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Trop Tard Pour Aimer
Trop Tard Pour Aimer
Author: dainamimboui

Chapitre 1

Author: dainamimboui
last update Petsa ng paglalathala: 2026-04-01 23:30:05

Le bip était régulier et on pouvait l’entendre partout dans la salle ou plus, dans l’hôpital

Il remplissait la chambre comme une présence invisible et dans cette salle , un homme était allongé , il respirait très fort on aurait dit qu’il refusait de s’arrêter. Chaque son frappait les murs blancs, rebondissait sur les machines, puis revenait s’écraser dans la poitrine d’Adeline.

Bip.

Bip.

Bip.

Assise au bord du lit d’hôpital, les épaules tremblantes, elle serrait une main devenue trop froide dans les siennes. Ses doigts s’accrochaient aux siens comme si elle pouvait le retenir, comme si la force de son amour suffisait à empêcher l’inévitable.

Ses larmes tombaient sans qu’elle puisse les contrôler.

Une, puis une autre Silencieuse et tellement Douloureuses.

— S’il te plaît… murmura-t-elle d’une voix brisée. Ne me laisse pas…

La pièce sentait l’antiseptique et la fatigue. Les rideaux tirés laissaient passer une lumière pâle qui donnait à tout un aspect irréel. Les machines clignotaient, surveillant chaque battement de son cœur.

Allongé sur le lit, Hector Price semblait différent de l’homme qu’il avait été autrefois.

Son visage, autrefois si sûr de lui, si arrogant, était devenu pâle et creusé. Ses lèvres étaient sèches. Ses yeux, fatigués, avaient perdu leur éclat, mais pas leur intensité. Ils restaient fixés sur elle.

Toujours sur elle.

Il respirait lentement, avec effort. Chaque mouvement de sa poitrine ressemblait à une bataille

Adeline secoua la tête, incapable d’accepter ce qu’elle voyait.

— Non… non… ce n’est pas possible…

Sa voix tremblait, se cassait, se noyait dans ses sanglots.

Le bip continua.

Bip.

Bip.

Bip.

Hector bougea légèrement la tête. Ce simple geste lui demanda une énergie immense. Ses doigts se resserrèrent faiblement autour de ceux d’Adeline.

— Adeline…

Sa voix était rauque, presque un souffle.

Elle releva immédiatement la tête, paniquée, les yeux rouges et gonflés.

— Je suis là… je suis là, murmura-t-elle en se rapprochant. Ne parle pas… repose-toi…

Mais il secoua doucement la tête.Il ne voulait pas se reposer, Il voulait qu’elle écoute.

Avec une lenteur douloureuse, il leva légèrement la main et toucha son visage humide de larmes. Son pouce trembla contre sa joue.

— Regarde-moi… écoute.. moi.

Ces deux mots étaient faibles, mais fermes.

Adeline hésita, incapable de soutenir son regard. Elle avait peur de ce qu’elle allait y voir. Peur d’y lire une vérité qu’elle refusait d’accepter.

— Regarde-moi, répéta-t-il, plus doucement.

Alors elle obéit.

Leurs yeux se rencontrèrent, Pendant un instant, le monde sembla s’arrêter.

Il y avait dans son regard quelque chose de calme. Pas de peur. Pas de colère. Juste une étrange paix qui la terrifia encore plus.

— Arrête de pleurer… tu me fait du mal à moi aussi..souffla-t-il.

— Je ne peux pas…

Sa voix se brisa.

— Je ne peux pas te perdre… je ne veux pas, je ne le supporterais pas tu entends!

Il la regarda avec ses yeux devenu gris, il avait fini par perdre la vue mais il n’oubliait pas son visage, jamais

— Ça va aller… je suis tellement désolé mon amour…

Elle secoua la tête avec désespoir.

— Non… ça ne va pas aller…

Il la fixa avec une douceur inattendue.

— Tu dois être forte…

Un silence lourd s’installa. Le bip continua, mais il semblait plus lent.

Plus fragile.

