Chapitre 172 Ludovica La lumière de l'ampoule vacille, comme un battement de cœur. Mon souffle est court, mes lèvres sont sèches, mes doigts sont engourdis. Le silence est une présence épaisse, moite, qui pèse sur mes épaules. La douleur est une compagne familière, qui ne me lâche pas. Mes poignets saignent encore, une brûlure sourde qui monte le long de mes avant-bras. Je ferme les yeux. Le noir est une protection. Personne ne peut me voir dans le noir. Personne ne peut me prendre dans le noir. À l'intérieur de moi, une voix se lève, douce, régulière, comme une respiration, une prière, une promesse silencieuse. Drago. Je répète son nom à l'intérieur de moi. Un murmure, une caresse, une certitude. Il viendra. Il viendra me chercher. Il vi
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