LOGINClaire Sterling a été envoyée en prison parce que sa disparition arrangeait sa propre famille. Son mari, Nathan Sterling, avait besoin qu'elle s'efface. La femme qui devait la remplacer était déjà prête. Leur fils, sans hésiter, a témoigné contre sa mère. À sa sortie de prison, Nathan lui propose ce qu'il appelle une solution raisonnable : présenter des excuses, revenir discrètement, et rester Madame Sterling uniquement de nom. Leur fils, lui, ne cache pas son rejet. Claire refuse. Elle demande le divorce et confie son dossier à Carter Thorne, l'adversaire que Nathan tente depuis des années d'éliminer sur le plan professionnel. Le divorce devient un échec public pour Nathan. Claire repart avec l'essentiel des actifs, tandis que son ex-mari perd bien plus que de l'argent : sa crédibilité, ses alliances, et le contrôle qu'il croyait définitif. Libérée d'un mariage qui l'avait détruite, Claire reconstruit sa carrière selon ses propres règles. Son travail est rapidement reconnu. Son nom retrouve de la valeur, sans plus dépendre de celui des Sterling. Pendant ce temps, la vie de Nathan se délite avec la même précision. La femme qu’il protégeait révèle ses véritables ambitions. Le fils qui avait rejeté sa mère comprend trop tard qui l'aimait réellement. La famille qui a sacrifié Claire s'effondre de l'intérieur. Quand Nathan et son fils se présentent enfin à sa porte, l'arrogance a laissé place au regret. Ils lui demandent de revenir, comme si le pardon allait de soi. Claire écoute. Puis elle tranche. Elle n'attend plus d'être choisie. Désormais, décider qui mérite encore une place dans sa vie lui appartient, et rien ne l'oblige à se presser.
View MoreLe point de vue de Claire
Mon fils appela la police. Contre moi. Et tout ça pour un chien.
Quinze jours dans une cellule, ça vous change une femme. Quand la porte se referma enfin derrière moi dans un fracas métallique, ce n'était pas ce bruit qui me hantait. C'était la voix de mon fils de six ans, hurlant aux officiers d'emmener sa mère.
Le soleil était trop agressif. Je me tenais là, me sentant minable dans mes vêtements froissés, tandis qu'une Bentley noire m'attendait de l'autre côté de la rue, tapie comme un prédateur. Mon mari, Nathan Sterling, était adossé à la portière. Ses lunettes de soleil de créateur masquaient la moindre émotion. À côté de lui, agrippant sa main, se tenait Ben, notre fils. Mon petit garçon me fixait comme si j'étais un fantôme. Un fantôme terrifiant.
Il y a deux semaines, j'avais supplié Nathan alors que la police m'escortait. « S'il te plaît. Écoute-moi. »
Lui, il était resté planté là, le bras protecteur autour d'elle, Isabella, son ex si parfaite, si précieuse. Il avait dit aux flics que j'étais instable et que j'avais besoin d'une leçon.
Sa posture disait la même chose aujourd'hui. Impatient. Agacé. « Tu as fini de nous fixer, Claire ? », lança Nathan d'une voix glaciale qui coupa net le brouhaha de la ville. « Monte dans la voiture. On s'en va. »
Un mois plus tôt, j'aurais couru vers lui. J'aurais pleuré contre sa chemise de luxe en lui racontant mes cauchemars, le silence, la peur. Je ne bougeai pas d'un cil.
La portière passager s'ouvrit. Click. Click.
Le bruit des talons d'Isabella sur le bitume résonna comme autant de coups de poignard. Elle apparut, sublime dans un ensemble de soie pâle, son brushing blond impeccable. Son visage affichait une sollicitude de façade.
« Claire... », dit-elle d'une voix mielleuse, dégoulinante d'une fausse sympathie. Elle fit un pas délicat vers moi. « Tu as l'air... fatiguée. Je sais que tu souffres encore pour ce qui est arrivé à Max. C'était un accident terrible. Mais tu dois lâcher prise, oublier cette colère. Pour le bien de Ben. On veut tous passer à autre chose. »
Elle posa une main fragile sur son cœur et laissa échapper une petite toux. La performance était parfaite. Une rage brûlante et amère m'envahit la gorge. C'était la seule amie qu'il me restait après ces quinze nuits.
Accident. Ce mensonge avait le goût de la cendre.
Max était mon Golden Retriever. Mon ombre depuis sept ans. Nous remontions l'allée quand la sportive rouge d'Isabella surgit dans le virage. Trop vite. Toujours trop vite. Max l'avait vue le premier. Il avait bondi — un poids massif qui m'avait projetée sur le côté, dans l'herbe. J'entendais l'impact. Ce bruit atroce. Puis, le silence.
