LOGINPOV : Alima
Je passe le reste de la journée à peser chaque conséquence possible de ma décision, cette même angoisse qui m'a déjà tenue éveillée tant de nuits depuis mon mariage revenant s'installer avec une intensité redoublée. Je rentre de la faculté sans vraiment me souvenir du trajet, mon esprit tout entier absorbé par cette c
POV : AlimaIl repose son stylo, cette même attention totale qu'il accorde rarement à autre chose qu'à ses propres affaires se tournant, pour une fois, entièrement vers moi. La pièce est silencieuse, seul le bruit lointain d'une voiture qui remonte l'allée trouant, un instant, ce silence tendu qui s'installe entre nous. La lampe de bureau projette une lumière chaude sur les documents qu'il vient d'écarter, ce même décor familier qui a été le témoin de tant de nos conversations les plus difficiles depuis mon arrivée dans cette maison.— Je t'écoute, dit-il, sa voix neutre, mais je perçois, sous cette neutralité apparente, une tension nouvelle qui trahit son inquiétude.Je m'assois face &agra
POV : AlimaJe passe le reste de la journée à peser chaque conséquence possible de ma décision, cette même angoisse qui m'a déjà tenue éveillée tant de nuits depuis mon mariage revenant s'installer avec une intensité redoublée. Je rentre de la faculté sans vraiment me souvenir du trajet, mon esprit tout entier absorbé par cette conversation avec Igor qui continue de tourner en boucle, chaque mot, chaque silence, chaque tremblement dans sa voix.Si je parle à Nikolai, je sais, avec une certitude presque absolue, quelle sera sa première réaction : une colère froide, méthodique, dirigée contre Igor autant que contre les Chernova, cette même froideur que j'ai déjà vue à l'œuvre lors de sa confrontation pr
POV : Alima (je)Igor m'appelle un mardi soir, sa voix tremblante dès les premiers mots, si différente de cette assurance forcée qu'il affiche habituellement quand il cherche à obtenir quelque chose de moi. Je suis en train de réviser un cours d'anatomie pathologique à la table de la cuisine quand mon téléphone vibre, son nom s'affichant sur l'écran, et je décroche immédiatement, cette même inquiétude qui m'accompagne désormais chaque fois qu'il m'appelle hors de ses horaires habituels.— Il faut qu'on se voie, dit-il, sans préambule. C'est urgent, Alima. Vraiment urgent, cette fois.— Qu'est-ce qui se passe, dis-je, sentant déjà cette inquiétude familière se réveiller en moi, mon stylo su
POV : NikolaiLe rapport que Timur me transmet ce soir-là confirme ce que je redoutais depuis plusieurs semaines déjà, sans avoir jusqu'ici la certitude nécessaire pour agir en conséquence : l'homme qu'Alima a repéré devant la faculté n'appartient pas seulement au premier cercle de Konstantin. Il travaille, selon les informations recueillies par mes propres contacts, pour une organisation basée à Saint-Pétersbourg, des hommes dont la réputation dépasse largement celle des Chernova en matière de violence et de discrétion opérationnelle.Je le reçois dans mon bureau, cette même pièce où j'ai passé la majeure partie de la journée, entre les appels concernant le chantier de la Sadovaïa et cette réun
POV : AlimaJe remarque le changement avant même de comprendre ce qui a changé exactement, cette même sensation diffuse qu'on éprouve quand un meuble a été déplacé de quelques centimètres dans une pièce qu'on connaît par cœur, sans qu'on parvienne, sur le moment, à identifier précisément ce qui cloche. La maison elle-même me semble différente, ces derniers jours, un homme supplémentaire posté près du portail que je ne reconnais pas, une caméra que je n'avais jamais remarquée installée au coin de la façade, orientée vers l'allée.C'est Timur qui me le confirme, indirectement, un matin où je remarque une seconde voiture qui nous suit à distance depuis la maison jusqu'à la facult&eacut
POV : AlimaJe le trouve dans le salon ce soir-là, un dossier fermé posé devant lui sur la table basse, et quelque chose dans son attitude, cette rigidité inhabituelle dans ses épaules, me fait comprendre immédiatement qu'il s'apprête à me parler de quelque chose d'important. La pièce est plongée dans une pénombre douce, seule une lampe allumée près de son fauteuil, et je remarque, en entrant, qu'il a préparé du thé, ce même geste rare qui trahit toujours, chez lui, une intention préméditée.— Assieds-toi, dit-il, et je m'exécute, cette même prudence que j'ai développée face à chacune de ses initiatives inattendues, prenant place face à lui plutôt qu'à ses côt&ea







