Chapitre 96 Gael La pluie tombe sur Coyoacán. Une pluie fine, obstinée, qui coule sur les façades blanchies à la chaux, sur les volets verts, sur les bougainvilliers dont les fleurs magenta s’alourdissent d’eau et se penchent vers le sol. Les pavés sont luisants, glissants, mes semelles crissent sur la pierre humide. Je n’ai pas de parapluie. Je n’ai pas de manteau. Juste une chemise blanche, un jean, des baskets qui laissent entrer l’eau. La pluie a traversé le tissu, ma peau est froide, mes cheveux collent à mon front, l’eau coule le long de ma nuque, descend dans mon dos. Je suis là, devant l’atelier de Ximena. La porte en bois massif est fermée, les volets sont tirés, mais une lumière filtre par les interstices, une lueur jaune, chaude, celle des lampes qu’elle allume le soir quand elle travail
آخر تحديث : 2026-06-16 اقرأ المزيد