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À la recherche de Monsieur Parfait
À la recherche de Monsieur Parfait
ผู้แต่ง: Purple_bix

CHAPITRE PREMIER

ผู้เขียน: Purple_bix
last update วันที่เผยแพร่: 2026-07-12 20:20:17

Point de vue : Nora

La pluie commence avant que la voiture ne s'arrête.

Je regarde à travers la fenêtre striée de pluie la maison émerger de l'obscurité.

Pierre grise. De hautes fenêtres brillaient d’un doré pâle. Les contours de la maison criaient à la richesse.

Le conducteur s'est arrêté.

Pendant un moment, aucun de nous n’a bougé.

Puis il sort sous la pluie et ouvre ma porte.

L’air froid s’engouffre immédiatement. Je resserre mon manteau autour de moi et sors prudemment, mon talon s'enfonçant directement dans une flaque suffisamment profonde pour tremper le cuir.

Bien sûr.

Je ferme les yeux pendant un moment, puis me penche pour retirer mon plus gros sac de la banquette arrière.

"Mme Mercer."

Le parapluie est apparu au-dessus de ma tête avant que je puisse me lever.

Un homme plus âgé se tient à côté de moi, grand et aux cheveux argentés, vêtu d'un manteau sombre épargné par la pluie. Il avait une expression calme sur son visage.

"Permettez-moi", dit-il. "Merci."

"Hargrove." Une voix froide retentit. J'ai levé les yeux.

Une fenêtre du deuxième étage est ouverte au-dessus de l’entrée. Ethan s'appuie contre le cadre, une main posée contre le bois à côté de lui. Ses manches de chemise sont retroussées jusqu'aux coudes, son col légèrement ouvert au niveau de la gorge car il a une expression froide sur son visage. 

Même à cette distance, sa présence était froide

"Éloigne-toi d'elle." Le majordome hésite.

Seulement pour un moment. Mais je l'ai remarqué. Puis il recule, emportant le parapluie avec lui.

La pluie m'a immédiatement trempé : j'ai serré fort le poing mais je suis resté calme.

Pendant un moment, j'étais gêné. Pas à cause d'Ethan. Parce que le conducteur l'a vu. Parce que le personnel l'a vu. Parce que c'était intentionnel.

Une cérémonie de bienvenue. Au-dessus de moi, Ethan regarde en silence.

Je devrais d'abord détourner le regard. La plupart des gens le font probablement.

Je ne sais pas. La pluie coule sur mon cou, sous mon col. Mes doigts se resserrent autour de la poignée de mon sac.

Il m'étudie avec une expression nonchalante sur le visage

Puis, de façon inattendue, son regard se tourna vers la chaussure trempée.

Il se détourne de la fenêtre sans ajouter un mot.

À côté de moi, le majordome expire doucement, comme s'il retenait son souffle.

J'ai récupéré mon deuxième sac.

"Je suppose que cela arrive souvent", dis-je.

Le majordome sourit mais cela n'atteignit pas ses yeux.

"Non, Mme Mercer." Puis il m’ouvre la porte d’entrée.

La maison est plus chaude que prévu.

Le majordome prend mon manteau avec précaution 

"Je m'appelle Roland Hargrove", dit-il. "Si vous avez besoin de quoi que ce soit pendant votre séjour…."

"Mon séjour ?" Je demande légèrement.

Quelque chose bouge derrière ses yeux.

"Mes excuses. Pendant votre résidence."

Mieux. Il me conduit à l'étage à travers des couloirs suffisamment grands pour faire écho aux pas. Plus on s’enfonce dans la maison, plus elle devient silencieuse.

Nous nous arrêtons à l'extrémité de l'aile est.

Roland ouvre la porte.

"Ta chambre." Pas ta chambre. Votre chambre. J'entre.

Un lit soigneusement fait. Un bureau à côté de la fenêtre. Fleurs blanches disposées dans un vase en verre.

Une chambre d'amis. Je le sais instantanément.

Non pas parce qu’il est petit, mais parce que rien n’appartient à personne.

La femme d'Ethan Mercer a été placée dans une chambre d'amis 

Intéressant.