— Promets-moi… murmura-t-il. Promets-moi que tu continueras à vivre…

Ses doigts tremblèrent dans les siens.

— Que tu poursuivras tes rêves…Que tu ne laisseras pas ma maladie voler ta vie…

Le bip devint irrégulier.

Bip…

Bip…

Bip…

Adeline serra sa main plus fort.

— Hector… s’il te plaît… reste avec moi…je ne …

Il la regarda une dernière fois. Un regard rempli d’amour.

D’excuses et De résignation.

Puis, dans un dernier effort, il murmura :

— Je t’aime…

Le bip s’accéléra soudain.

Bip.

Bip.

Bip.

Puis—

Un son long, continu, perça la pièce.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Le monde s’effondra.

— NON ! cria Adeline.

Sa voix déchira le silence, Elle secoua son corps, paniquée, désespérée.

— Hector ! Réveille-toi ! S’il te plaît ! À l’aide !!

Des pas précipités résonnèrent dans le couloir. La porte s’ouvrit brusquement. Des médecins et des infirmières entrèrent en urgence, entourant le lit.

Mais Adeline ne voyait plus rien. Elle ne sentait plus rien. Seulement ce bruit.

Ce son interminableCe silence après l’amour.

Trois ans plus tôt

L’avion atterrit dans un léger tremblement, ses roues frottant la piste avec un bruit sourd.Adeline ouvrit les yeux brusquement.

Pendant quelques secondes, elle resta immobile, le cœur battant plus vite que d’habitude. Le rêve qu’elle venait de faire s’évapora aussitôt, laissant derrière lui une sensation étrange dans sa poitrine Puis regarda autour d’elle.

Les passagers se levaient déjà, récupérant leurs bagages dans les compartiments au-dessus de leurs têtes. Des conversations excitées remplissaient la cabine. Certains riaient, d’autres se pressaient vers la sortie.

Adeline serra la lanière de son sac contre elle.

Ça y est. Elle était arrivée.

À Los Angeles. Son cœur se mit à battre plus fort, mais cette fois, c’était de l’excitation.

Elle venait de quitter la France, sa famille, ses habitudes, toute sa vie… pour poursuivre ses rêves dans le monde de la mode et du mannequinat.

Un rêve immense. Un rêve effrayant. Un rêve qui commençait maintenant.

Quelques minutes plus tard, elle franchit les portes automatiques de l’aéroport, tirant sa valise derrière elle. L’air chaud de la Californie l’enveloppa immédiatement, différent de celui qu’elle connaissait.

Plus sec, Plus vibrant.

Elle s’arrêta un instant, observant la foule.Des inconnus partout Des langues différentes Des visages pressés. Son cœur se serra légèrement. Elle était seule.

Soudain— Une voix féminine éclata au-dessus du brouhaha.

— ADELINE !

Adeline sursauta.

Elle tourna la tête, surprise. Une jeune femme courait vers elle, un grand sourire aux lèvres, les bras ouverts. Ses cheveux bouclés rebondissaient à chaque pas, et son énergie semblait remplir tout l’espace autour d’elle. Avant même qu’Adeline puisse réagir, la jeune femme l’enlaça avec enthousiasme.

— Oh mon Dieu, tu es enfin là !

Adeline resta figée une seconde, puis éclata de rire, soulagée.

— Joyce ?

— Oui ! Joyce Norman, en personne ! Bienvenue à Los Angeles, ma belle !

Son sourire était contagieux. Chaleureux. Sincère. Adeline sentit une vague de soulagement l’envahir. Elle n’était plus seule.Joyce attrapa immédiatement la poignée de sa valise.

— Alors, prête à conquérir le monde de la mode ?

Adeline hésita une fraction de seconde. Puis un sourire timide apparut sur ses lèvres.

— Je crois que oui…

— Parfait. Parce que ta nouvelle vie commence maintenant.

Adeline inspira profondément.Elle ne le savait pas encore.

Mais cette ville allait lui offrir , l’amour, la douleur et une histoire qu’elle n’oublierait jamais.

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