Se connecterÀ 27 ans, Hector Price, héritier d’une riche famille, voit sa vie basculer lorsqu’on lui diagnostique une Sclérose en plaques. Refusant d’affronter la maladie, il choisit de vivre sans attaches, multipliant les excès et les relations sans lendemain. Mais sa rencontre avec Adeline Montaigne, une jeune Française de 18 ans qui commence à peine son année scolaire à l’université bouleverse tout. Pour la première fois, Hector tombe sincèrement amoureux et décide de se battre pour vivre. Malheureusement, lorsqu’il trouve enfin une raison de lutter, il est déjà trop tard : la maladie a progressé, et ses jours sont comptés. Trop tard pour aimer raconte l’histoire d’un homme qui a commencé à aimer au moment où la vie allait lui être arrachée.
Voir plusLe bip était régulier et on pouvait l’entendre partout dans la salle ou plus, dans l’hôpital
Il remplissait la chambre comme une présence invisible et dans cette salle , un homme était allongé , il respirait très fort on aurait dit qu’il refusait de s’arrêter. Chaque son frappait les murs blancs, rebondissait sur les machines, puis revenait s’écraser dans la poitrine d’Adeline. Bip. Bip. Bip. Assise au bord du lit d’hôpital, les épaules tremblantes, elle serrait une main devenue trop froide dans les siennes. Ses doigts s’accrochaient aux siens comme si elle pouvait le retenir, comme si la force de son amour suffisait à empêcher l’inévitable. Ses larmes tombaient sans qu’elle puisse les contrôler. Une, puis une autre Silencieuse et tellement Douloureuses. — S’il te plaît… murmura-t-elle d’une voix brisée. Ne me laisse pas… La pièce sentait l’antiseptique et la fatigue. Les rideaux tirés laissaient passer une lumière pâle qui donnait à tout un aspect irréel. Les machines clignotaient, surveillant chaque battement de son cœur. Allongé sur le lit, Hector Price semblait différent de l’homme qu’il avait été autrefois. Son visage, autrefois si sûr de lui, si arrogant, était devenu pâle et creusé. Ses lèvres étaient sèches. Ses yeux, fatigués, avaient perdu leur éclat, mais pas leur intensité. Ils restaient fixés sur elle. Toujours sur elle. Il respirait lentement, avec effort. Chaque mouvement de sa poitrine ressemblait à une bataille Adeline secoua la tête, incapable d’accepter ce qu’elle voyait. — Non… non… ce n’est pas possible… Sa voix tremblait, se cassait, se noyait dans ses sanglots. Le bip continua. Bip. Bip. Bip. Hector bougea légèrement la tête. Ce simple geste lui demanda une énergie immense. Ses doigts se resserrèrent faiblement autour de ceux d’Adeline. — Adeline… Sa voix était rauque, presque un souffle. Elle releva immédiatement la tête, paniquée, les yeux rouges et gonflés. — Je suis là… je suis là, murmura-t-elle en se rapprochant. Ne parle pas… repose-toi… Mais il secoua doucement la tête.Il ne voulait pas se reposer, Il voulait qu’elle écoute. Avec une lenteur douloureuse, il leva légèrement la main et toucha son visage humide de larmes. Son pouce trembla contre sa joue. — Regarde-moi… écoute.. moi. Ces deux mots étaient faibles, mais fermes. Adeline hésita, incapable de soutenir son regard. Elle avait peur de ce qu’elle allait y voir. Peur d’y lire une vérité qu’elle refusait d’accepter. — Regarde-moi, répéta-t-il, plus doucement. Alors elle obéit. Leurs yeux se rencontrèrent, Pendant un instant, le monde sembla s’arrêter. Il y avait dans son regard quelque chose de calme. Pas de peur. Pas de colère. Juste une étrange paix qui la terrifia encore plus. — Arrête de pleurer… tu me fait du mal à moi aussi..souffla-t-il. — Je ne peux pas… Sa voix se brisa. — Je ne peux pas te perdre… je ne veux pas, je ne le supporterais pas tu entends! Il la regarda avec ses yeux devenu gris, il avait fini par perdre la vue mais il n’oubliait pas son visage, jamais — Ça va aller… je suis tellement désolé mon amour… Elle secoua la tête avec désespoir. — Non… ça ne