"Le dîner est servi à sept heures", dit Roland depuis la porte. "Le planning du ménage est dans le tiroir du bureau."

"Merci, Roland." Son regard se tourna vers l'eau de pluie qui coulait encore de mes cheveux sur le tapis.

"Il n'a pas l'habitude de…" Roland s'arrête.

J'ai attendu la déclaration suivante mais il n'a pas complété la déclaration 

Il pencha la tête une fois et ferma doucement la porte derrière lui.

Je reste au centre de la pièce pendant plusieurs secondes après son départ.

Ensuite, j'ai posé les deux sacs et je me suis assis sur le bord du lit.

J'ai vingt-six ans. Je me suis marié il y a quatre heures.

Livré chez un étranger comme faisant partie d'une négociation.

J'enlève ma chaussure trempée et la regarde pendant un moment avant de rire doucement dans ma barbe.

Finalement, j'ai ouvert le plus grand sac.

La plupart contiennent des vêtements, des articles de toilette et des livres.

Cachés sous la doublure intérieure se trouvent les choses qui comptent vraiment.

Documents. Des photos. Une petite clé en argent.

Preuve. Je touche une fois le bord de l'enveloppe avant de refermer la doublure.

Toujours intact. Bien.

Les fleurs sur la table de nuit sont des lys frais. Quelqu’un a soigneusement coupé les tiges pour les aider à durer plus longtemps.

Une petite gentillesse de la part d'une personne invisible. Après cela, je déballe lentement.

À six heures cinquante-cinq, je suis assis dans la salle à manger avec un livre ouvert à côté de mon assiette.

La table est très longue. Ethan est assis à la tête tandis que mon couvert attend à l'extrémité opposée, laissant suffisamment de distance entre nous pour organiser une négociation.

Subtil. Je m'assois sans parler.

Un serveur verse de la soupe en silence et disparaît.

Pendant plusieurs minutes, seules les couverts viennent briser le silence.

Ensuite :

"Tu lis au dîner." Pas une question.

Je tourne la page sereinement. "Oui."

Ethan me regarde ouvertement maintenant. Je peux le sentir sans lever les yeux.

La plupart des hommes comme lui s’attendent à un inconfort. Explication. La défensive.

Je n'en propose aucun.

"Tu ne penses pas que nous devrions discuter de notre mariage ?" demande-t-il.

J'ai finalement levé les yeux. Son visage est plus net de près qu’il n’y paraît depuis le dessous de la fenêtre. Fatigué aussi, même s'il le cache bien. Il y a de légères ombres sous ses yeux, comme s'il n'avait pas bien dormi depuis des jours.

Pour la première fois depuis son arrivée, il ressemble moins à une arme qu’à un homme qui en porte une.

"Je pense," dis-je d'un ton calme, "votre chef mérite des éloges pour la soupe."

Son visage a légèrement changé avant de revenir à la normale.

Il y eut un silence dans la salle à manger.

Bizarrement, il ne semble plus entièrement hostile.

Juste dangereux. Une fois le dîner terminé, je ferme mon livre et me lève.

"Bonne nuit, Ethan."

Son regard me suit alors que je quitte la pièce.

Je le sens tout au long du couloir.

La maison semble différente après minuit.

Je reste éveillé et regarde les ombres se déplacer au plafond.

Puis j'entends des pas. Lent et régulier 

En venant du couloir principal.

Je me suis accroché à l'ourlet du couvre-lit 

Les pas s'arrêtent devant ma porte.

Quelqu’un qui se tenait immobile de l’autre côté, décidant d’entrer ou non.

Mon cœur battait à un rythme plus rapide.

Je regarde la bande lumineuse sous la porte et j'attends que la poignée tourne.

Ce n'est pas le cas. Les secondes passent.

Puis les pas reculent lentement dans le couloir jusqu'à ce que la maison avale complètement le son. Je reste immobile longtemps après leur départ.

Mon rythme cardiaque refuse de se calmer. Dans le noir, je regarde la porte. Il est venu ici, je pense. Et le pire, c’est qu’il est parti.

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