’il refuse de me laisser tranquille. À force d’insister et de me provoquer avec ce sourire qui semble lire à travers mes mensonges il réussit l’impossible : me convaincre d’assister au concert du groupe de ses amis. Je pensais juste m’accorder une pause. Une soirée pour oublier que je vis sous une fausse identité. Je ne savais pas dans quoi je m'engageais.
View MoreJ'attends assise au bar du Half Five. Cela fait dix minutes que je poireaute en attendant Matt. Cet homme est incapable d'arriver à l'heure où que ce soit ; la ponctualité ne fait tout simplement pas partie de son vocabulaire.
Honnêtement, je ne sais pas ce que je fais là. Il y a quelques mois, je n'aurais jamais mis les pieds dans un endroit pareil : beaucoup trop de monde, beaucoup trop de promiscuité. Je déteste qu'on me touche, je ne le supporte pas, ça me rappelle de trop mauvais souvenirs. Je me secoue et finis mon coca. Jamais d'alcool, je ne dois surtout pas perdre le contrôle, c'est bien trop dangereux. Je regarde mon portable : pas de message. Mon frère est plutôt sage en ce moment. Je soupire et me lève. Rester sans bouger, ce n'est pas mon truc. Tant pis pour Matt, je préfère m'en aller. Je me dirige vers le vestiaire du bar pour récupérer mon casque de moto. Ma vieille Bandit 600 m'attend dehors, je l'adore : elle est increvable et le son qu'elle émet me fait vibrer. Au moment où je me penche vers mon casier, je sens un mouvement derrière moi. Quand une main se tend vers moi, je suis déjà en train de réagir. Un pas sur le côté, j'attrape la grosse paluche et tire le pouce en arrière. Matt : « OK ! Stop, princesse, t'as gagné ! » dit-il en rigolant. Si ça n'avait pas été lui, je lui aurais probablement brisé les doigts sur-le-champ, mais là, je me contente de sourire en le lâchant. Il a toujours cet air à moitié bad boy avec ses cheveux bruns en pétard, sa veste en cuir noir et son jean troué. Moi : « Je t'ai déjà dit que tu ne pourrais jamais me surprendre ! » C'est devenu un jeu pour ce gros gamin, mais avec l'entraînement que j'ai subi, personne ne peut entrer dans mon périmètre de sécurité sans que je le sache. Sans cesser de sourire, je regarde le type à côté de lui. Grand, blond, avec la carrure d'un rugbyman. Déjà que je suis gaulée comme un asticot – à peine 1,65 m pour 52 kilos – mais là, j'ai vraiment l'impression d'être un nain de jardin entre lui et Matt. Ce dernier suit mon regard et arbore un air goguenard. Matt : « Le type que tu dévores des yeux, c'est un de mes potes : Adam… » Le blond me sourit en se grattant la tête. Il a des bras énormes et on devine ses abdos sous son T-shirt blanc. Un tatouage d'ange orne son bras, mais vu comme il l'exhibe, ce n'est pas celui d'un gang. Il rougit légèrement. Matt : « Adam, la bombe sexuelle que tu vois, c'est ma collègue toute timide, alors sois gentil ! » Je mets une main sur ma hanche et de l'autre, je lui donne une tape sur la tête. Moi : « Sois poli, espèce de dépravé ! » Matt : « Vilaine ! » Je lui tire la langue. C'est un truc de fou, quand il est dans les parages, j'ai cinq ans d'âge mental. Je secoue la tête et fixe Adam. Il me reluque un peu. J'ai mis un jean slim troué et un petit crop top blanc avec des manches qui retombent sur mes poignets. Quand son regard croise le mien, sa mâchoire se décroche légèrement. Je soupire en détournant les yeux, ça m'arrive tout le temps : avec un œil bleu et l'autre vert, j'ai tendance à faire bloquer les gens. Adam : « Salut ! Merci d'être venue à notre concert… » dit-il en me tendant la main. Je déteste dire bonjour aux gens, il faut toujours qu'il y ait des putains de contacts physiques. Je prends sur moi et lui serre la main. Moi : « De rien, si je n'étais pas venue, le gosse aurait piqué sa crise ! » Je regarde Matt qui prend un air outré. Matt : « Comment tu peux dire ça, alors que je prends soin