Ma mère, assise au pied de mon lit, qui me parlait doucement, qui me disait que tout allait bien, que j'étais courageuse, qu'elle était fière de moi. Mais quand je tendais la main pour la toucher, elle disparaissait, elle s'évaporait comme de la fumée.Mon père, debout près de la fenêtre, qui me regardait avec ses yeux tristes, qui me demandait pourquoi je n'étais pas venue le voir à l'hôpital, pourquoi je l'avais abandonné. Je voulais lui répondre, lui expliquer, lui dire que Lorenzo m'en avait empêchée, que j'étais prisonnière, que j'avais essayé. Mais aucun son ne sortait de ma bouche, mes lèvres étaient scellées, ma voix était morte.Lorenzo, penché au-dessus de moi, son visage tout près du mien, ses yeux noisette qui me fixaient avec ce regard vide, froid, indifférent. Il riait, un rire silencieux, méchant, cruel. Il disait que je n'étais rien, que je n'avais jamais été rien, que je n'étais qu'une obligation, une signature, une formalité. Et il avait raison. Il avait toujours rai
Last Updated : 2026-05-21 Read more