LOGINIl l'a achetée pour régler une dette. Il n'aurait jamais imaginé la désirer plus que l'entreprise. Elara Cross a été vendue au plus offrant. Cet acheteur, c'est Dante Voss, l'héritier le plus froid de la ville, un homme qui n'a jamais gardé une femme plus d'un week-end et à qui personne d'important n'a jamais dit non. Elle entre dans le café, prête à le haïr. Elle en ressort avec la brûlure de son désir entre les jambes et la ferme intention de lui faire payer chaque seconde. Dante se persuade qu'elle n'est rien. Une garantie. Une signature sur un document. Puis il passe une nuit à tenter d'oublier son souvenir avec une femme qui sait déjà exactement comment le satisfaire, et pourtant, il se réveille avec une érection pour la femme qu'il est censé épouser dans quelques heures. Le mariage est une formalité. L'union est une prison. L'attirance est la seule chose qu'aucun d'eux ne peut contrôler. Elle n'aurait jamais dû être autre chose qu'une dette. Il n'aurait jamais dû devenir le seul homme qu'elle ait jamais laissé entrer dans sa vie. À présent, la ville observe, le conseil d'administration attend, et la seule question qui demeure est de savoir qui craquera le premier : la femme qui refuse d'être possédée, ou l'homme qui découvre enfin le prix à payer pour désirer ce qui ne s'achète pas.
View MoreLe café privé du 47e étage de la tour Voss, tout en verre fumé et cuir italien, était le genre d'endroit où se concluaient des affaires et où l'avenir se brisait autour d'un espresso d'origine unique. Dante Voss, affalé dans son fauteuil, une cheville croisée sur le genou, affichait une indifférence totale, tandis que la voix de son père lui écorchait les nerfs comme du papier de verre.
« Je ne comprends pas pourquoi c'est moi qui dois réparer tes erreurs », lança Dante en faisant tournoyer son espresso. « C'est toi qui as ruiné l'entreprise. Pourquoi devrais-je payer de ma liberté pour tes fautes ? »
Son père, Richard Voss, était un homme de glace, fait d'ambition. Ses cheveux argentés étaient coiffés en arrière, son costume impeccable, son regard glacial. Il se pencha en avant, sa voix se muant en un murmure venimeux.
« Écoute-moi bien, espèce de petit con pourri gâté. Le conseil d'administration ne te fait pas confiance. Ils ont vu les tabloïds. Les mannequins. Les actrices. Les scandales. Ils te prennent pour un simple héritier et menacent de retirer leurs actions si je te cède la société. »
La mâchoire de Dante se crispa. « Et alors ? »
« Alors, tu dois prouver que tu es un homme responsable. Un père de famille. Quelqu'un à qui ils peuvent confier leurs investissements. Le seul moyen, c'est de te marier. De te poser. De leur montrer que tu es capable de te contrôler assez longtemps pour signer un contrat. »
« Un contrat ? » répéta Dante d'un ton sec. « Tu veux que j'épouse un putain de contrat ? »
« Je veux que tu épouses Elara Cross. »
Le doigt de Dante se figea sur le bord de sa tasse. « Qui ? »
« Son père me doit une fortune. Il est insolvable, alors il me propose sa fille à la place. Tout le monde y gagne. Tu as une femme, je récupère mon argent, et le conseil d'administration a son PDG « responsable ». »
« Tu me vends une femme pour rembourser une dette ? »
« Arrête tes histoires. Tu as couché avec des femmes gratuitement toute ta vie. Celle-ci, c'est une entreprise. »
Dante ouvrit la bouche pour protester, mais la porte du café s'ouvrit brusquement et toutes ses pensées s'évaporèrent.
Elle entra comme une tornade sur ses talons.
Sa chevelure châtain ondulait en cascade sur ses épaules nues qui luisaient sous la douce lumière. Sa peau, couleur miel chaud, rayonnait d'une aura presque éthérée. Elle portait un chemisier couleur crème au décolleté plongeant vertigineux, dévoilant la généreuse rondeur de sa poitrine, qui semblait implorer sa libération. Sa taille, d'une finesse incroyable, se prolongeait en hanches évasées comme un sablier, moulées par une jupe crayon s'arrêtant juste au-dessus des genoux.
