Après la cire, les huiles. D'amande douce, de rose, de jojoba. Massées longuement, profondément, sur chaque parcelle de peau nue. Les paumes de Madame Harlow sont chaudes maintenant, fermes, expertes. Elles pétrissent mes muscles un par un, défont les nœuds de tension accumulés aux épaules, dans le bas du dos, à l'arrière des cuisses. La douleur de l'épilation s'estompe, remplacée par une chaleur diffuse, une torpeur progressive. Mes membres s'alourdissent, ma respiration ralentit, mes pensées se diluent comme du sucre dans l'eau tiède. Quand elles ont fini, je suis étendue sur le drap, offerte, lisse et luisante comme un galet poli par la mer. Ma peau brille sous la lumière des bougies, douce comme de la soie, sensible comme une plaie fraîchement cicatrisée. Chaque souffle d'air qui passe sur ma peau est une caresse. Chaque froissement du drap est une stimulation. — Asseyez-vous, dit Madame Harlow.
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