va pas aller… Il la fixa avec une douceur inattendue. — Tu dois être forte… Un silence lourd s’installa. Le bip continua, mais il semblait plus lent. Plus fragile. — Promets-moi… murmura-t-il. Promets-moi que tu continueras à vivre… Ses doigts tremblèrent dans les siens. — Que tu poursuivras tes rêves…Que tu ne laisseras pas ma maladie voler ta vie… Le bip devint irrégulier. Bip… Bip… Bip… Adeline serra sa main plus fort. — Hector… s’il te plaît… reste avec moi…je ne … Il la regarda une dernière fois. Un regard rempli d’amour. D’excuses et De résignation. Puis, dans un dernier effort, il murmura : — Je t’aime… Le bip s’accéléra soudain. Bip. Bip. Bip. Puis— Un son long, continu, perça la pièce. Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip. Le monde s’effondra. — NON ! cria Adeline. Sa voix déchira le silence, Elle secoua son corps, paniquée, désespérée. — Hector ! Réveille-toi ! S’il te plaît ! À l’aide !! Des pas précipités résonnèrent dans le couloir. La porte s’ouvrit brusquement. Des médecins et des infirmières entrèrent en urgence, entourant le lit. Mais Adeline ne voyait plus rien. Elle ne sentait plus rien. Seulement ce bruit. Ce son interminableCe silence après l’amour. Trois ans plus tôt L’avion atterrit dans un léger tremblement, ses roues frottant la piste avec un bruit sourd.Adeline ouvrit les yeux brusquement. Pendant quelques secondes, elle resta immobile, le cœur battant plus vite que d’habitude. Le rêve qu’elle venait de faire s’évapora aussitôt, laissant derrière lui une sensation étrange dans sa poitrine Puis regarda autour d’elle. Les passagers se levaient déjà, récupérant leurs bagages dans les compartiments au-dessus de leurs têtes. Des conversations excitées remplissaient la cabine. Certains riaient, d’autres se pressaient vers la sortie. Adeline serra la lanière de son sac contre elle. Ça y est. Elle était arrivée. À Los Angeles. Son cœur se mit à battre plus fort, mais cette fois, c’était de l’excitation. Elle venait de quitter la France, sa famille, ses habitudes, toute sa vie… pour poursuivre ses rêves dans le monde de la mode et du mannequinat. Un rêve immense. Un rêve effrayant. Un rêve qui commençait maintenant. Quelques minutes plus tard, elle franchit les portes automatiques de l’aéroport, tirant sa valise derrière elle. L’air chaud de la Californie l’enveloppa immédiatement, différent de celui qu’elle connaissait. Plus sec, Plus vibrant. Elle s’arrêta un instant, observant la foule.Des inconnus partout Des langues différentes Des visages pressés. Son cœur se serra légèrement. Elle était seule. Soudain— Une voix féminine éclata au-dessus du brouhaha. — ADELINE ! Adeline sursauta. Elle tourna la tête, surprise. Une jeune femme courait vers elle, un grand sourire aux lèvres, les bras ouverts. Ses cheveux bouclés rebondissaient à chaque pas, et son énergie semblait remplir tout l’espace autour d’elle. Avant même qu’Adeline puisse réagir, la jeune femme l’enlaça avec enthousiasme. — Oh mon Dieu, tu es enfin là ! Adeline resta figée une seconde, puis éclata de rire, soulagée. — Joyce ? — Oui ! Joyce Norman, en personne ! Bienvenue à Los Angeles, ma belle ! Son sourire était contagieux. Chaleureux. Sincère. Adeline sentit une vague de soulagement l’envahir. Elle n’était plus seule.Joyce attrapa immédiatement la poignée de sa valise. — Alors, prête à conquérir le monde de la mode ? Adeline hésita une fraction de seconde. Puis un sourire timide apparut sur ses lèvres. — Je crois que oui… — Parfait. Parce que ta nouvelle vie commence maintenant. Adeline inspira profondément.Elle ne le savait pas encore. Mais cette ville allait lui offrir , l’amour, la douleur et une histoire qu’elle n’oublierait jamais.La nuit s’était installée, étirant son voile sombre sur les rues encore animées par les lumières artificielles et le bruit lointain de la circulation, tandis que dans