Ses jambes étaient longues, fuselées, gainées de bas couleur chair transparents qui captaient la lumière à chaque pas. Son visage était une œuvre d'art : des lèvres pulpeuses peintes d'un rose tendre, des pommettes hautes, un nez délicat et des yeux couleur whisky, flamboyants d'une fureur à peine contenue.
Dante en oublia de respirer.
Ses doigts se crispèrent sur sa tasse, les jointures blanchies. Il la regarda s'approcher de la table, et son sexe se crispa dans son pantalon comme s'il reconnaissait un prédateur à l'approche. Ce n'était pas une femme comme les autres. C'était une déesse envoyée pour le détruire.
Elle était exactement le genre de femme qu'il baisait – non, qu'il vénérait. Le genre de femme qui faisait la une des magazines et à qui les hommes se prosternaient. Il avait couché avec des actrices et des top-modèles, mais aucune ne lui avait jamais laissé la bouche sèche d'un seul regard.
Qu'est-ce qui lui prenait ?
Il baissa les yeux vers le contrat posé sur la table, essayant de se concentrer sur les mots. Mais son regard revenait sans cesse à son décolleté, à la façon dont ses seins se pressaient l'un contre l'autre, à l'ombre de sa poitrine qui promettait à la fois le paradis et la damnation. Il avait envie de les toucher, de les caresser, d'en sentir le poids dans ses paumes, de goûter la sueur qui s'y mêlait.
Son père s'éclaircit la gorge. « Dante. Concentre-toi. »
« Je suis concentré », murmura Dante, les yeux toujours rivés sur sa poitrine.
Elara se laissa glisser sur la chaise en face de lui, ses mouvements saccadés, empreints de colère. Elle ne le regarda pas, pas une seule fois. Elle attira le contrat vers elle, attrapa un stylo sur la table et commença à signer sans lire un seul mot.
Sa fureur irradiait d'elle par vagues.
Elle le haïssait. Il le voyait à la crispation de sa mâchoire, au tremblement de sa main tandis qu'elle griffonnait son nom. Elle le prenait pour un monstre. Un prédateur. Un homme qui l'utiliserait et la jetterait comme tous les autres.
Elle n'avait pas tort.
Mais alors qu'elle se penchait pour signer la dernière page, son chemisier s'ouvrit brusquement, et Dante aperçut le creux de sa poitrine, l'ombre subtile de son décolleté. Son sexe se durcit, tendu contre son pantalon.
« Maîtrise-toi », gronda-t-il intérieurement. « Tu n'es pas un adolescent. »
Mais son corps se moquait bien de se contrôler. Il voulait la plaquer sur cette table et s'enfoncer en elle jusqu'à ce qu'elle crie son nom.
Elara signa la dernière page d'un geste théâtral, puis laissa tomber le stylo comme s'il l'avait brûlée. Elle ne l'avait toujours pas regardé.
« Excellent », dit Richard Voss d'une voix mielleuse de satisfaction. « Le mariage est demain. »
Dante et Elara relevèrent brusquement la tête.
« Quoi ? » demanda Dante d'une voix sèche et incrédule. « Demain ? On n'a même pas… »
« La cérémonie est préparée depuis des semaines », dit Richard d'un ton suave. « La salle, les invités, les fleurs… Tout est prêt. Il ne vous reste plus qu’à vous présenter et à dire “oui”. »
Le visage d’Elara pâlit, puis s’empourpra de rage. Ses mains se crispèrent sur la table. On aurait dit qu’elle voulait étrangler quelqu’un – de préférence son père, de préférence Dante.
Son père, un petit homme sournois nommé Harold Cross, se tortilla mal à l’aise sur sa chaise. Il était resté silencieux tout ce temps, trop lâche pour croiser le regard de sa fille.
