Trop tard pour reconquérir l’ex-femme

Trop tard pour reconquérir l’ex-femme

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-05-29
Oleh:  Adelina BestonTamat
Bahasa: French
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Claire Sterling a été envoyée en prison parce que sa disparition arrangeait sa propre famille. Son mari, Nathan Sterling, avait besoin qu'elle s'efface. La femme qui devait la remplacer était déjà prête. Leur fils, sans hésiter, a témoigné contre sa mère. À sa sortie de prison, Nathan lui propose ce qu'il appelle une solution raisonnable : présenter des excuses, revenir discrètement, et rester Madame Sterling uniquement de nom. Leur fils, lui, ne cache pas son rejet. Claire refuse. Elle demande le divorce et confie son dossier à Carter Thorne, l'adversaire que Nathan tente depuis des années d'éliminer sur le plan professionnel. Le divorce devient un échec public pour Nathan. Claire repart avec l'essentiel des actifs, tandis que son ex-mari perd bien plus que de l'argent : sa crédibilité, ses alliances, et le contrôle qu'il croyait définitif. Libérée d'un mariage qui l'avait détruite, Claire reconstruit sa carrière selon ses propres règles. Son travail est rapidement reconnu. Son nom retrouve de la valeur, sans plus dépendre de celui des Sterling. Pendant ce temps, la vie de Nathan se délite avec la même précision. La femme qu’il protégeait révèle ses véritables ambitions. Le fils qui avait rejeté sa mère comprend trop tard qui l'aimait réellement. La famille qui a sacrifié Claire s'effondre de l'intérieur. Quand Nathan et son fils se présentent enfin à sa porte, l'arrogance a laissé place au regret. Ils lui demandent de revenir, comme si le pardon allait de soi. Claire écoute. Puis elle tranche. Elle n'attend plus d'être choisie. Désormais, décider qui mérite encore une place dans sa vie lui appartient, et rien ne l'oblige à se presser.

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Bab 1

Chapitre 1 : Ce que mon fils fit

POV de Claire

— NON ! PAS LUI ! PAS MAX !

Le hurlement a déchiré mes poumons avant même que je ne réalise que c’était ma voix. 

Un bruit sourd, un choc de métal contre de la chair, et puis ce gémissement étouffé qui s'est éteint d'un coup.

La sportive rouge d'Isabella s'est immobilisée dans un crissement de pneus strident, à quelques mètres seulement de mon corps, c’est mon chien, Max qui m’avait projeté dans l'herbe pour me sauver. 

Mon Max. Mon amour. Il n'était plus qu'une masse inerte sur le gravier blanc, une tache de sang s'élargissant à une vitesse terrifiante sous son pelage doré.

— Max... non, non, mon bébé...

Je rampais vers lui, mes mains tremblant de façon incontrôlable.

Isabella, la vraie amour de mon mari, est sortie, une main plaquée sur sa bouche parfaitement dessinée. Pas une mèche de son brushing blond ne bougeait.

— Oh mon Dieu, Claire ! Je ne l'ai pas vu ! Il a surgi de nulle part !

Sa voix tremblait, mais ses yeux... ses pupilles étaient calmes, presque dilatées par une satisfaction secrète. 

Mais elle ne regardait pas le chien. Elle savourait ma destruction.

— Tu l'as fait exprès ! j'ai craché, la voix brisée par l'horreur. Tu as accéléré ! Je t'ai vue !

Je me suis relevée d'un bond, l'adrénaline remplaçant la douleur. Je me suis jetée sur elle, mes ongles s'accrochant à sa veste en cachemire, la secouant avec la force du désespoir.

— Assassin ! Tu l'as tué ! Espèce de monstre !

— Lâche-la tout de suite !

Une main de fer s'est refermée sur mon poignet, me broyant les os. 

Nathan. Mon mari. Il n'est pas allé vers Max. Il n'a même pas jeté un regard à la dépouille de l'animal qui vivait avec nous depuis sept ans. 

D'un geste violent, il m'a arrachée à Isabella et m'a projetée au sol.

Mes paumes ont râpé le gravier. La douleur a irradié jusqu'à mes coudes.

— Nathan, elle l'a tué ! Regarde Max ! j'ai hurlé, pointant du doigt le corps immobile.

Il ne s'est pas retourné. Il était déjà en train de prendre Isabella dans ses bras, murmurant des paroles apaisantes alors qu'elle feignait un sanglot étouffé contre son épaule.

— C'est fini, Bella. Je suis là. Tu es en sécurité.

Puis, le bruit de petits pas rapides. 

Ben. Mon fils de six ans courait vers nous. 

Il s'est agrippé à la jambe d'Isabella, me lançant un regard de haine pure.

— Maman est folle ! Elle fait mal à Tata Bella ! Papa, appelle la police ! Emmène la méchante maman !

