Il n’y avait aucune vantardise dans sa voix. Juste une constatation, une évidence.Il retira son sac à dos, le vida des objets lourds qu’il cacha sous un rocher, puis le remit sur ses épaules, presque vide. Ensuite, il s’accroupit devant elle, dos tourné.« Monte. »Elle hésita. « Tu es sûr ? Il y a plus d’une heure de marche. »« Monte, Élise. »Elle s’agrippa à ses épaules, passa ses bras autour de son cou, et il glissa ses mains sous ses cuisses, la soulevant comme si elle ne pesait rien. Il se redressa avec un grognement, ajusta sa prise, et commença à descendre le sentier.Les premiers pas furent hésitants. Le terrain était accidenté, les pierres roulaient, les racines menaçaient de le faire trébucher. Mais Gabriel avançait, pas après pas, le souffle de plus en plus court, les muscles de son dos bandés sous l’effort. Élise s’accrochait à lui, sa joue pressée contre ses cheveux, ses jambes enroulées autour de sa taille. Elle sentait sa chaleur, la force de ses épaules, le battemen
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