Camille RouxLa brume matinale s’accroche encore aux collines verdoyantes, déchirée par les premiers rayons d’un soleil pâle. L’air, ici, sent l’humus, la feuille mouillée, et le café frais qui monte de la cuisine. Pas de béton. Pas de filtre. Pas de peur.Un an.Un an depuis que l’hélicoptère a posé ses roues sur le tarmac d’un aéroport discret, au cœur d’une région de lacs et de forêts, dans un pays dont je ne connaissais que le nom. Un an depuis le premier souffle d’air libre, un air si propre, si chargé de simple humidité, qu’il en avait été douloureux à respirer.Je m’appelle Camille Roux, maintenant. Un nom solide, terre à terre, choisi avec l’aide d’Eleanor, dans une liste qui semblait infinie. Mes enfants s’appellent Léo, Maëlle, et Chloé. Des noms de vent, de lumière. Ils les portent bien. Ils les ont fait leurs.Notre maison est une longue bâtisse en pierre, rénovée, au toit de lauze, encastrée dans le flanc d’une colline. Elle a une terrasse en bois qui surplombe une vallée
Last Updated : 2026-01-09 Read more