Reine Il abandonne ma jambe. Je crois à un répit, une seconde. C’est pire. Son pied se pose à plat contre mon pubis, à travers le tissu du pantalon. La pression est directe, écrasante, indéniable. Je cesse de respirer. Le monde se rétrécit à cette table, à cette caresse de l’enfer. Il ne bouge pas. Il se contente d’appuyer, de me faire sentir tout le poids de son intention, de sa connaissance de mon état. Il sent la chaleur, l’humidité, la réponse honteuse de mon corps à son outrage. Et il savoure.Des larmes de rage impuissante et de plaisir forcé me piquent les yeux. Je fixe l’assiette de Richard, les miettes de son toast, n’importe quoi pour ne pas crouler sous le regard triomphant de Gabriel. Il joue avec moi comme un chat avec une souris à moitié morte, sous le nez même du chien de garde endormi.Ses orteils, alors, se mobilisent. Avec une dextérité obscène, ils commencent à exercer une pression rythmée, lente, précise, exactement à l’endroit où mon besoin, monstrueusement éveil
Last Updated : 2025-12-06 Read more