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Chapitre 2

Author: dainamimboui
last update publish date: 2026-04-01 23:30:35

La voiture s’arrêta doucement devant un immeuble moderne aux grandes baies vitrées. Le soleil de l’après-midi baignait la façade d’une lumière dorée, donnant au bâtiment un air élégant et accueillant.

Adeline colla presque son visage à la vitre, les yeux grands ouverts.

— C’est ici ? demanda-t-elle, encore incrédule.

— Oui, madame. Notre petit royaume.

Adeline resta stoïque quelques secondes, observant les balcons, les plantes soigneusement disposées devant l’entrée, les gens qui entraient et sortaient avec rapidité . Tout lui paraissait différent de ce qu’elle connaissait en France.

Plus grand, Plus moderne, Plus impressionnant

Son cœur battait vite.

Joyce descendit de la voiture avec énergie.

— Allez, princesse, on ne va pas dormir dehors. Viens découvrir ton nouveau chez-toi.

Adeline sortit à son tour, respirant profondément l’air chaud de Los Angeles. Elle leva les yeux vers le ciel bleu, presque irréel, puis vers l’immeuble. Une nouvelle vie commençait vraiment.

Elles entrèrent dans le hall. Le sol en marbre brillait sous la lumière des lustres modernes. Une odeur légère de parfum flottait dans l’air. Adeline serra la poignée de sa valise.

— C’est magnifique… murmura-t-elle.

Joyce sourit.

— Attends de voir l’appartement.

Quelques minutes plus tard, elles sortirent de l’ascenseur au quatrième étage. Joyce sortit une clé de son sac, l’introduisit dans la serrure et ouvrit la porte d’un geste théâtral.

— Bienvenue chez nous !

Adeline entra lentement. Ses yeux parcoururent immédiatement le salon spacieux, les murs blancs décorés de tableaux modernes, le canapé crème, la grande baie vitrée qui donnait sur la ville.

Elle resta figée.

— Oh… mon Dieu….

Elle s’avança de quelques pas, posa sa valise au sol et tourna sur elle-même, émerveillée.

— C’est… c’est incroyable.

— Je te l’avais dit. On va vivre comme des reines.

Adeline s’approcha de la fenêtre et regarda la vue. Les immeubles s’étendaient à perte de vue, les voitures circulaient en contrebas, et le soleil descendait lentement à l’horizon.

Elle sentit une vague d’émotion monter en elle.

— Je n’arrive pas à croire que je suis vraiment ici…

— Tu l’as mérité, Adeline. Tu as travaillé pour ça.

Adeline hocha la tête, les yeux brillants. Puis Joyce tapa dans ses mains, soudain pleine d’énergie.

— Bon ! Visite guidée !

Elle attrapa la valise d’Adeline et la tira vers le couloir.

— Ici, c’est la cuisine. Là, la salle de bain. Et ça…C’est ta chambre.

Adeline entra. La pièce était lumineuse, décorée simplement mais avec goût. Un grand lit, une armoire, un bureau près de la fenêtre. Sur le mur, un miroir en pied, parfait pour essayer des vêtements.

Adeline posa sa main sur le lit.

— C’est vraiment pour moi ?

— Bien sûr. À partir d’aujourd’hui, c’est ta maison.

Puis Joyce s’assit sur le bord du lit et observa Adeline avec un regard malicieux.

— Tu sais ce qui est le plus incroyable dans tout ça ?

— Quoi ?

— On va suivre des cours de mannequinat et de mode directement dans la maison de couture la plus prestigieuse de la ville.

— Sérieusement ?

— Oui. La maison Price.

Le nom resta suspendu dans l’air.

Adeline répéta doucement :

— Price…

— Les créations Price sont connues dans le monde entier. Défilés internationaux, collections de luxe, célébrités… c’est le sommet de la mode.

— Et… on va vraiment étudier là-bas ?

— Exactement. L’université a un partenariat avec eux. Les meilleures étudiantes ont accès à des formations spéciales : mannequinat, design, posture, création… tout.

— C’est… c’est mon rêve… pourquoi tu ne me l’as pas dit depuis!!!

Sa voix tremblait légèrement.

— Depuis que je suis petite, je regarde des défilés à la télévision… je dessine des robes… je m’imagine sur un podium…

Ses yeux brillaient.Joyce sourit doucement.

— je voulais te faire la surprise !!! Alors prépare-toi, parce que ton rêve commence maintenant.

Adeline se mit à rire, incapable de contenir sa joie. Elle tourna sur elle-même dans la pièce, comme une enfant.

— Je suis tellement heureuse !.

— Merci… merci de m’avoir aidée à venir ici…

Joyce tapota son dos.

— Hé, tu vas me faire pleurer aussi.

Elles éclatèrent de rire.

Après quelques secondes, Joyce se détacha et reprit un ton plus mystérieux.

— Il y a juste une chose que tu dois savoir.

Adeline la regarda, curieuse.

— Quoi ?

Joyce hésita un instant, puis répondit :

— Le directeur de la maison Price est… particulier.

Adeline pencha la tête.

— Particulier comment ?

Joyce soupira légèrement.

— Il est jeune, riche, très puissant… et il n’a pas vraiment bonne réputation. On dit qu’il change de femme comme de chemise… qu’il ne fait confiance à personne… et qu’il traite les femmes comme si elles étaient toutes intéressées par son argent… donc reste loin de lui.

Adeline fronça les sourcils, surprise.

— C’est horrible…

— Peut-être. Mais c’est le prix du succès dans ce monde.

Adeline resta silencieuse quelques secondes, réfléchissant.Puis elle inspira profondément et déclara avec détermination :

— Peu importe.

Joyce la regarda, intriguée.Adeline releva la tête, les yeux pleins de feu.

— Je ne suis pas venue ici pour lui plaire… ni pour chercher de l’argent.

— Je suis venue pour réaliser mes rêves.

Un sourire déterminé se dessina sur ses lèvres.À cet instant précis, elle ignorait encore que cet homme le directeur froid et arrogant de la maison Price —

allait bouleverser toute sa vie.

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