« Papa, » lâcha Elara entre ses dents serrées. « C'est toi qui as manigancé ça ? »
« On a besoin de cet argent, » grommela Harold en refusant de croiser son regard. « Ce n'est qu'un mariage, Elara. Ça ne signifie pas forcément quelque chose. »
« Ça signifie tout, » rétorqua-t-elle sèchement. « Tu m'as vendue. Tu m'as vendue pour payer tes dettes. »
Dante observait l'échange, le désir qui l'animait un instant plus tôt laissant place à un sentiment plus sombre. De l'intérêt. Cette femme avait du feu en elle. Ce n'était pas une petite potiche docile, prête à sourire, à acquiescer et à écarter les jambes sur commande.
C'était un brasier en talons aiguilles.
Richard Voss se leva en ajustant sa cravate. « Je vous laisse faire connaissance. Félicitations, Dante. Bienvenue dans la famille, Elara. »
Il sortit, suivi par le père d'Elara qui trottinait presque derrière lui, tel un chien battu.
La porte se referma avec un déclic.
Le silence s'installa.
Dante se renversa dans son fauteuil, promenant son regard sur le corps d'Elara avec une lenteur délibérée. La poitrine de la jeune femme se soulevait sous l'effet d'une rage à peine contenue. Une goutte de sueur perla à la base de son cou avant de disparaître dans son décolleté.
Putain.
« Tu dois être ravi, » lança Elara, la voix chargée de venin. « Un nouveau jouet sexuel avec lequel t'amuser dès que tu te lasseras de tes mannequins. »
Les lèvres de Dante s'étirèrent en un sourire lent et prédateur. « Chérie, tu ne joues même pas dans la même cour que les femmes que je saute. »
Elle plissa les yeux. « Alors pourquoi n'as-tu pas quitté ma poitrine des yeux pendant toute la réunion ? »
Son sourire vacilla. Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait été aussi flagrant.
« Je regardais le contrat, » mentit-il.
« Non, c'est faux. » Elle se pencha en avant, faisant davantage bâiller son chemisier et laissant entrevoir la bordure en dentelle de son soutien-gorge. « Tu imaginais ce que ça ferait d'enfouir ton visage entre mes seins. Avoue-le. Tu es exactement comme tous les autres hommes qui m'ont regardée. »
Dante perdit tout contrôle.
Il bondit par-dessus la table, lui saisit le poignet et la tira brutalement de sa chaise. Elle trébucha contre son torse ; il la recula jusqu’à la table et l’y bloqua de tout le poids de ses hanches.
« Tu veux savoir ce que j’imaginais ? » grogna-t-il d’une voix basse et dangereuse. « J’imaginais te pencher sur cette table, relever cette jupe et te baiser jusqu’à ce que tu en oublies ton propre nom. »
Le souffle lui manqua. Ses yeux s’écarquillèrent, mais elle ne recula pas.
« Alors fais-le », murmura-t-elle d’une voix tremblante.
Putain. Elle en a envie.
Mais la part de raison de Dante lui hurlait de s’arrêter. Il s’agissait d’un accord professionnel. L’entreprise de son père. Son héritage. Il ne pouvait pas se permettre de tout gâcher.
Pourtant, la sensation de son corps pressé contre le sien, la chaleur de sa peau, le sillage de son parfum — une fragrance florale et douce — le rendaient fou.
« Redis-le », dit-il d’une voix rauque. « Dis-moi que tu me veux. »
« Je ne te voudrai jamais », cracha-t-elle. « Tu es un monstre. »
« Alors pourquoi te penches-tu vers moi ? » demanda-t-il, ses lèvres effleurant son oreille. « Pourquoi ton cœur s'emballe-t-il ? »
Elle secoua la tête, mais son corps la trahit. Ses hanches se soulevèrent, se frottant contre le renflement de son pantalon. Un petit gémissement désespéré lui échappa.
« C'est ça », murmura-t-il. « Laisse-toi aller. Laisse ton corps me dire la vérité. »
Il s'empara de sa bouche dans un baiser brutal, violent et exigeant. Ses lèvres s'entrouvrirent sous les siennes et il la goûta : douce, chaude, enivrante. Il enfonça sa langue dans sa bouche, la revendiquant, la dévorant.
Ses mains se levèrent pour le repousser, mais elles s'agrippèrent à sa chemise, comme une bouée de sauvetage.
