SOFIAIl se lève, et mon cœur rate un bond. Il contourne lentement la table immense, ses pas résonnant comme un glas sur le marbre. Je reste pétrifiée sur ma chaise, incapable de bouger, alors que la douleur dans mon dos me rappelle ma faiblesse à chaque seconde.Il arrive derrière moi. Je sens sa présence, son odeur de tabac et de luxe, et soudain, sa main se pose sur mon épaule. Il descend lentement ses doigts vers l’échancrure de la robe, là où le tissu frotte mes plaies.— Cette robe te va à ravir, murmure-t-il à mon oreille. Elle cache les dégâts, mais elle ne cache pas ton tremblement. Tu as peur, Sofia. Et tu as raison d’avoir peur.Il serre soudainement mon épaule, m’obligeant à me redresser contre le dossier de la chaise. Je lâche un cri de douleur pur, le dos écrasé contre le cuir.— Regarde-moi quand je te parle, ordonne-t-il d’une voix qui n’admet aucune réplique.Je relève la tête, les yeux noyés de larmes, et je plonge mon regard dans ses yeux sombres, dépourvus de la mo
آخر تحديث : 2026-01-28 اقرأ المزيد