LOGINPOV : Alima
Le message d'Igor arrive un vendredi soir, alors que je révise dans la bibliothèque, un simple texto qui suffit pourtant à me faire lâcher mon manuel de pharmacologie sans même y prêter attention. La pièce est plongée dans cette même pénombre douce que j'affectionne pour réviser, seule la lampe de lecture allumée près du fauteuil, et
POV : AlimaLe message d'Igor arrive un vendredi soir, alors que je révise dans la bibliothèque, un simple texto qui suffit pourtant à me faire lâcher mon manuel de pharmacologie sans même y prêter attention. La pièce est plongée dans cette même pénombre douce que j'affectionne pour réviser, seule la lampe de lecture allumée près du fauteuil, et le vibreur de mon téléphone résonne presque trop fort dans ce silence studieux.Ils ne me contacteront plus. J'ignore ce que Nikolai a fait, mais c'est réglé. Je te dois une fière chandelle, petite sœur.Je relis ce message trois fois, un soulagement immense se répandant en moi, cette même tension que je porte depuis des semaines commen
POV : NikolaiJe convoque Timur dans mon bureau dès le lendemain matin, cette même détermination froide qui a gouverné chacune de mes décisions les plus importantes prenant désormais le pas sur toute autre considération. La lumière grise de l'aube filtre à peine à travers les rideaux, cette heure où je préfère traiter les affaires les plus délicates, avant que la maison ne s'anime et que d'autres priorités ne viennent disperser mon attention. La question d'Igor Vetrov, aussi accessoire qu'elle m'ait semblée quelques semaines plus tôt, exige maintenant une réponse qui dépasse largement le simple agacement qu'il m'inspirait jusqu'ici.— J'ai réfléchi à la situation d'Igor, dis-je, sans préambule, alors que Timur refe
POV : AlimaIl repose son stylo, cette même attention totale qu'il accorde rarement à autre chose qu'à ses propres affaires se tournant, pour une fois, entièrement vers moi. La pièce est silencieuse, seul le bruit lointain d'une voiture qui remonte l'allée trouant, un instant, ce silence tendu qui s'installe entre nous. La lampe de bureau projette une lumière chaude sur les documents qu'il vient d'écarter, ce même décor familier qui a été le témoin de tant de nos conversations les plus difficiles depuis mon arrivée dans cette maison.— Je t'écoute, dit-il, sa voix neutre, mais je perçois, sous cette neutralité apparente, une tension nouvelle qui trahit son inquiétude.Je m'assois face &agra
POV : AlimaJe passe le reste de la journée à peser chaque conséquence possible de ma décision, cette même angoisse qui m'a déjà tenue éveillée tant de nuits depuis mon mariage revenant s'installer avec une intensité redoublée. Je rentre de la faculté sans vraiment me souvenir du trajet, mon esprit tout entier absorbé par cette conversation avec Igor qui continue de tourner en boucle, chaque mot, chaque silence, chaque tremblement dans sa voix.Si je parle à Nikolai, je sais, avec une certitude presque absolue, quelle sera sa première réaction : une colère froide, méthodique, dirigée contre Igor autant que contre les Chernova, cette même froideur que j'ai déjà vue à l'œuvre lors de sa confrontation pr
POV : Alima (je)Igor m'appelle un mardi soir, sa voix tremblante dès les premiers mots, si différente de cette assurance forcée qu'il affiche habituellement quand il cherche à obtenir quelque chose de moi. Je suis en train de réviser un cours d'anatomie pathologique à la table de la cuisine quand mon téléphone vibre, son nom s'affichant sur l'écran, et je décroche immédiatement, cette même inquiétude qui m'accompagne désormais chaque fois qu'il m'appelle hors de ses horaires habituels.— Il faut qu'on se voie, dit-il, sans préambule. C'est urgent, Alima. Vraiment urgent, cette fois.— Qu'est-ce qui se passe, dis-je, sentant déjà cette inquiétude familière se réveiller en moi, mon stylo su
POV : NikolaiLe rapport que Timur me transmet ce soir-là confirme ce que je redoutais depuis plusieurs semaines déjà, sans avoir jusqu'ici la certitude nécessaire pour agir en conséquence : l'homme qu'Alima a repéré devant la faculté n'appartient pas seulement au premier cercle de Konstantin. Il travaille, selon les informations recueillies par mes propres contacts, pour une organisation basée à Saint-Pétersbourg, des hommes dont la réputation dépasse largement celle des Chernova en matière de violence et de discrétion opérationnelle.Je le reçois dans mon bureau, cette même pièce où j'ai passé la majeure partie de la journée, entre les appels concernant le chantier de la Sadovaïa et cette réun