Il se recula, le souffle cour
t. « Tu me désires », dit-il d'une voix rauque de triomphe. « Avoue-le. »
« J’ai envie de te tuer », souffla-t-elle.
« Pareil. »
Dante referma doucement la porte d’entrée derrière lui.La maison était silencieuse. Il posa ses clés sur la table et resta un instant dans le couloir, à écouter. Aucun téléviseur. Aucun bruit venant de la cuisine. Seulement le calme feutré du soir. Il desserra sa cravate en montant les escaliers, le poids de la journée reposant toujours sur ses épaules. La rencontre avec son père. Son refus de faire libérer James. Les questions sans réponse concernant Elara qui l’avaient accompagné du matin jusqu’à cet instant.Il s’arrêta devant la porte de la chambre.Elara dormait sur leur lit. Elle était allongée sur le côté, une main reposant près de son ventre, l’autre légèrement repliée sous sa joue. La lampe de chevet était toujours allumée, projetant une lumière chaleureuse sur son visage. Elle avait l’air fatiguée, même dans son sommeil.Dante s’approcha sans faire de bruit. Il s’assit délicatement au bord du matelas et la regarda longuement. Son regard descendit vers la douce courbe de son
Chapitre 50 – La demandeDante était assis seul dans son bureau, la ville s’étendant au-delà des baies vitrées. La lumière de l’après-midi traversait le bureau, mais il la remarquait à peine. Son esprit était toujours à la maison. Avec Elara. Avec la façon dont elle l’avait regardé ce matin-là. Avec le silence qu’elle avait choisi plutôt que la conversation. Avec tout ce qui restait encore en suspens entre eux.Il faisait tourner un stylo entre ses doigts sans rien écrire. Chaque fois qu’il essayait de se concentrer sur les rapports devant lui, son visage lui revenait à l’esprit. La porte verrouillée de la chambre d’amis. Les écouteurs. La douleur silencieuse dans ses yeux lorsqu’elle lui avait dit qu’elle savait pour Bella. Il avait voulu s’expliquer. Il avait passé toute la nuit éveillé, attendant une occasion. Elle ne lui en avait pas donné une seule.On frappa à la porte.Avant qu’il ne puisse répondre, celle-ci s’ouvrit. Richard Voss entra sans attendre la permission. Il referma
Chapter 50 – The DemandDante sat alone in his office with the city stretched out beyond the glass. The afternoon light fell across the desk, but he barely noticed it. His mind was still at home. On Elara. On the way she had looked at him that morning. On the silence she had chosen instead of conversation. On everything that still sat unresolved between them.He turned a pen between his fingers without writing anything. Every time he tried to focus on the reports in front of him, her face returned. The locked guest-room door. The headphones. The quiet hurt in her eyes when she said she knew about Bella. He had wanted to explain. He had stayed up the whole night waiting for a chance. She had not given him one.A knock sounded on the door.Before he could answer, it opened. Richard Voss walked in without waiting for permission. He closed the door behind him with a firm click and stood in the middle of the room, coat still on, expression already tight.Dante set the pen down slowly.“Fat
« Donne-moi ça. »La voix de Nora claqua tandis qu’elle se dépêchait de revenir dans le salon. Elle aperçut Elara tenant le téléphone, l’écran encore allumé affichant le nom de son père adoptif. Nora tendit la main et mit fin à l’appel avant que la sonnerie ne puisse continuer.Elara ne lâcha pas immédiatement le téléphone. Elle fixa l’écran noir, puis releva lentement les yeux.« Pourquoi mon père t’appelle-t-il ? »Nora resta immobile un instant, le téléphone désormais dans sa main. Elle avait l’air prise au dépourvu. La chaleur naturelle qui illuminait son visage plus tôt avait disparu.« Elara… »« Pourquoi ? » La voix d’Elara resta calme, mais ses mots avaient du poids. « Réponds-moi. »Nora s’assit au bord du canapé. Elle posa le téléphone sur la table entre elles et joignit les mains.« Il m’appelle depuis plusieurs jours », dit-elle. « Il me supplie de te parler. Il veut que tu leur pardonnes. Il veut te voir pour pouvoir s’expliquer et te présenter ses excuses de ne pas t’avo












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