Chapitre 164LudovicaLa plage est déserte, silencieuse, comme un secret que la mer garde pour elle-même.Le sable est doux sous mes pieds nus, doré et fin, chauffé par le soleil de l'après-midi qui brille haut dans le ciel, implacable et généreux. Les vagues viennent mourir à mes pieds dans un murmure léger, un chuchotement d'écume qui caresse mes chevilles avant de se retirer, emportant avec elle une partie du sable, une partie du temps, une partie de moi. L'odeur du sel, du varech, de la mer m'enveloppe comme une caresse, comme une promesse, comme un retour à quelque chose d'ancien et de profond.Je marche lentement, mes doigts effleurant la surface de l'eau, mes yeux fixés sur l'horizon où le ciel rejoint la mer dans une ligne floue et indéfinie. Le vent soulève mes cheveux, les fait flotter autour de mon visage comme une couronne sauvage, et je sens la chaleur du soleil sur ma peau, sur mes épaules nues, sur mes bras que j'ai laissés découverts. Ce privilège récemment accordé, ce
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