Mag-log inÉpouse-moi, je te vengerai.
Chapitre 6
Confrontation
__Et même si cela arrive, cela ne regarde que moi. Madame, je vous demande de vous éloigner de nous sinon.
__Sinon quoi ?
Lorenzo l'approche dangereusement en serrant les poings mais je l'ai retenu.
— Non, Lorenzo, tu dois te contrôler. Je sais que tu me défends, mais il ne faut pas te rabaisser à leur niveau. Il vaut mieux qu'on s'en aille d'ici.
— Oui, tu as raison, allons-nous en d'ici.
Sous le regard de tout le monde, il me soulève en mode princesse. J'étais surpris de son geste. Il me pose dans la voiture avant de prendre le volant. J'étais sans voix. Cet homme, en plus d'être beau, il est aussi romantique. Je manque les mots.
La voiture s'arrête devant un manoir très beau. Je me demande si c'est vraiment ici qu'il vit. Si c'est le cas, alors il est un homme très fortuné.
Le moteur s'arrête. Lorenzo lance un regard vers moi et affiche un sourire de satisfaction.
— Enfin, nous sommes arrivés.
— C'est ici chez toi ? ai-je demandé.
— Oui, c'est chez moi.
— Tu veux me dire que cette belle maison est à toi ?
— Oui, ma belle. Laisse-moi te faire découvrir la maison entière.
__ Je.... je j.
__ Quoi ? Lucia, tu as peur ?
__ N'est-ce pas évident ? Après tout, tu restes un inconnu pour moi.
__ D'accord, tu as raison. Dis-moi, comment peux-tu me faire confiance ? Qu'est-ce que tu veux que je fasse pour toi ? Je ne suis pas une mauvaise personne, crois-moi.
__ Et comment puis-je en être sûr ? Mes parents ne savent même pas qui tu es, et me voilà entre tes griffes. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai vraiment peur.
__ D'accord, on commence par là. (Il me tend sa pièce d'identité. J'ai un peu hésité avant de la prendre.)
Tu peux faire des recherches sur moi et tu sauras vraiment qui je suis. Ajoute-t-il.
__ D'accord, je suis désolée mais c'est parce que je ne te fais pas confiance.
__ Et tu as tout à fait raison. Je ne t'en veux pas pour ça. Maintenant, on peut avancer ?
__ Oui.
Il m'ouvre la portière et je descends. Je prends une grande respiration avant de faire un pas en avant.
Je le suis dans le manoir. Tout ici est magnifique. Les employés sortent de part et d'autre pour nous saluer. Lorenzo me tient par le bras et me présente à ses employés.
__ Les amis, je vous présente ma femme, la nouvelle maîtresse de cette maison. Rassurez-vous qu'elle ne manque de rien.
__ Bienvenue madame.
__ Bienvenue madame.
Ils m'accueillent chaleureusement et je réponds à leurs salutations.
Lorenzo me conduit à l'intérieur et là, je reste bouche bée. L'intérieur de la maison est magique avec une belle décoration.
__ Ta maison est très belle.
__ Merci ma chérie, c'est aussi ta maison maintenant.
__ Oui mais pour quelques mois. N'oublie pas que tout ceci n'est qu'un cinéma.
Il reste silencieux un moment avant de poser son regard sur moi.
__ Oui je sais, ne t'inquiète pas. Je vais respecter notre accord.
__ Tant mieux.
__ Viens, je te montre ta chambre.
__ D'accord.
Il m'a conduit dans ladite chambre. J'adore tout ce qui s'y trouve.
__ La femme de ménage viendra tout arranger pour toi. Tu n'as pas besoin de faire quoi que ce soit dans cette maison. Ils sont tous à ta disposition. Tu peux aussi changer le décor si tu n'aimes pas ceci.
__ Non ça, Lorenzo, tu t'inquiètes trop pour moi. Cette chambre est déjà assez belle pour moi. On n'a pas besoin de changer quoi que ce soit.
__ D'accord si tu le dis. Je veux juste que tu sois à l'aise et que tu ne manques de rien.
__ Merci de t'inquiéter pour moi. Je pense que ça peut aller.
__ Dis-moi, quand est-ce qu'on ira chercher les certificats de mariage ?
__ Si tu veux, nous pouvons y aller maintenant.
__ Non, repose-toi d'abord. Après tout ce que tu as vécu aujourd'hui, je ne vais pas t'embêter pour ça.
__ Mais cela ne me dérange pas du tout. Je t'avais déjà donné ma parole et je ne compte pas changer d'avis.
__ Merci Lucia, je pense que je suis en train d'apprendre à mieux te connaître et au fond de moi, je sais que tu es une bonne personne.
