ArnoldNous restons ainsi un long moment, dans le bruissement blanc de l’eau, dans la cathédrale de vapeur. Aucun mot n’est nécessaire. Le monde extérieur n’existe plus. Il n’y a que cette cellule humide et chaude, cette respiration synchronisée, cette peau lavée par la même eau.Quand je prends enfin le savon un pain ovale, parfumé à la verveine et à l’amande , mes gestes sont d’une lenteur étudiée, d’une précision presque médicale. Je fais mousser le savon entre mes mains, puis je commence par son dos, traçant de larges cercles sur l’omoplate, descendant le long de sa colonne vertébrale, sentant chaque vertèbre sous mes doigts savonneux. Elle ferme les yeux, abandonnée. Je la fais pivoter doucement, lui lave les bras, le cou, avec la même attention méticuleuse. Quand mes mains, couvertes de mousse, passent sur son ventre, je ralentis encore. Le geste est plus léger, plus large, presque un hommage. Elle place sa main sur la mienne, l’y maintient un instant. Sa confiance est absolue,
Last Updated : 2026-02-01 Read more