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CHAPITRE 126 — La célébration de l'amour

Auteur: Déesse
last update Date de publication: 2026-05-30 03:53:22

Ses lèvres suivent le tracé de ma gorge, s'attardent au creux de ma clavicule, descendent plus bas encore. Ses mains explorent, redessinent, réinventent. Je frissonne tout entière, et mes doigts s'enfoncent dans ses cheveux, s'y agrippent comme à une ancre, comme à la seule chose solide dans un monde qui tangue.

— Dis-moi ce que tu veux, murmure-t-il contre ma peau, sa voix étouffée, vibrante, chargée de désir.

— Toi. Juste toi. Tout toi. Rien que toi.

Ses mains sont partout maintenant. Dans mo
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  • Un mari , deux identités    Chapitre 156 — FIN

    AmeliaLes enfants ont grandi. C'est une évidence, mais c'est une évidence qui me prend par surprise chaque matin, quand je passe devant leurs chambres vides. James Jr est parti pour l'université, puis pour un stage à l'étranger, puis pour un poste dans une grande banque de la City. Il a rencontré une jeune femme, brillante, belle, qui s'appelle Victoria. Elle a les yeux ambrés et le caractère bien trempé. Elle me ressemble, dit James en souriant. James Jr l'a présentée à la famille, et j'ai tout de suite su qu'elle serait ma belle-fille.— Elle est parfaite, m'a glissé James à l'oreille.— Elle lui ressemble. Ou plutôt, elle lui correspond.— Comme nous.— Comme nous.Emma, elle, est au collège. Une adolescente rebelle, passionnée, qui peint des fresques sur les murs de sa chambre sans demander la permission, qui écrit des poèmes qu'elle refuse de montrer, qui écoute de la musique à tue-tête et qui claque les portes quand elle est en colère. Une Harrington jusqu'au bout des ongles, d

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    AmeliaVingt ans. Vingt ans se sont écoulés depuis notre second mariage, celui que nous avons célébré dans la salle de bal dévastée, avec le sang d'Eleanor sur ma robe et l'amour dans nos cœurs. Vingt ans de bonheur, de passion, de construction patiente et acharnée. Vingt ans à élever nos enfants, à les voir grandir et s'épanouir. Vingt ans à voir mon restaurant prospérer, décrocher des étoiles, devenir une institution. Vingt ans à regarder notre famille s'agrandir, se réconcilier, se guérir.Pour notre anniversaire, James a tout organisé dans le plus grand secret. Une cérémonie de renouvellement de vœux, dans les jardins du domaine, au coucher du soleil. Pas de foule, pas de mondanités. Juste la famille, les amis proches, et nous.Les jardins sont magnifiques, baignés de cette lumière dorée qui précède le crépuscule. Les roses sont en fleurs, blanches et rouges, nos couleurs. Les lanternes suspendues aux branches des chênes centenaires diffusent une lumière douce et tremblante. Une a

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    JamesLe jour où James Jr part pour sa première année de pension, je sens quelque chose se briser en moi. Quelque chose de profond, d'essentiel, d'irréparable. Mon fils. Mon petit garçon. Celui que j'ai tenu dans mes bras quand il n'était qu'un nouveau-né fripé. Celui à qui j'ai appris à faire du vélo, à nager, à lire. Celui qui m'a regardé avec ses grands yeux gris en me demandant pourquoi le ciel était bleu et pourquoi les gens mouraient. Il a douze ans, il est grand pour son âge, il a déjà ma carrure et mes yeux gris. Il se tient droit, fier, un sourire confiant aux lèvres. Mais quand il me serre dans ses bras pour me dire au revoir, je sens ses épaules trembler. Il est encore un enfant. Mon enfant.— Prends soin de toi, papa. Et prends soin de maman. Et d'Emma.— Toi aussi, fiston. Écris-nous. Appelle-nous. N'oublie jamais qu'on t'aime. Jamais. Où que tu sois, quoi que tu fasses.— Je sais, papa. Je sais.Il grimpe dans le train, son sac sur l'épaule, et je reste sur le quai, immo

  • Un mari , deux identités    Chapitre 153 — Discours d'anniversaire

    AmeliaJames a cinquante ans. Cinquante ans, et il est plus beau que jamais. Le temps a déposé sur lui une patine, une noblesse, une profondeur qui n'appartiennent qu'aux hommes qui ont vécu, qui ont souffert, qui ont aimé. Les tempes grisonnantes, argentées, lui donnent un air de sage, de philosophe, de poète guerrier. Quelques rides au coin des yeux, des pattes d'oie qui se plissent quand il sourit. Cette cicatrice sur le sourcil, fine ligne blanche qui lui donne un air de pirate, de corsaire, d'aventurier. Il a gardé la silhouette athlétique de sa jeunesse, il court tous les matins dans le parc du domaine, il soulève des haltères dans la salle de sport qu'il a fait installer dans l'aile ouest. Mais c'est surtout son regard qui n'a pas changé. Ce regard gris acier, intense, qui me transperce et me fait fondre depuis le premier jour. Ce regard qui a vu le pire de moi et qui m'aime quand même. Ce regard qui est mon phare, mon nord, ma boussole.Pour son anniversaire, j'ai organisé une

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