Isabella était sortie, portant la main à sa bouche. « Oh mon Dieu ! Il a traversé sans regarder ! » Mais j'avais vu son visage à travers le pare-brise. Une fraction de seconde. Ce n'était pas de l'effroi. C'était du calme. Du sang-froid.
Quelque chose en moi s'était brisé. Je n'avais pas réfléchi. Je m'étais jetée sur elle, mes mains agrippant ses épaules. Je l'avais secouée de toutes mes forces, en hurlant : « C'est toi qui as fait ça ! Tu l'as regardé en face et tu t'es pas arrêtée ! »
C'était là que la voiture de Nathan arriva. Il ne posa pas de questions. Il ne jeta même pas un regard à Max. Il me saisit juste, ses doigts s'enfonçant dans mes bras jusqu'au bleu, et m'arracha d'elle. Il me poussa si fort que je tombai sur le gravier. Puis il se tint entre nous, lui servant de bouclier. Il la protégeait, elle.
« Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? », grogna-t-il, le regard plein de dégoût. « Tu es devenue folle ? »
Ensuite, on entendait les sirènes. Et Ben, mon petit fils, surgit de derrière Isabella, me pointant du doigt, sa petite voix stridente de terreur : « Elle a fait mal à Tata Bella ! Police ! Emmenez la méchante maman ! »
Ses mots tuèrent quelque chose en moi. Quelque chose qui n'était jamais revenu.
Isabella joua la victime à merveille. « C'est bon, messieurs les agents... elle est juste bouleversée... » Mais Nathan, mon mari, fit un pas en avant. « Elle l'a agressée. Je porte plainte. »
Alors les policiers m'emmenèrent. Et parce qu'Isabella était si « clémente », je pris quinze jours au lieu d'une vraie peine de prison. Quinze jours dans une cellule.
Je levai les yeux vers le ciel. Je ne pleurerais pas. J'en avais fini avec les larmes. Ces quinze jours avaient été un enfer. J'avais la phobie des endroits sombres et clos. Ils me mirent dans l'un d'eux et éteignirent la lumière. Le silence était si assourdissant que je croyais devenir folle. Je hurlais jusqu'à perdre la voix.
Tout le monde disait que Nathan était miséricordieux. Pas de casier judiciaire. Juste un petit « temps mort » pour sa femme hystérique. On ne savait pas la vérité. On s'en fichait.
Nathan retira sa veste et la drapa sur les épaules d'Isabella.
« Tu ne devrais pas rester dehors avec ce froid », murmura-t-il d'une voix douce. Une voix qu'il n'avait plus utilisée avec moi depuis des années.
« Tata Bella, moi je vais te tenir chaud ! », piailla Ben en serrant ses petites mains autour des siennes.
Isabella lui sourit, puis me lança un regard de pitié.
« Je devais venir, Nathan. Claire a besoin de voir que je suis sincère. Comment peut-elle guérir si elle garde toute cette haine en elle ? »
Le visage de Nathan s'assombrit. Il tourna son regard de glace vers moi.
« C'est elle qui a enfreint la loi. De quoi a-t-elle besoin de guérir ? » Il s'approcha. Sa voix se fit basse, menaçante.
« Claire. Ça s'arrête maintenant. Demande des excuses à Isabella. De vraies excuses. Et ensuite, tu pourras rentrer. Tu pourras redevenir ma femme. »
Je le fixai. Cet homme que j'aimais depuis la fac. Celui que j'avais aidé à bâtir son empire, en utilisant chaque contact de ma vieille famille de Boston. Celui contre qui mes parents m'avaient mise en garde. « Il va te consumer », avait dit mon père. Je n'avais pas écouté.
Puis Isabella était revenue. L'« amie » du passé. Soudain, j'étais devenue trop. Trop émotive. Trop exigeante. Je m'étais battue pour lui. J'avais supplié. Mais ça n'avait fait que le faire fuir plus vite.
Maintenant, pour le monde entier, j'étais la folle. La femme déséquilibrée qui agresse une sainte à cause d'un chien. On ne savait rien du silence. Ce genre de silence qui vous pousse à parler aux murs, qui vous fait vous demander si vous n'êtes pas déjà morte.
Je me mordis la langue jusqu'au sang. Je n'avais pas tort. Ma seule erreur avait été de lui faire confiance.
« Non », dis-je. Le mot était calme, mais tranchant. « Je ne lui présenterai pas d'excuses. »
Ben sauta devant moi, son petit visage tordu par la colère. « T'es méchante ! Tata Bella est gentille ! Je te déteste ! »
« Ben, mon chéri, ne dis pas ça... », intervint Isabella en le serrant contre elle. « C'est ta mère. » Mais elle le tenait fermement, comme si elle marquait son territoire.
Ben éclata en sanglots. De gros sanglots déchirants. Il me regarda, les yeux pleins d'une douleur qu'un enfant ne devrait jamais connaître.
