Chapitre 121 Rahim La porte s'ouvre. Yasmina sort. Son visage est grave, tiré, marqué par la fatigue, par l'effort, par la douleur qu'elle a vue, qu'elle a touchée, qu'elle a tenté de repousser. Ses rides semblent plus profondes, plus nombreuses, comme si les heures passées dans cette chambre avaient creusé des sillons dans sa chair. Ses cheveux blancs, habituellement tirés en un chignon sévère, s'échappent de leurs épingles, tombent sur ses tempes, sur ses joues, sur ses épaules. Des mèches rebelles, fines comme des fils de soie, dansent dans la lumière vacillante des bougies. Ses yeux sont rouges, brillants, humides, mais secs. Elle ne pleure jamais. Elle a vu trop de morts, trop de souffrances, trop de désespoirs pour pleurer encore. Mais ses paupières sont gonflées, ses cils sont
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