de tes interactions sociales ! La seule personne que je connaisse qui ait encore moins d'amis que toi, c'est Colin. » Je ne connais pas ce gars. Je penche la tête sur le côté. Moi : « Ce n'est pas la quantité qui compte, c'est la qualité ! » Il me fait un sourire ultra bright. Matt : « Et moi, je suis le super premium de la top qualité ! » dit-il en gonflant son biceps droit, qu'il embrasse. Adam : « Ce qui est rassurant, c'est qu'il n'est pas comme ça qu'avec nous ! » Moi : « C'est sûr ! Tu le connais depuis longtemps ? » Adam : « On s'est connu sur les bancs du collège. On a tous espéré qu'il mûrisse, mais avec lui, pas moyen… » Moi : « Il fait partie des fruits tardifs », fais-je en rigolant. « Mais toi, tu devrais recevoir une médaille pour l'avoir supporté jusque-là. » Matt : « Je vous permets pas, bande d'enfoirés ! Si c'est comme ça, je vous aiderai pas pour le matos. » Adam lève les bras en signe de paix. Adam : « Je dis plus rien, promis ! Y a encore la moitié du van à décharger. Colin et Doris sont à la bourre… » Matt : « Je suis surexploité à cause de mon physique… » dit-il en se redressant avec sa mine de chien battu. Moi : « Je vous file un coup de main ? » Les deux garçons se mettent à rigoler. Je prends une grande inspiration pour éviter de les cogner. Adam : « C'est gentil, mais c'est pas du matériel léger. » OK, en plus il me prend pour une courge. Moi : « Je suis au courant que les amplis font plus de 10 kilos. Maintenant, si les messieurs testostérone veulent bien se calmer, il vous reste plus beaucoup de temps, alors faudrait mieux se grouiller… » Matt : « OK, quand princesse est comme ça, y a rien à faire ! On y va, mademoiselle la féministe ! » Adam hausse les épaules et finit par se diriger vers l'extérieur, vers le van. Il ouvre la porte des loges et la bloque avec une pierre. Matt ouvre le van et prend l'une des caisses contenant les amplis. J'attrape un carton rempli de bobines de câble. Adam : « Fais gaffe, c'est super lourd ! » Je le regarde droit dans les yeux et soulève le carton sans difficulté, avant de me retourner pour avancer. Je l'entends siffler, impressionné. Moi : « Les fourmis soulèvent dix fois leur poids. Ne sous-estime pas les petites bêtes ! » Je l'entends rigoler quand je passe la porte. Au final, j'en suis à mon dixième aller-retour. Le van est presque vide. Adam en a profité pour faire les branchements, vu qu'on avance bien avec Matt. Je finis par attraper le dernier étui noir, celui d'une guitare électrique. Mal fermé, il s'ouvre à mon contact. Je ne peux pas m'empêcher d'admirer l'instrument. La couleur rouge se dégradant vers l'or, son manche blanc éclatant… je devine déjà le son que je pourrais en sortir. D'un coup, je me fige. Comme à chaque fois que la musique est en jeu, je me suis mise dans ma bulle. Quelqu'un s'est approché pendant ce temps. Je me retourne, prête à frapper. Face à moi, je vois un gars de la taille d'Adam, avec une carrure plus fine mais ô combien musclée. Il porte une veste en cuir sans manches et un pantalon noir agrémenté de petites chaînes en argent sur les poches. De longs cheveux noirs, contrastant avec sa peau pâle, encadrent son visage. Ses yeux d'un bleu azur lancent des éclairs, prêts à me cramer sur place. Il tend la main vers moi, visiblement pour m'attraper le bras, mais il se fige en croisant mon regard. Je suis tendue comme un arc. Et je bloque sans comprendre. Il est même pas à 10 cm de moi. J'aurais déjà dû le repousser, surtout qu'il est clairement agressif, mais je ne bouge pas. Inconnu : « Touche pas à la guitare ! » Il a une voix rauque, carrément sexy. Attends, il me prend pour qui, là ?Elle me jauge en penchant un peu la tête. Elle passe une main dans ses cheveux, et me toise carrément. Je sais qu'elle a aperçu mon tatouage. Mais elle ne recule pas, elle croise les bras sous sa