__ Merci, mais laisse-moi te dire que je ne suis pas non plus une sainte.
__ Pour moi, tu es parfaite.
__ Arrête s'il te plaît.
__ Bref, allons déjeuner, mon ventre crie famine.
__ Moi de même.
__ Viens avec moi alors.
Nous descendons ensemble vers la grande salle à manger. Une immense table dressée avec des plats encore fumants nous attend. Le repas sent bon et mon ventre commence à crier famine. C'est normal parce que depuis le matin je n'ai absolument rien mangé. J'étais tellement occupée à préparer mon mariage que j'ai fini par oublier qu'il faut aussi nourrir le ventre.
Je pose mon regard sur le plat servi. Lorenzo me regarde en coin.
__ On dirait que quelqu'un a très faim.
Je baisse la tête gênée.
__ Ce n'est pas ma faute, tout ça sent trop bon.
Il me tire une chaise.
__ Assieds-toi, madame la maîtresse de maison.
__ Ne m'appelle pas comme ça. Je me sens gênée et tout ça est nouveau pour moi.
__ Pourquoi pas ? Tu portes déjà mieux ce rôle que tu ne le crois.
Je n'ai pas eu le temps de lui répondre. Les domestiques nous servent en silence. Sans traîner, je goûte une bouchée et je trouve que le repas est vraiment délicieux.
Je porte mon regard sur Lorenzo et son regard devient soudain plus sérieux. Mon cœur bat plus fort.
— Lucia, commence-t-il d'une voix plus grave, j'aimerais que tu sois prudente ces prochains jours.
— Prudente ? Pourquoi ?
Il repose sa fourchette.
— Il y a des choses que tu ignores sur cette maison et sur moi.
Mon cœur se serre. Mes pieds tremblent. Je commence à douter de mon choix. Qu'est-ce que j'ai fait ? Dans quoi je me suis embarquée, mon Dieu ?
Je regarde Lorenzo mais je ne parviens pas à déchiffrer son regard. J'aimerais savoir à quoi il fait référence. J'ai été déçue par un homme par le passé et je ne veux pas répéter les mêmes erreurs, même si je suis consciente qu'entre nous il s'agit simplement d'un contrat. Mais, je dois rester vigilante pour ne pas être trompée à nouveau. Tout ce que je demande, c'est qu'il soit honnête avec moi.
Je me lève précipitamment de mon siège, la colère me gagne.
__ Enfin, tu vas me dire ce qui se passe ? ai-je crié de toutes mes forces, car ton silence me tue.
__Calme-toi, Lucia.
__Ne me demande pas de me calmer. Dis-moi dans quoi je me suis embarquée ou je quitte cette maison tout de suite.
À suivre.....
Épouse moi je te vengerai Chapitre 44:Les jours qui suivent sont étranges, irréels.John s'installe dans une chambre modeste du domaine, loin de la maison principale. Il mange avec les ouvriers, travaille dans les chais, accomplit les tâches les plus ingrates sans jamais se plaindre. Il ne parle pas beaucoup. Il observe, il écoute, il apprend.Marco, qui ne lui a jamais pardonné sa trahison, le surveille de près, les mâchoires serrées, la main jamais loin de son arme. « Méfiez-vous, monsieur, me dit-il un soir. Un serpent change de peau, pas de nature. » Mais je vois bien que John n'est plus le serpent qu'il était. Quelque chose en lui s'est brisé, et quelque chose d'autre a commencé à repousser. Lentement. Fragilement.Lucia est la première à faire un pas vers lui.Un après-midi, alors qu'il travaille seul dans le jardin, elle s'approche, un verre de citronnade à la main.__Tu dois avoir soif, dit-elle simplement.Il la regarde, interdit. Lucia, qu'il a contribué à faire enlever. L
Épouse moi je te vengerai Chapitre 43 : Le retour du frèreLes années ont passé sur le domaine comme des saisons de vendanges, chacune apportant son lot de douceur et de défis, chacune alourdissant les grappes de nos souvenirs.Elena a aujourd'hui dix ans. Elle n'est plus la petite fille aux boucles brunes qui négociait des biscuits avec Marco. C'est une jeune fille élancée, au regard vif et à la langue bien pendue, qui monte à cheval comme une amazone et dévore les livres de la bibliothèque avec la même voracité que son père au même âge.Elle ressemble à Lucia. De plus en plus chaque jour. Elle a sa grâce, son port de tête, cette façon de pencher le visage quand elle écoute, cette lumière dans les yeux quand elle rit. Mais elle a aussi quelque chose de moi, une détermination farouche, une loyauté absolue envers ceux qu'elle aime, un sens de la justice qui ne transige pas.Ce matin, je la regarde depuis la fenêtre de mon bureau. Elle est dans la roseraie avec sa mère, toutes deux pen
Épouse moi je te vengerai Chapitre 42 : Les premiers pas du cœurLes premiers mois d'Elena sont une révélation quotidienne.Chaque matin apporte son lot de découvertes, de minuscules miracles qui s'accumulent comme des perles sur un fil. Son premier sourire, apparu un matin brumeux alors que Lucia lui chantonnait une vieille berceuse toscane. Son premier éclat de rire, provoqué par une grimace involontaire de Marco qui ne s'en est jamais remis. Ses premières nuits complètes, qui nous ont laissés, Lucia et moi, éberlués et presque inquiets devant tant de clémence.Aujourd'hui, Elena a six mois. Elle trône au milieu du tapis du salon, entourée de coussins, ses grands yeux sombres les miens, décidément fixés sur le rayon de soleil qui traverse la pièce. Elle tend ses petites mains vers la lumière comme pour l'attraper, ses doigts potelés s'ouvrant et se fermant dans le vide.__Elle veut toucher le soleil, dit Lucia, assise en tailleur à côté d'elle.__Elle y arrivera. C'est une De Luca.