— C'est ce que je vais faire, Ben, a répondu Nathan, sa voix tombant comme un couperet.

Il a sorti son téléphone, son regard croisant le mien une dernière fois. 

Pas de pitié. Juste un dégoût profond.

— Allo ? Mon épouse est en pleine crise de démence. Elle vient d'agresser mon amie. Venez vite.

Le monde a basculé dans un ralenti grotesque. J'ai regardé Nathan raccrocher, le visage impassible, tandis qu'il caressait les cheveux de mon fils pour le calmer. Isabella, elle, pleurait sans larmes, blottie contre le torse de mon mari.

J'ai essayé de me relever pour retourner vers Max, mais Nathan m'a bloqué le passage d'un pas sec.

— Ne t'approche pas d'eux, Claire. T'es instable. Reste là.

Quand les sirènes ont retenti, je ne me suis même pas défendue. Deux policiers sont sortis de la patrouilleuse. Nathan les a accueillis comme s'il gérait un simple problème de voisinage.

— Elle a perdu la tête à cause du chien. Elle s'est jetée sur mon amie pour l'étrangler. Je crains pour la sécurité de mon fils.

— C'est pas vrai ! j'ai crié, ma voix s'enrouant. C'est elle qui a tué Max ! Elle a accéléré !

Mais qui allait croire une femme couverte de boue et de sang, les cheveux en bataille, hurlant à la mort ? Les policiers ont échangé un regard. L'un d'eux m'a saisie par le bras.

— Allez, madame, suivez-nous calmement.

— Nathan, tu ne peux pas faire ça... j'ai murmuré alors qu'ils me passaient les menottes. Le métal froid a mordu ma peau. — Je suis ta femme !

Il n'a même pas répondu. Il a simplement posé sa main sur l'épaule d'Isabella et les a fait rentrer dans la maison. Ben ne s'est même pas retourné.

On m'a poussée à l'arrière de la voiture. À travers la vitre, j'ai vu le corps de Max, seul sur le gravier. Ils ne l'avaient même pas couvert. C'est là, dans cette voiture de police qui s'éloignait, que le dernier morceau de mon cœur s'est brisé.

Quinze jours plus tard.

Le portail du centre de détention a grincé. Un bruit de métal rouillé qui résonnait avec le vide dans ma poitrine.

Quinze jours dans une cellule sans fenêtre. Quinze jours à étouffer dans le noir, à hurler jusqu'à ce que ma gorge ne soit plus qu'une plaie vive. Nathan n'est jamais venu. Aucun avocat. Rien. Juste le silence et l'odeur de l'humidité.

Je suis sortie sur le trottoir, éblouie par la lumière crue de midi. Mes fringues puaient le renfermé. Mes cheveux étaient un nid de nœuds.

La Bentley était garée en face. Nathan attendait, adossé au capot. À côté de lui, Isabella tenait Ben par la main. Elle portait un ensemble en soie d'un blanc virginal, comme pour souligner ma déchéance.

— Claire... murmura-t-elle en s'avançant de quelques pas, l'air tragique. — Je tenais à être là. Nathan ne voulait pas, mais je lui ai dit que je t'avais déjà pardonné. Ce qui est arrivé à Max était affreux, mais ta violence... enfin, l'important c'est que tu sois de retour. On veut tous passer à autre chose, pour le bien de Ben.

Elle a tendu une main vers moi, comme on tendrait une pièce à un mendiant. Son visage transpirait la fausse bonté.

— Tu as entendu ? a lancé Nathan d'un ton sec, sans même ranger son téléphone. Isabella est une sainte. Elle a retiré sa plainte pour te sortir de là. Maintenant, monte. On a assez fait parler de nous. Tu vas rentrer, t'excuser proprement, et reprendre tes esprits.

Ben s'est serré contre Isabella, me fusillant du regard.

— Je veux pas qu'elle vienne ! Tata Bella, dis-lui de partir !

Un calme étrange m'a envahie. La tempête que je portais en moi depuis quinze jours s'était transformée en un bloc de glace. J'ai regardé ce tableau de famille parfaite : mon mari, ma "meilleure amie" et mon fils.

— Non, j'ai dit simplement.

Nathan a froncé les sourcils, agacé.

— Quoi, "non" ? Arrête tes caprices, Claire. T'as nulle part où aller. Monte dans la caisse.

— Je ne monterai plus jamais dans ta voiture, Nathan. Et je ne remettrai plus jamais les pieds dans ta maison.

J'ai soutenu son regard jusqu'à ce qu'il se trouble.

— Je veux le divorce.

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Ulasan-ulasan

Ness Ness
Ness Ness
Auteure, j'ai hâte de lire la suite, c'est une belle histoire bien écrite
2026-01-09 13:34:19
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