poitrine.La fille : « Mon père m'a toujours dit de ne pas parler aux inconnus ! »Je souris. Décidément, cette nana a pas froid aux yeux.Moi : « Je m'appelle Daryl… Je ne suis plus un inconnu… »Je me rapproche. Elle lève un sourcil, la rendant encore plus craquante.La fille : « Freiya… »Moi : « C'est vraiment ton nom ? »Freiya : « Oui, et c'est mon père qui m'a baptisée, alors tu la mets en veilleuse ! »Elle me grogne littéralement dessus, mais ça m'empêche pas de sourire. Elle est vraiment sexy.Mon téléphone pro sonne. Je grimace, je suis obligé de répondre.Je mets une main devant moi pour lui signifier d'attendre.Moi : « Quoi ? »Au bout de la ligne, je sens Rus qui se tasse.Rus : « Patron, on a du nouveau pour le Serpent. Il est revenu sur New York ! »Ah, zut, pas bon ça. C'est
Point de vue de DarylQuand j'ai vu cette fille descendre de sa moto et traverser devant moi, j'ai pas pu m'empêcher de bloquer. C'est bien la première fois qu'une nana en pantalon me fait de l'effet. Son jean moule bien son petit cul, et sa veste en cuir et son T-shirt n'arrivent pas du tout à cacher sa magnifique poitrine. La seule partie de son corps que j'aperçois, c'est son ventre, vu que son haut s'arrête un peu avant son nombril. Je suis sûr que sa peau doit être toute douce sur son ventre plat. Et sa démarche… C'est pas celle d'une bimbo en chaleur. Non, elle marche avec la grâce d'un félin.Elle jette un œil à ma voiture, et je croise son regard. Mon cœur vient de louper un battement. À cette distance, je ne suis pas sûr, mais j'ai l'impression que ses deux yeux n'avaient pas la même couleur : l'un était émeraude et l'autre d'un bleu profond… Des lentilles ? Non, c'est pas le genre de cette nana, je pense.Je me secoue, je sors de la voiture, et tout en faisant le plein, je m
Point de vue FreiyaJ'ai laissé planté tout le monde à la table. Avant de partir, j'ai quand même envoyé un SMS à Matt pour lui dire que j'avais passé une super soirée mais que je devais rentrer.Je suis super énervée : comment un type qui fait une musique pareille peut être aussi con ? Et en plus il est ami avec Matt !Je mets les gaz, ma moto décolle en chantant. J'adore ce son, cette vibration. La vitesse me grise, je reprends le contrôle. Je zigzague sans effort dans la circulation, mais je reste concentrée. Si je crée un accident, je supporterais pas d'avoir fait du mal à quelqu'un d'autre, alors je suis prudente malgré tout.Au bout d'un moment, je me rends compte que mon bolide a soif. Je vois une station-service au loin et décide de m'y arrêter.Elle consomme de plus en plus ces derniers temps. J'ai changé les pneus il n'y a pas longtemps pourtant. Va falloir que je la révise de fond en comble.Je défais mon casque et passe ma main dans mes longs cheveux bruns pour éviter qu'i
Point de vue de ColinPutain de Colin…Je croise son regard une nouvelle fois. C'est de la folie : ses yeux ont des teintes qui m'hypnotisent. Ils sont uniques, comme elle. Elle est loin d'être habillée de manière sexy, comme mes groupies, mais sur elle, avec ses mensurations, ça me fait bander. J'ai jamais ressenti ça. Je me sens bizarre, j'ai l'impression de flotter. Je regarde mon verre, c'est le premier whisky de la soirée pourtant.Quand je l'ai vue près de la guitare, j'étais à deux doigts de lui arracher le bras. Mais il a fallu que je croise son regard, et là j'ai bloqué. Elle a pas détourné les yeux. Pourtant, personne ne soutient longtemps mon intensité quand je regarde comme ça, même pas Matt, Adam ou Doris. Quand elle m'a répondu sans se démonter, ça m'a impressionné. Et son feulement quand je l'ai rembarrée… on aurait dit une chatte en colère.Putain, faut que je me calme. Je suis tellement excité que je vais craquer mon pantalon.Ça ne me ressemble pas. Je ne sais pas ce


















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