Chapitre 73GaelMadrid, trois mois plus tard. Le local de la Fundación Luz se trouve dans un quartier modeste de Lavapiés, au-dessus d'une boutique de tissus. La boutique s'appelle "Telas el Olivo" une enseigne peinte à la main, écaillée par le soleil, où l'on vend des mètres de coton, de lin, de soie. L'entrée de la fondation est une porte étroite, en bois brut, sans aucune marque de luxe ou de prestige. Il faut pousser, monter un escalier étroit dont les marches de bois grincent sous le poids, chaque marche une plainte différente, certaines aiguës, d'autres graves. L'escalier sent la peinture fraîche une odeur âcre, presque entêtante et un peu de térébenthine, parce que les jeunes artistes qui viennent ici préparent leurs toiles dans l'arrière-boutique.Les murs sont blancs, repeints par mes soins. Je suis passé trois couches, dans la sueur et la poussière, le rouleau à la main, les éclaboussures sur mes vieux jeans. Le plafond est haut, laissant voir les poutres en bois d'origin
Huling Na-update : 2026-06-02 Magbasa pa