Épouse moi je te vengerai Chapitre 41: Le nom béni __Bonjour, toi, je murmure. Je suis ton père. Et je te promets que rien, jamais, ne te fera de mal. Je te le promets.Le bébé tourne la tête vers ma voix, comme s'il comprenait déjà.__Comment on va l'appeler ? demande Lucia.Nous en avons discuté pendant des semaines, des listes entières de prénoms, des débats passionnés. Mais maintenant que l'enfant est là, aucun des noms choisis ne semble convenir.Je réfléchis un instant. Et le nom s'impose à moi, évident, nécessaire.__Elena.Lucia cligne des yeux, surprise.Elle baisse les yeux vers le bébé, caresse la joue duveteuse.__Elena De Luca, murmure-t-elle comme pour essayer le nom. Elena. Oui, Ça lui va.Je me penche, embrasse Lucia sur le front, puis dépose un baiser sur le crâne duveteux de ma fille. Elle sent le lait et le talc, la vie toute neuve.Le docteur s'est éclipsé discrètement. La sage-femme range ses instruments dans un coin de la pièce. Par la fenêtre, la neige continu
Épouse moi je te vengerai Chapitre 40 : La naissanceL'hiver s'est installé sur la Toscane, couvrant les vignes d'un manteau de givre qui scintille au petit matin comme un champ de diamants. Les collines sont silencieuses, les oliviers immobiles, le ciel d'un bleu pâle et froid qui semble taillé dans de la glace.Mais dans le domaine, tout est chaleur.La chambre que nous avons préparée pour l'enfant donne sur le jardin endormi. Les murs sont peints d'un jaune pâle, couleur de soleil timide. Un berceau en bois sculpté, qui a servi à mon père puis à moi-même, trône au centre de la pièce, garni de draps blancs brodés par les femmes du village voisin. Lucia a choisi chaque meuble, chaque tissu, chaque détail avec un soin presque religieux.Assis dans le fauteuil à bascule que Marco a déniché je ne sais où, je regarde par la fenêtre les premiers flocons qui commencent à tomber.Lucia entre, une main dans le creux des reins, l'autre posée sur ce ventre qui semble désormais occuper tout l'
Épouse moi je te vengerai Chapitre 39 : Les premiers matinsLes semaines qui suivent le mariage coulent comme un fleuve apaisé après la tempête.Le domaine retrouve son rythme, celui des saisons et des travaux, des vendanges qu'on prépare et du vin qu'on élève. Mais quelque chose a changé, un imperceptible déplacement des choses, comme si la lumière était plus dorée, l'air plus doux, les silences plus habités.Lucia s'arrondit. Chaque jour, son ventre s'épanouit un peu plus, et chaque jour, je découvre une nouvelle nuance de bonheur.Ce matin, je la trouve dans la roseraie, agenouillée malgré les protestations de Marco qui tourne autour d'elle comme un lion en cage. Elle taille ses rosiers avec des gestes précis, une sérénité concentrée sur le visage.__Tu devrais te reposer, dis-je en m'accroupissant à côté d'elle.__Je me repose en faisant ça.Elle essuie son front d'un revers de manche, laisse une traînée de terreau sur sa tempe. Je l'efface du pouce.__Marco va faire une crise ca