« Je veux pas de toi ! Je veux que ce soit elle ma maman ! »
La douleur fut un choc physique. Elle me coupa le souffle. Ben était mon miracle. Né prématuré. Si petit, si fragile. Pendant des années, il avait été mon univers entier. Je l'avais bercé à travers chaque fièvre, chaque cauchemar. Je pensais qu'il était mon cœur battant hors de ma poitrine.
Mais dans cette cellule sombre et silencieuse, j'avais appris la plus dure des vérités. Quand on n'a plus rien, on réalise que la seule personne qui peut nous sauver, c'est nous-mêmes. Nous accrocher à un amour qui nous tue, ce n'est pas de l'amour. C'est un suicide lent.
Je regardai Nathan. Je regardai mon fils, pleurant pour qu'une autre femme soit sa mère. Et je les laissai partir.
Un calme étrange m'envahit. La tempête intérieure s'apaisa. Tout devint limpide.
« Nathan », dis-je d'une voix étrangement sereine.
Il m'observait, un petit sourire en coin. Il attendait mon effondrement.
« Divorçons. »
Le sourire s'effaça instantanément. Ses yeux s'écarquillèrent de choc. Puis il rit. Un rire dur et laid.
« Ne fais pas de bêtises. Tu n'as rien. Pas d'argent. Pas de boulot. Tu n'es rien sans moi. Monte dans la voiture. »
Je ne discutai pas. Je me tournai simplement vers les portes du centre de détention et appelai : « Leo ! On y va ! La voiture est là ! »
La foule se figea.Utilisation illégale du bloc.C'était un concept nouveau. Les gens regardèrent le médecin qui avait "opéré" Isabella avec incompréhension.Ce dernier, en voyant Dr. Bailey, devint vert.— Directeur... Je... Nous...Directeur ?Un murmure parcourut l'assemblée. Claire manqua de s'étouffer.Directeur ?Tout à l'heure, il lui avait juré qu'il n'était qu'un consultant.Il s'était bien payé sa tête.Bailey croisa son regard. Il eut un petit sourire en coin, presque insolent. Et oui.Claire serra les dents.Mais Bailey avait d'autres priorités. Il se tourna vers l'équipe médicale, glacial.— Expliquez-moi. Pourquoi un patient sans pathologie a monopolisé une salle stérile pendant deux heures ?Il fit un geste large.&m
Claire s'avança, ignorant les regards hostiles.— Docteur, je suis la mère de Ben. Mademoiselle Hartley insinue que sa fausse couche est due à mon fils. J'exige de connaître les circonstances exactes.Elle sortit son téléphone, prête à appeler.— Si vous ne pouvez pas répondre, j'appelle la police. C'est une accusation grave.Les médecins se regardèrent, mal à l'aise. Carter et Jason se tenaient derrière Claire, deux ombres menaçantes qui faisaient peser une pression insupportable.Soudain, une voix d'enfant perça le silence.— J'ai rien fait ! Mon prof m'a déjà défendu ! J'ai pas besoin de toi ! T'es une fausse gentille !Ben la regardait avec une haine pure. Ses petits poings étaient serrés.La phrase frappa Claire en plein cœur. Une lame froide.Elle porta la
Ben se dégagea brusquement de la main de Nathan et courut vers le lit.— Tante Isa ! Dis-leur ! Dis-leur que je t'ai pas poussée !Isabella, secouée par le mouvement, toussa faiblement.— Oui... oui, tu m'as pas poussée. C'est ma faute.Ben se tourna vers les journalistes, l'air féroce.— Vous avez entendu ? J'ai rien fait !Son agressivité a choqué tout le monde. Les murmures se sont tus. Les gens le regardaient avec un mélange de pitié et de dégoût. Un gamin qui gueule sur des adultes, c'est pas joli.Isabella a essayé de se relever, mais elle était trop faible. Elle est retombée sur l'oreiller, encore plus pâle. Elle a attrapé la manche d'un journaliste qui était tout près.— Je vous en supplie... n'accablez pas un enfant. Il ne l'a pas fait exprès. Il voulait juste me par
— Fais gaffe à lui, murmura Carter. Il a... vrillé ces dernières années.Claire hocha la tête, surprise. Si Carter disait ça, c'était sérieux.Elle resserra sa prise sur la main de Leo et ils pressèrent le pas vers le bloc opératoire.Au détour du couloir, c'était le cirque.Nathan était là, blanc comme un linge. Ben se tenait à l'écart, collé à Xavier Valerius comme une moule à son rocher.Et autour d'eux, la meute.Journalistes, blogueurs, curieux... Ils étaient tous là, smartphones en main, prêts à bouffer du drame. Le titre était déjà tout trouvé : La maîtresse de Sterling perd le bébé. Un carton assuré.— Claire.Nathan fonça sur elle. Ses yeux brillaient d'un espoir qui lui donna la naus&eacut






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