l’appartement qu’Adeline partageait avec Joyce, un silence presque oppressant, chargé de non-dits, de rancœur et de blessures encore à vif, comme si les murs eux-mêmes retenaient les éclats de voix et les accusations de l’après-midi, refusant de les laisser disparaître. Adeline était assise sur le bord de son lit. Immobile Les mains posées sur ses genoux. Le regard perdu dans le vide. Depuis la confrontation avec Joyce, elle n’avait presque pas bougé, incapable de digérer la violence des paroles qu’elle avait reçues, incapable surtout d’accepter que celle qui avait été son soutien le plus précieux puisse désormais la regarder avec autant de mépris, comme si elle n’était plus qu’une étrangère, une déception, une trahison vivante. Elle inspira lentement. Mais même ce geste simple semblait difficile. Car au fond d’elle
Le lendemain matin, lorsque les premiers rayons du soleil traversèrent timidement les rideaux de sa chambre, Adeline ouvrit les yeux avec une sensation étrange, suspendu quelque part entre le regret et la résignation, et pendant quelques secondes, allongée sur son lit, elle resta immobile, fixant le plafond avec un regard vide, essayant de rassembler les morceaux d’elle-même après la décision lourde qu’elle avait prise la veille, celle de tout abandonner et de quitter Los Angeles, convaincue qu’il n’y avait plus rien ici pour elle, plus rien qui méritait qu’elle se batte. Elle inspira profondément.Puis se redressa lentement.Ses mouvements étaient calmes. Presque mécaniques. Car au fond, tout lui semblait déjà terminé. Elle s’habilla simplement, sans chercher à soigner son apparence, attacha ses cheveux à la hâte, puis attrapa son sac avec une détermination silencieuse, prête à accomplir ce qu’elle considérait comme la dernière étape de son parcours dans cette ville : récupérer son
Lorsqu’Adeline poussa la porte de l’appartement ce soir-là, le silence qui l’accueillit lui parut plus lourd que jamais, comme si les murs eux-mêmes étaient témoins de ce qu’elle venait de traverser, comme si chaque pas qu’elle faisait à l’intérieur résonnait avec une vérité qu’elle n’arrivait pas encore à accepter, et tandis qu’elle refermait lentement derrière elle, ses doigts tremblants s’attardant un instant sur la poignée, une seule pensée tournait en boucle dans son esprit, une pensée brutale, presque insupportable. Elle était allée jusqu’au boutOu presque. Ses jambes avancèrent jusqu’au salon, son regard perdu dans le vide, incapable de se fixer sur un objet précis, car ce qu’elle voyait réellement n’était pas la pièce autour d’elle, mais les images encore fraîches de cette chambre d’hôtel, la proximité étouffante d’Hector, et surtout ce moment précis où elle avait cessé d’être elle-même, où elle avait accepté de franchir une limite qu’elle s’était pourtant jurée de ne jamai
La nuit était tombée depuis longtemps enveloppant la ville d’une lumière artificielle faite de néons, de phares et de reflets tremblants sur les vitres des immeubles, tandis qu’Adeline, debout devant l’entrée de l’hôtel indiqué sur la carte qu’elle tenait encore entre ses doigts, sentait son cœur battre si violemment dans sa poitrine qu’elle avait l’impression qu’il allait trahir sa présence avant même qu’elle ne franchisse les portes, comme si chaque pulsation criait le doute, la peur et le conflit intérieur qui la déchirait depuis qu’elle avait quitté le bureau d’Hector quelques heures plus tôt. Elle avait mis du temps à se préparer. Trop de temps. Devant le miroir, ses gestes avaient été mécaniques, presque étrangers, comme si ce n’était pas vraiment elle qui enfilait cette robe soigneusement choisie, comme si ce n’était pas vraiment elle qui ajustait ses cheveux, qui observait son reflet avec un regard qu’elle ne reconnaissait plus, un regard où se mêlaient résignation et tris












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