Chapitre 116 Rahim Je la serre contre moi. Mes bras l'enlacent, mes doigts s'enfoncent dans le tissu de sa robe, dans la chair de son dos, dans la courbe de ses épaules. Je la colle contre ma poitrine, contre mon cœur, contre tout ce que je suis. La pression est forte, presque douloureuse, comme si je voulais la faire entrer en moi, la protéger, la cacher, la garder. Le monde s'arrête. Les murs du palais, les couloirs, les conseillers, les émissaires, les complots, les menaces, les calculs politiques. Tout disparaît. Il n'y a plus que ses cheveux sous mes doigts, sa nuque sous mes paumes, son souffle contre ma joue, son cœur contre le mien. Les bougies, sur le bureau, vacillent. Leurs flammes dansent, hésitent, s'étirent, projetant des ombres mouvantes sur les murs lambrissés, sur les tapis de
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